Bonjour, Mon nom est Zeinab Mustapha et je suis Québécoise d’origine libanaise. Je suis déjà rendue à la fin de ma troisième année du baccalauréat en enseignement au secondaire, profil science et technologie. Comme je suis aventurière et que j’adore connaître d’autres cultures, j’ai sauté sur l’occasion lorsqu’on nous a suggéré de faire notre troisième stage dans l’Ouest canadien. Effectivement, j’ai bien hâte d’observer les différences tant au niveau culturel que professionnel et j’ai l’intention de faire de mon expérience en Saskatchewan le sujet principal de mon projet de fin de baccalauréat. Les sciences étant une matière parfois difficile à faire aimer aux élèves, j’ai comme objectif d’en faire ressortir les meilleurs aspects afin de susciter leur curiosité. Aller en Saskatchewan me permettra de découvrir une communauté francophone autre que celle du Québec. Par la même occasion, je découvrirai une petite partie du pays dans lequel je suis née. |
À la lumière de la fin de mes études, je vois cette expérience dans l’Ouest canadien comme une belle occasion d’aller pratiquer ailleurs ce que j’ai appris ici, au Québec. C’est donc avec une grande joie et beaucoup d’attentes que je me lance dans cette belle aventure.
Zeinab Mustapha
Étudiante en enseignement au secondaire
Profil science et technologie
Université du Québec à Montréal
À mon arrivée à Saskatoon, le 24 février dernier, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je débarquais de Montréal, et je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. C’est mon enseignante associée, madame Jacinthe Deblois, qui est venue m’accueillir à l’aéroport. Dès la première journée, ou plutôt soirée, les deux autres stagiaires et moi avons assisté à une pièce de théâtre présentée en français. Nous ne savions pas encore que le combat mené par les Fransaskois pour garder la langue française dans leur quotidien était interminable. C’est pour cela que la communauté francophone de Saskatoon est très engagée dans son désir de conserver la langue française en milieu minoritaire.
Nous avons passé un beau séjour agrémenté de plusieurs petites anecdotes qui feront de ce voyage un souvenir inoubliable. En plus d’avoir enseigné et voyagé, je me suis liée d’amitié avec mes collègues Mélissa Laplante et Dominique Brisson (les deux stagiaires en mathématiques).
| Nous voici, les trois stagiaires de Montréal (de gauche à droite) : Mélissa Laplante, moi-même ainsi que Dominique Brisson. |
Puisque j’étais arrivée un samedi, je n’avais pas encore eu la chance de visiter la très petite mais accueillante École canadienne-française de Saskatoon (pavillon secondaire). Elle est la seule école francophone de Saskatoon. Elle offre ses services du préscolaire à la douzième année. De plus, elle est divisée en deux pavillons, soit le pavillon élémentaire et le pavillon secondaire. Cette division découle du fait que le nombre d’élèves du secondaire a augmenté et il a fallu s’y adapter en ouvrant un deuxième pavillon. J’ai donc enseigné durant six semaines dans ce deuxième pavillon situé non loin du premier.
Armée de son directeur, de sa secrétaire, de sa dizaine d’enseignants, de ses trois stagiaires ainsi que de ses 70 élèves, l’École canadienne-française est prête à aller de l’avant et à subir quelques changements qui ne lui feront pas de torts. Effectivement, d’ici septembre 2008, l’école aura été modifiée et agrandie pour pouvoir accueillir encore plus d’élèves. D’ici là, l’école fait de son mieux pour accommoder tout son personnel.
| Voici comment l’École canadienne-française a choisi de souhaiter la bienvenue à tous. |
Durant ces six semaines, j’ai eu la chance de travailler avec deux maîtres associés : M. Martin Groleau en physique et Mme Jacinthe Deblois en biologie. Pour les deux matières, j’avais le même groupe : celui qui regroupait les élèves de la onzième et de la douzième année. J’enseignais deux périodes par jour. Cela a été un défi pour moi d’enseigner à deux niveaux différents dans la même classe. En effet, il faut tenter de trouver le rythme parfait dans toute cette diversité. Malgré toutes les petites aventures vécues au cours de ce stage, j’ai bien aimé être en présence de ce groupe. Les élèves étaient très intéressés à apprendre.
| Me voici accompagnée d’une partie de mon groupe de onzième-douzième. |
Un de mes buts en venant ici était de mettre en pratique les différentes stratégies d’apprentissage que j’ai apprises au Québec. On nous a souvent invités à inclure les technologies de l’information et de la communication dans nos cours. Puisque l’École canadienne-française est à la fine pointe de la technologie, ce qui n’est pas toujours fréquent dans les établissements scolaires, j’ai pu inclure les technologies durant mes cours et ainsi varier mes approches. Pour moi, cela a été une nouvelle expérience, mais les élèves semblaient très habitués et surtout très à l’aise à utiliser l’informatique durant leurs cours.
| Une image vaut mille mots. |
Finalement, malgré la petite taille de l’école, celle-ci est dotée d’une belle bibliothèque. Elle contient uniquement des livres français. Chacun des livres canadiens est identifié par un autocollant de la feuille d’érable. Aussi, il est important de spécifier que pour favoriser la lecture dans l’école, il y a, par cycle de dix jours, quatre périodes de lecture synchronisée de quinze minutes où tout le monde dans l’école doit lire un livre en même temps. Évidemment, les enseignants sont responsables de ces quinze minutes, c’est-à-dire qu’ils doivent rappeler aux élèves qu’il est temps de prendre leur livre.
| Une petite bibliothèque remplie de livres. |
Pour terminer, ce voyage a été mémorable, j’ai appris beaucoup plus de choses que je pensais. J’ai eu la chance de côtoyer une équipe-école merveilleuse. Tout le monde était très gentil et accueillant.
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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