Membres honoraires

Madame Gisèle Lalonde

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Membre honoraire 1999-2000

Née le 28 juin 1933 à Eastview (aujourd'hui Vanier) et mère de trois enfants, Gisèle Lalonde (née Deschamps) s'est illustrée autant comme femme politique que par son apport au domaine de l'éducation franco-ontarienne.

Diplômée de l'École normale de l'Université d'Ottawa en 1951, elle poursuit sa carrière d'enseignante pendant une vingtaine d'années. Parallèlement, pendant treize ans, elle oeuvre à titre de conseillère scolaire au Conseil des écoles séparées catholiques d'Ottawa où elle fut élue deux fois à la présidence du Conseil, en 1974 et en 1976. Elle est élue à la présidence de l'Association française des conseils scolaires en 1978 et 1979. Directrice générale fondatrice du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques en 1974, elle dirige le centre pendant dix ans.

En 1980 et 1981, Gisèle Lalonde occupe le poste de directrice générale de l'Association française des conseils scolaires. Elle réussit alors à convaincre le gouvernement provincial de rouvrir le dossier de la gestion scolaire pour et par les francophones. De 1979 à 1985, elle siège au Conseil de l'éducation franco-ontarienne, conseil aviseur au ministre de l'Éducation. L'Ontario School Trustees' Council, organisme qui regroupe toutes les associations de conseillers scolaires de cette province, l'élit présidente en 1976-1977. Elle s'engage également au sein de l'Association canadienne d'éducation et de la Société de coopération nord-sud en éducation.

Elle préside le Conseil des affaires franco-ontariennes en 1984-1985, organisme chargé de conseiller le premier ministre de l'Ontario sur les questions qui touchent à la francophonie. C'est sous sa direction que se tient en 1985 le premier symposium pour la femme francophone ontarienne.

Sa carrière politique prend son élan lorsqu'elle est élue maire de Vanier en 1985. En 1988, elle fonde l'Association française des municipalités de l'Ontario dont elle assume la première présidence. Elle siège au Conseil consultatif du ministre des Affaires municipales en matière de développement professionnel des élues et élus et des gestionnaires municipaux puis à la Commission « Qui fait quoi » du gouvernement provincial en 1996 et 1997.

Son engagement communautaire et social remonte aux années 1950, alors qu'elle est présidente fédérale de la Jeunesse ouvrière catholique. Par la suite, elle se dévoue au sein du comité de pastorale de la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes, de l'Association des parents et instituteurs, du conseil d'administration de l'Hôpital Royal d'Ottawa, du conseil d'administration de l'Hôpital Montfort, du comité de fondation du Collège catholique Samuel-Genest, du bureau des gouverneurs de l'Université d'Ottawa et du conseil d'administration de La Cité collégiale.

La vision et le leadership de Gisèle Lalonde ne sont jamais remis en question. Au contraire, les nombreuses reconnaissances qui lui ont été décernées par divers organismes provinciaux, nationaux et internationaux font foi de la portée de ses gestes et de ses actions sur l'avancement de sa communauté. La lutte de SOS Montfort qu'elle a dirigée en tant que présidente et sa démarche dans l'Opération Constitution font d'elle une ambassadrice de la francophonie ontarienne et canadienne dans tous les coins du monde.