Éducation et francophonie, Revue scientifique virtuelle

Résumé

Évaluation d’un projet de promotion de la paix

Jacques Hébert - Université du Québec à Montréal, Québec, Canada

Éducation et francophonie
Volume XXXII, numéro 1, printemps 2004
La violence en milieu scolaire

Résumé - Abstract - Resumen

Résumé

Deux disciplines rarement associées, le travail social et les arts martiaux sont jumelées pour réaliser un projet de promotion de la paix, à partir d’une école primaire. Les approches axées sur les communications verbales rejoindre difficilement plusieurs jeunes. Il semble nécessaire de considérer des variables physiques, psychologiques et sociales pour obtenir des effets positifs. Cette recherche s’appuie sur une évaluation de projet. Elle part du postulat qu’au-delà des objectifs formulés par des chercheurs et des praticiens, le point de vue de divers utilisateurs demeure un indicateur important pour cerner les retombées d’une intervention. Cet angle d’analyse a permis de constater qu’il peut être risqué de se fier à un seul groupe pour juger un projet. Aucun effet négatif et plusieurs positifs sont soulignés au plan comportemental, cognitif et social. Des attitudes et des conduites favorables à la socialisation sont mentionnés : le contrôle de soi, la confiance en soi, la concentration, le bien-être, le développement moral, la persévérance ainsi qu’un sentiment d’appartenance. Ces indications apparaissent comme des éléments favorables au développement d’une culture de paix. En conclusion, des limites sont identifiées pour rappeler que la prévention de la violence à l’école demandera d’agir également sur la violence institutionnelle si l’on veut sortir de ce cercle vicieux.

Abstract

Two rarely connected disciplines, social work and martial arts, are paired for a project promoting peace in an elementary school. It is difficult to reach students with approaches based on verbal communications. To obtain positive results, it seems necessary to consider physical, psychological and social variables. This research is based on the evaluation of a project. It starts from the assumption that beyond the objectives of researchers and practitioners, the opinions of many users are still important indicators for defining the results of an intervention. This angle of analysis has shown that it can be risky to rely on only one group to judge a project. No negative effects, and several positive effects, are highlighted on behavioural, cognitive and social levels. Attitudes and behaviours favourable to socialization are mentioned: self-control, self-confidence, concentration, well-being, moral development, perseverance, as well as a sense of belonging. These indicators seem to be elements that promote the development of a peaceful culture. In conclusion, limits are identified, reminding us that to prevent violence in schools, we also need to prevent institutional violence if we want to escape this vicious circle.

Resumen

Dos disciplinas raramente asociadas, el trabajo social y las artes marciales han sido acopladas para realizar un proyecto de promoción de la paz, a partir de una escuela primaria. Los enfoques centrados en las comunicaciones verbales difícilmente logran alcanzar a ciertos jóvenes. Es necesario tomar en consideración las variables físicas, sicológicas y sociales para obtener efectos positivos. Esta investigación se apoya en una evaluación de proyecto. Se apoya en el postulado de que, más allá de los objetivos formulados por los investigadores y los practicantes, el punto de vista de los diversos usuarios constituye un indicador importante para delimitar los resultados de una intervención. Este ángulo de análisis permite constatar que puede ser riesgoso fiarse sólo a un grupo para juzgar un proyecto. Ningún efecto negativo y varios positivos se señalan en el plano conductista, cognitivo y social. Se mencionan actitudes y comportamientos favorables a la socialización: el control de sí-mismo, la confianza, la concentración, el bienestar, el desarrollo moral, la perseverancia así como el sentimiento de pertenencia. Esas indicaciones se presentan como elementos favorables al desarrollo de una cultura de la paz. En conclusión, se identifican los límites para recordar que la prevención de la violencia en la escuela exige intervenir sobre la violencia institucional si se quiera salir de ese círculo vicioso.

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