Bonjour! Mon nom est Sarah Laplante. J’ai 21 ans et je suis native de Sherbrooke, dans les cantons de l’Est. Je suis présentement à ma troisième année en enseignement au secondaire, au profil univers social. Cette année, j’ai l’occasion de faire mon stage à l’école Monseigneur-de-Laval, à Regina en Saskatchewan. Ce stage représente pour moi une belle aventure professionnelle et personnelle, car il me permet de vivre mes deux grandes passions, soit l’enseignement et le voyage. Enseigner l’histoire du pays à des élèves fransaskois sera un beau défi à relever. Cette expérience très enrichissante me familiarisera avec la culture de l’Ouest canadien. Pour m’intégrer et apprivoiser le milieu éducatif francophone canadien, je participerai activement aux activités scolaires, parascolaires et sociales. |
L’importance de la langue française est une grande valeur chez moi. Avec ce stage, je contribuerai à la promotion de la langue française dans une province canadienne majoritairement anglophone. Vivre plus d’un mois dans une communauté francophone en contexte minoritaire suscitera chez moi un fort sentiment d’appartenance à la francophonie.
Saskatchewan me voici!
Sarah Laplante
Étudiant en enseignement au secondaire
Profil Univers social
Université de Sherbrooke
| L'école Monseigneur-de-Laval |
Du 11 novembre au 22 décembre 2006, j’ai fait mon troisième stage en enseignement au secondaire à l’école Monseigneur-de-Laval, à Regina, en Saskatchewan. Cette école est la seule école francophone de Regina et regroupe des élèves fransaskois de la prémarternelle jusqu’à la douzième année. La communauté francophone est très impliquée dans l’école. L’école Monseigneur-de-Laval est une grande famille qui permet à tous de se développer et de grandir. L’engagement, l’implication et la collégialité entre les différents acteurs (les élèves, les enseignants, la direction, les parents, le personnel de soutien et la communauté) sont donc très importants pour le bon fonctionnement de l’école.
École Monseigneur-de-Laval
Monsieur Claude Martel (le directeur), madame Rosalie Lizée (directrice adjointe), madame Mona Rochon et madame Simone Vogt (les secrétaires)
Dès la première journée, monsieur Claude Martel, le directeur de l’école, nous a présentées à tous les membres du personnel ainsi qu’aux élèves de la 7e à la 12e année. L’accueil chaleureux de tous ces gens m’a rapidement mise en confiance dans mon nouveau milieu de stage.
La réalité des écoles francophones en milieu minoritaire en Saskatchewan est très différente de celle du Québec. En Saskatchewan, les enseignants enseignent plusieurs cours différents par jour et parfois ils voient les mêmes groupes deux fois dans la même journée. Cette situation représente donc un immense temps consacré à la préparation de ces leçons. Ils n’enseignent qu’une seule fois leur leçon, contrairement à certaines écoles québécoises où l’enseignant donne la même leçon à quatre groupes différents. En cinq semaines, j’ai enseigné une cinquantaine de leçons différentes de sciences sociales à trois classes différentes, soit aux élèves de la 7e année, de la 8e année et de la 11e année. Cette expérience m’apporte beaucoup sur le plan professionnel. Je suis capable de bien planifier des leçons et de m’adapter rapidement aux situations présentes dans une école. Ces nombreuses préparations de leçons exigent aussi une belle collaboration entre les membres du personnel.
À chaque semaine, les enseignants du secondaire se réunissent ensemble afin de faire le suivi des activités à venir ainsi que leur bilan. Les enseignants et les membres du personnel n’hésitent pas à s’impliquer et à collaborer ensemble. La décoration de la scène et du corridor pour le spectacle de Noël est un exemple concret de cette belle collaboration. Tous ont participé et en moins de 30 minutes, les décors étaient installés et les décorations faites par les élèves étaient affichées sur les murs.
Puisque j’ai enseigné les sciences sociales à trois groupes différents, j’ai donc collaboré avec trois enseignants qui avaient chacun des méthodes d’enseignement et des routines différentes. Je voyais mes élèves presque tous les jours, j’ai donc eu l’occasion de les connaître un peu plus chaque jour. J’avais une très bonne relation avec eux. Bien que la préparation de cours soit très exigeante, c’est très agréable d’enseigner les sciences sociales aux élèves fransaskois. En quelques semaines, une belle complicité entre les élèves et moi s’est créée. Les élèves sont très actifs, ils participent à plusieurs activités de l’école et de la communauté fransaskoise. Lors de mon passage, de nombreux jeunes du secondaire ont participé au tournoi de hockey-salon qui regroupait plusieurs écoles de la Division scolaire francophone n0 310. Tous les élèves de l’école Monseigneur-de-Laval ont encouragé les Lions de Laval. Il existe un véritable sentiment d’appartenance à l’école ainsi qu’à la communauté francophone.
Durant mon stage, j’ai enseigné à des élèves qui avaient le goût d’apprendre et qui étaient très respectueux. Un des règlements de l’école est d’appeler les enseignants « Monsieur » ou « Madame ». Au début, je ne me sentais pas très à l’aise avec cette appellation. Je me suis entendue avec mes élèves pour qu’ils m’appellent « Madame Sarah ».
Élèves de la classe de 11e année avec leur enseignant monsieur Stéphane Côté
| Ma famille d'accueil |
Pendant les six semaines de mon stage à Regina, j’ai demeuré chez monsieur Patrick et madame Lynn Tardif, deux membres de la Gendarmerie Royale du Canada. Leurs enfants, Dominic, 8 ans, et Joshua, 6 ans, vont eux aussi à l’école Monseigneur-de-Laval. Durant mon stage, je côtoyais mes petits frères adoptifs dans les corridors de l’école. Puisque nous sommes en milieu minoritaire, il est très fréquent de retrouver plusieurs membres d’une même famille à l’école. Cette réalité accroît le sentiment familial de l’école. Dans les corridors, les élèves de tous les niveaux scolaires se connaissent et se parlent.
Avec mes petits frères adoptifs Joshua et Dominic Tardif, lors de la soirée du spectacle de Noël
| Les activités |
J’ai pu vivre des expériences typiquement « ouest canadiennes » lors de mon séjour en Saskatchewan. En effet, avec monsieur Martel et monsieur Côté, Élodie et moi sommes allées au rodéo qui avait lieu lors de l’exposition agricole. Nous avons vu des vrais cowboys à l’œuvre. Pour cette occasion, nous avons acheté un magnifique chapeau de cowboy.
Élodie et moi au rodéo, portant fièrement nos nouveaux chapeaux de cowboy
On retrouve à Regina l’école de formation de la Gendarmerie Royale du Canada. Lynn et Patrick Tardif sont formateurs. J’ai aussi eu la chance d’assister à la graduation de la troupe # 13 formée par Patrick. C’était très impressionnant de voir la parade des cadets nouvellement gradués.
Avec monsieur Patrick Tardif et madame Lynn Tardif
| Remerciements |
Le stage est maintenant terminé. J’ai apprécié chaque moment passé ici, à l’école Monseigneur-de-Laval. Cette expérience enrichissante confirme mon choix d’enseigner à l’extérieur des frontières québécoises. Je tiens à remercier chaleureusement tous les membres du personnel de l’école Monseigneur-de-Laval et particulièrement les enseignants avec qui j’ai eu la chance de travailler, monsieur Stéphane Côté (enseignant de 11e année), madame Sylvie Fletcher (titulaire des élèves de 7e année) et monsieur Sébastien Ouellet (titulaire des élèves de 8e année). Un gros merci à la famille Tardif, qui a rendu mon séjour à Regina fort agréable. Un merci particulier à l’ACELF et à l’Université de Sherbrooke pour avoir subventionné mon stage et pour m’avoir accompagnée tout au long de mon séjour en Saskatchewan.
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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