| Journal de Catherine Nolet - Colombie-Britannique - 2006-2007 |
Chère Colombie-Britannique,
Quelle chance ai-je de faire partie de cette merveilleuse envolée! On m’appelle Catherine Nolet. Je suis une fille enracinée depuis 24 ans dans une belle petite banlieue de Québec, nommée Saint-Étienne. J’en suis maintenant à ma troisième année de baccalauréat en enseignement primaire et préscolaire, à l’UQAR au campus de Lévis.
Comment me décrire sans trop entrer dans le cliché? Eh oui, je suis une fille dynamique, souriante, qui aime la vie et les nouveaux défis. J’adore l’idée de découvrir de nouveaux horizons, surtout lorsque l’école et le plaisir peuvent être combinés. Depuis ma tendre enfance, j’affectionne particulièrement les enfants. Leurs rires contagieux, leur simplicité et leur belle naïveté m’apportent énormément et amènent un vent de légèreté à ma vie. |
Fusionner deux passions, soit enseigner et voyager, est pour moi une chance. Il y a de cela presque trois ans, j’ai eu la chance de traverser le Canada d’ouest en est avec le programme d’aide humanitaire Katimavik. Cette aventure m’a permis de travailler dans une école francophone à Gravebourg, en Saskatchewan. À travers cette expérience, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes exceptionnelles engagées dans leur communauté.
Le stage en Colombie-Britannique est selon moi une belle occasion de connaître un autre système d’éducation et de nouvelles pratiques éducatives qui ne feront, j’en suis certaine, qu’enrichir mon bagage de vie. Ce stage à l’étranger me fera découvrir de nouvelles richesses culturelles francophones et saura m’apporter autant sur le plan professionnel que personnel. En participant à ce stage, je m’offre la chance de contribuer à la promotion de la langue française et ainsi, de faire naître des sourires et des passions chez des élèves.
Quel beau défi!
Catherine Nolet
Étudiante en éducation préscolaire
et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski
| Le portrait du milieu de stage |
À moins de deux heures en traversier de Vancouver, la ville de Nanaimo accueille environ 80 000 habitants. Que ce soit à l’école, au marché, au restaurant ou ailleurs, les gens sont très souriants. Dès mon arrivée ici, je me suis sentie intégrée et très bien accueillie. Les personnes qui vivent à Nanaimo forment une communauté bien serrée et très unie. La population qui vit ici se situe dans la classe moyenne. De manière générale, le niveau socio-économique oscille entre faible et moyen. Les gens vivent relativement bien et profitent pleinement des nombreuses montagnes et de l’eau qui les entourent. Que ce soit pour faire du bateau, pour une simple baignade ou pour une marche près de l’océan, chacun y trouve son plaisir.
![]() Une vue sur l’océan. |
L’école Océane est la seule école francophone à Nanaimo et accueille, pour l’année 2006-2007, 106 élèves. Cette école offre une variété de services aux élèves, soit l’orthopédagogie, l’orthophonie, le couselling, un service de francisation et l’anglais langue seconde.
Selon la Charte 23, les enfants qui peuvent fréquenter l’école doivent avoir un parent francophone ou un parent qui sait s’exprimer et comprendre le français. Cette école comprend au total cinq classes de la maternelle et à la septième année, soit une classe de maternelle, une de première et deuxième, une de troisième et quatrième, une de quatrième et cinquième et une de sixième et septième.
L’école a la chance d’avoir beaucoup d’aide. Que ce soit par les parents bénévoles, les aides pédagogiques, l’orthopédagogue, qui est à temps complet, ou le conseiller pédagogique, les enseignants sont très bien entourés et soutenus. Beaucoup de parents participent activement à la vie scolaire dans l’école Océane. Ils donnent de leur temps bénévolement, quelques heures par semaine, et peuvent, du même coup, voir évoluer leur enfant dans le milieu scolaire. Cette approche permet de créer de bons liens entre les parents et le personnel enseignant.
De plus, cette école offre aux élèves l’opportunité de pratiquer le soccer à raison d’une fois par semaine durant cinq semaines consécutives avec un professeur spécialisé dans ce sport. Étant donné la difficulté à trouver du personnel qualifié qui parle français, les cours de soccer se donnent en anglais.
L’école Océane a aussi la chance d’avoir une association de parents très impliquée (APÉ) au sein de l’école. Cette association voit à organiser beaucoup d’activités variées comme un pique-nique familial, un concert de musique, un dîner pour les enseignants et bien plus.
![]() L’école Océane. |
En ce qui a trait à la direction, elle est formée du directeur et d’un professeur en charge. Celle-ci est responsable lorsque le directeur ne se trouve pas dans l’école, sa classe étant déléguée à une remplaçante.
![]() Un beau pique-nique. |
La mission de l’école Océane « est d’offrir un milieu sain, stimulant, plaisant et sécuritaire pour les apprenants, éduquer afin de les préparer à devenir des citoyens autonomes et responsables pour ainsi leur permettre de s’épanouir et développer leur plein potentiel. » À tous les niveaux, les élèves de l’école Océane sont énormément stimulés et ont du plaisir à venir à l’école.
![]() Jouons de la musique. |
Les enseignants de l’école Océane ont à cœur la réussite de leurs élèves et surtout le désir de garder et de promouvoir la langue française. Ils forment une équipe dynamique et très liée. L’entraide et le partenariat entre les différents niveaux font partie de leur réalité d’enseignement. En ce qui concerne ma propre expérience, je peux assurément dire que je me sens soutenue et encouragée de la part de mon enseignante associée. Nous formons une bonne équipe et elle me laisse amplement de place dans la classe. J’apprends beaucoup, et ce, jour après jour. La classe est extraordinaire. Elle comprend au total 19 enfants. Je redécouvre les enfants de cinq ans avec beaucoup de plaisir. Leur joie de vivre, leur innocence et leur pureté m’apportent énormément. C’est avec le sourire que je me rends chaque matin voir mes petits princes et petites princesses. En somme, cette classe m’a complètement charmée.
![]() Une galerie d’art en maternelle. |
Faire un stage en milieu minoritaire francophone est pour moi une belle façon de découvrir d’autres systèmes d’éducation et de nouvelles pratiques éducatives. De plus, j’estime que c’est une très belle occasion de promouvoir la langue française et de la faire découvrir dans ses multiples aspects. Enseigner dans un milieu minoritaire francophone permet de réaliser davantage que cette langue a ses richesses bien à elle, mais aussi ses petits caprices. De plus, cette immersion me permet de comprendre davantage les enfants qui apprennent une langue différente de celle parlée couramment dans leur entourage. Ils ont une chance incroyable et font beaucoup d’efforts pour améliorer jour après jour leur français. Ils font d’énormes progrès et ont la soif d’apprendre de nouvelles choses.
En somme, cette expérience m’apporte énormément sur plusieurs plans, que ce soit sur le plan professionnel où j’ai la chance de vivre dans une classe pendant 2 mois et de créer des liens autant avec les membres du personnel que les enfants de ma classe, ou sur le plan personnel où j’ai la chance de découvrir davantage ma propre couleur et ma propre pédagogie en enseignement. Bref, cette expérience est riche puisqu’elle me permet à la fois de fusionner deux de mes principales passions, soit celle de voyager et d’enseigner. En somme, je profite pleinement de mon séjour ici pour visiter les nombreux paysages qui décorent la Colombie-Britannique.
Une visite au parc. |
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
Accueil | Acelf en bref | Construction identitaire | Concertation | Salle de presse
Revue Éducation et francophonie | Banque d'activités pédagogiques
Devenez membre | Liens | Plan du site | Contactez-nous