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Revue Éducation et francophonie

STAGES EN ENSEIGNEMENT DANS
LES COMMUNAUTÉS FRANCOPHONES

Journaux des stagiaires

Journal de Mélissa Laplante - Saskatchewan - 2006-2007

Mélissa Laplante

Je m’appelle Mélissa Laplante et je suis native de Laval, au Québec. Malgré mes 21 ans, j’ai beaucoup voyagé et visité une multitude de pays. Cependant, le Canada hors Québec m’est toujours inconnu et j’ai donc très hâte de le découvrir un peu plus. Je suis impatiente de partir en Saskatchewan pour en apprendre davantage sur les communautés francophones dans l’Ouest du pays. Je suis donc très heureuse que l’ACELF et l’Université du Québec à Montréal me donnent cette occasion.

J’en suis à ma troisième année de baccalauréat en enseignement des mathématiques au secondaire et je me sens privilégiée de participer à ce stage hors du commun. Il se présente, pour moi, comme une occasion rêvée de réunir deux de mes plus grandes passions, soit les voyages et l’enseignement.

Finalement, enseigner dans une province où le français est en contexte minoritaire est un défi stimulant qui m’apportera beaucoup, autant sur le plan personnel que professionnel.

Mélissa Laplante

Étudiante en enseignement au secondaire

Profil mathématiques

Université du Québec à Montréal

Arrivée à Saskatoon…

Lors de ma sortie de l’avion à l’aéroport de Saskatoon, je ne savais pas trop à quoi m’attendre… Quelle surprise d’être accueillie dans cette ville par une tempête de neige, moi qui croyais pouvoir profiter de températures légèrement moins « frigorifiantes » qu’à Montréal! L’absence de relief a cependant été l’élément qui m’a le plus marquée de cette région. En effet, le paysage des prairies est très différent de celui que l’on retrouve dans l’est du Canada. Il a donc été d’autant plus intéressant d’effectuer mon stage dans un endroit qui m’était très peu connu.

L’École canadienne-française de Saskatoon!

 

L’École canadienne-française de Saskatoon. L’École canadienne-française de Saskatoon.

J’ai eu la chance d’enseigner dans le tout nouveau pavillon secondaire de l’École canadienne-française de Saskatoon. En fait, l’École canadienne-française de Saskatoon, qui accueille des élèves de la maternelle à la douzième année, a ouvert les portes de son nouveau pavillon secondaire seulement quelques mois avant mon arrivée (à l’automne 2006). J’ai donc pu profiter de l’ambiance d’une «mini» école puisque l’on y retrouve, au plus, une soixantaine d’élèves allant de la huitième année à la douzième année. Vous pouvez sûrement vous imaginer à quel point l’atmosphère est différente d’une grande polyvalente montréalaise!

 

Mes élèves…

Durant mon court séjour en terres saskatchewannaises, j’ai eu la chance d’enseigner à deux groupes d’élèves très différents. J’ai effectué mon troisième stage en compagnie d’élèves de 8e année, ainsi que d’élèves de 11e année. Il a d’abord fallu me familiariser avec un système d’éducation (le système fransaskois du ministère de l’Apprentissage de la Saskatchewan) complètement différent de celui du Québec. En effet, j’ai pu remarquer que les stratégies d’enseignement pouvaient se rapprocher des stratégies que le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec tente d’implanter avec le renouveau pédagogique. Cependant, les différentes notions de mathématiques ne sont pas nécessairement enseignées dans l’ordre auquel nous sommes habitués.

Par ailleurs, j’ai constaté que certaines notions vues en 11e année ne sont pas enseignées dans les écoles secondaires québécoises. Il en est ainsi puisque, comme nous le savons, le Québec est la seule province canadienne où l’on retrouve des cégeps, il est donc évident que la structure et les niveaux d’une école secondaire incluent un plus grand nombre d’années, en Saskatchewan, et que la matière y soit plus approfondie.

Parlons maintenant davantage de l’élément motivateur de mon stage : mes élèves. J’ai adoré enseigner à des jeunes si dynamiques, sympathiques, et parfois même, légèrement trop énergiques! Ils ont été la source de beaucoup de plaisir et ont contribué à me faire apprécier mon expérience de stage en Saskatchewan. Vous pouvez ici les apercevoir…

 

Mes élèves de 8e année et moi, dans notre classe. Mes élèves de 8e année et moi, dans notre classe.

 

Mes élèves de 11e année et moi dans la classe de cours à distance. Sébastien Blanchet et Sonia Messou (élève qui suivait le cours par vidéoconférence, de Régina) sont absents de la photo. Mes élèves de 11e année et moi dans la classe de cours à distance. Sébastien Blanchet et Sonia Messou (élève qui suivait le cours par vidéoconférence, de Régina) sont absents de la photo.

 

Énorme « BOOM » technologique!!

Avant tout, il est primordial de mentionner qu’avant mon aventure en Saskatchewan, je n’étais pas une fervente utilisatrice de la technologie. Vous devez donc comprendre mon désarroi lorsque j’ai appris qu’il me faudrait enseigner à distance pour une élève de 11e année, étudiant à Régina, tout en enseignant aux autres élèves de mon groupe! « C’est certain que je vais faire exploser quelque chose », me suis-je aussitôt dit!

Toutefois, il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour m’habituer au fonctionnement des cours à distance, ainsi qu’aux innombrables ressources technologiques disponibles (pour les enseignants, mais aussi pour les élèves) dans l’école. Effectivement, j’ai été très surprise de constater à quel point les TIC (technologies de l’information et de la communication) étaient exploitées à l’École canadienne-française de Saskatoon. Pratiquement tous les enseignants profitent du matériel mis à leur disposition pour organiser différents projets sur ordinateur.

 

Moi, utilisant le « smartboard» (ordinateur intégré dans le mur que Sonia peut voir directement sur la télévision) dans un cours de 11e année. Moi, utilisant le « smartboard» (ordinateur intégré dans le mur que Sonia peut voir directement sur la télévision) dans un cours de 11e année.

Moi, en compagnie d’Étienne Fortier, un élève de 11e année. Moi, en compagnie d’Étienne Fortier, un élève de 11e année.

 

Une communauté unie…

La solidarité de la communauté fransaskoise m’a énormément touchée. En effet, puisque les francophones se retrouvent en minorité dans la province, ils se doivent de promouvoir leur langue et leur culture. Pour ce faire, beaucoup d’activités sont organisées durant l’année et tous les Fransaskois des régions environnantes y sont invités. Durant mon séjour en Saskatchewan, j’ai pu apprécier, toujours en compagnie de mes élèves, la Semaine de la francophonie (présentation de films francophones), la levée du drapeau fransaskois, le lancement d’un roman écrit en français par un auteur de la région, la Journée du droit (journée où se réunissent, dans une des écoles secondaires francophones, tous les élèves des alentours pour participer à différents débats tout au long de la journée).

Déjà terminé!

À ce jour, il me reste environ 1 semaine avant de repartir pour le Québec. L’expérience a été enrichissante, mais j’ai tout de même hâte de retrouver mes proches, qui m’attendent avec impatience…

 

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