Bonjour, Je m’appelle Élodie Couture et je suis native de Sherbrooke. J’en suis déjà à ma troisième année de formation au baccalauréat en enseignement secondaire, profil univers social. Cette année, nous avons l’occasion de faire notre stage à l’extérieur du Québec et j’ai été emballée par l’idée de combiner deux passions : voyager et enseigner. Les gens de mon entourage ne sont pas surpris de me voir partir en Saskatchewan puisque j’aime l’aventure et j’aime vivre de nouvelles expériences qui s’avèrent toujours très enrichissantes. Il est vrai que faire un stage en Saskatchewan me permettra de connaître un autre système d’éducation, en plus d’avoir un regard différent sur les pratiques éducatives. D’ailleurs, le fait de vivre cette expérience dans un milieu culturel tel que la Saskatchewan pourra être très profitable sur le plan professionnel. |
En effet, je crois que pour un enseignant en univers social, il est important d’avoir une certaine vision du monde afin de transmettre aux élèves des connaissances concrètes et intéressantes. À la fin de mon baccalauréat, j’ai l’intention d’aller enseigner à l’extérieur du Québec, voire même du pays. Ce stage en Saskatchewan me permettra d’acquérir une première expérience ainsi que des aptitudes à m’adapter dans un contexte qui n’est pas celui du Québec. Je devrai être capable de me familiariser rapidement avec un nouveau programme et avec un contexte culturel différent. Je suis sûre que j’ai fait le bon choix en prenant cette décision et que ce sera une expérience inoubliable.
Élodie Couture
Étudiante en enseignement au secondaire
Profil Univers social
Université de Sherbrooke
| Introduction |
16 h 25, 23 décembre 2006. Je suis à quelques minutes de m’envoler vers Montréal. Heureuse de retrouver ma famille pour le temps des Fêtes, mais avec un pincement au cœur d’en quitter une autre. Effectivement, je pars en laissant les élèves, les enseignants et la famille qui m’a accueillie chez elle durant les six semaines de mon stage. Dans l’avion, je repense à toute cette aventure qui fut très enrichissante au plan professionnel et culturel.
| Mes premières impressions |
Au début novembre, nous sommes arrivées à Régina. Ma première impression de la capitale fut que le relief est très plat. Les champs de blé sont à perte de vue. Une expression qui est employée là-bas et qui caractérise bien le relief est : « Quand tu perds ton chien, tu le vois courir pendant trois jours ». Pour moi qui suis habituée aux nombreuses collines de Sherbrooke, ce fut très dépaysant. De plus, le climat est sec et, contrairement au Québec, nous avons eu de la neige, beaucoup de neige! Pendant mon séjour, il est arrivé quelques fois qu’il y avait 50 degrés de différence entre la température du Québec et celle de Régina.
Champ de blé enneigé
Lors de mon passage en Saskatchewan, j’ai pu assister à un rodéo lors de la Canadian Western Agribition, qui est la plus importante foire agricole au Canada. C’était vraiment impressionnant de voir tous ces cowboys se faire secouer sur leur taureau. Cela m’a permis de voir la culture de l’Ouest de très près.
Rodéo
| L'enseignement en milieu minoritaire |
À notre arrivée à l’école Monseigneur-de-Laval, nous avons été accueillies très chaleureusement par le personnel et les élèves. Tous sont très solidaires et, malgré le fait que nous avons été parmi eux durant seulement six semaines, nous avons senti que nous faisions partie de cette belle famille. Ce fut une expérience professionnelle enrichissante puisque l’enseignement dans un milieu minoritaire francophone est différent de ce à quoi j’étais habituée au Québec. En effet, le nombre d’élèves par classe varie entre 15 et 30 élèves et, dans la même école, nous retrouvons des enfants de la garderie à la 12e année. Au Québec, il peut arriver d’enseigner jusqu’à 5 fois le même cours. En milieu minoritaire, cette situation ne se produit pas puisqu’il n’y a qu’un groupe par niveau.
La charge d’enseignement est très différente de celle des enseignants qui ne sont pas en milieu minoritaire. Il est assez difficile d’enseigner seulement sa discipline de formation. Il faut prendre en charge d’autres matières. À l’école Monseigneur-de-Laval, il y a six périodes par jour et la plupart du temps notre enseignant associé était en classe cinq, parfois six périodes par jour. D’ailleurs, nous voyons nos élèves pratiquement tous les jours. Cela implique beaucoup de planification. Je trouve toutefois que cela en vaut la peine puisque des liens privilégiés se forment rapidement avec les élèves. Le programme d’études fransaskois prévoit l’enseignement des sciences sociales à tous les niveaux, ce qui est très intéressant. Toutefois, le côté géographie est peu présent dans celui-ci.
Enseigner en milieu minoritaire demande beaucoup d’implication afin de promouvoir l’importance de conserver la langue française. En plus d’avoir un mandat académique, cette école est à la fois un centre communautaire qui est l’endroit de rencontre de toute la communauté francophone de Régina. Plusieurs spectacles et activités culturelles y sont proposés régulièrement.
École Monseigneur-de-Laval
Tout au long de notre stage, nous avons dû nous adapter rapidement à diverses situations. En effet, le programme d’enseignement était différent et les élèves avaient une culture différente de la nôtre. Je devais faire attention aux exemples que je proposais et aux expressions que j’utilisais.
Un des défis que j’ai dû relever a été d’enseigner le cours de sciences sociales de 8e année qui porte sur l’histoire de la Saskatchewan. Le cours de sciences sociales de 10e année était très intéressant à enseigner. Il portait sur les idéologies politiques et je crois qu’un tel cours devrait être au programme d’enseignement du Québec. Effectivement, dans le cadre de ce cours, plusieurs débats ont permis aux élèves de se forger une opinion des différents courants idéologiques. Nous avons abordé la politique canadienne et il fut intéressant de voir leur position sur certaines questions qui sont au cœur de l’actualité. Par la suite, le cours de sciences sociales 30 était comparable au cours d’histoire de quatrième secondaire au Québec. Je l’enseignais aux élèves de 12e année, ce qui équivaut à des étudiants de première année du collégial. Il était donc possible de pousser un peu plus dans la matière qui était proposée.
Élèves de la 12e année
| Une expérience enrichissante et inoubliable |
L’expérience que m’a apportée mon stage en Saskatchewan est inestimable. J’ai fait un choix judicieux en postulant pour ce stage. Au point de vue professionnel, cela m’a permis de confirmer mon choix d’aller enseigner à l’extérieur du Québec à la fin de mes études et m’a prouvé que je suis capable de m’adapter dans un contexte d’enseignement différent de celui du Québec. D’ailleurs, j’ai maintenant une vision de la culture de l’Ouest du Canada. J’aimerais beaucoup aller enseigner là-bas et revivre cette expérience formidable.
J’aime Regina!
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Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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