B@P - Banque d'activités pédagogiques
Revue Éducation et francophonie

STAGES EN ENSEIGNEMENT DANS
LES COMMUNAUTÉS FRANCOPHONES

Julie De L’Étoile - Alberta - 2007-2008

Julie De L'Étoile

Bonjour à tous!


Tout d’abord, laissez-moi me présenter un peu. Je m’appelle Julie De L’Étoile, j’ai 23 ans et je suis originaire de Ste-Anne-des-Monts (secteur Tourelle), en plein cœur de notre belle Gaspésie. Je suis en troisième année au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire à l’UQAR, au campus de Rimouski.


J’ai choisi de vouloir exercer le métier d’enseignant après ma deuxième mission humanitaire au Honduras. J’avais de la difficulté à comprendre pourquoi il y a tant de personnes qui ne savent ni lire ni écrire. Pourtant, le rêve de plusieurs enfants de ce pays est, tout simplement, d’aller à l’école. C’est grâce à ces voyages que la passion de transmettre mes savoirs est apparue.

 

J’adore les enfants, pour leur créativité, leur esprit, leur énergie. Je ne crois pas que l’enseignement se fait de la même manière pour tous, c’est pourquoi j’aime beaucoup aller « espionner » les autres enseignants pour connaître leurs trucs et voir leur méthode de travail quant à l’enseignement et aux troubles de comportement.

Julie De L’Étoile

Étudiante au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire

Université du Québec à Rimouski

 

La communauté de Wainwright

 

Le nom de la ville vient du général William Wainwright qui, en 1908, est venu sonder le site pour y construire une voie ferrée. En 1925, une immense horloge de pierre a été érigée par Walter Musson en mémoire des soldats volontaires morts durant la Grande Guerre. On la retrouve au centre de l’intersection de la rue Main et Second Avenue. Sur ce monument, le nom des 67 courageux volontaires de cette guerre y est gravé.

The Battle River trestle a été complété le 10 décembre 1908. Il mesure plus de 2775 pieds de long et est à une hauteur de 195 pieds au dessus de la rivière. Ce pont a été construit spécialement pour faire le transport entre Edmonton et Wainwright. Les gens qui avaient besoin de se rendre à l’hôpital ou aux magasins devaient prendre le train.

 

The Battle River trestle.
The Battle River trestle.

 

Au début de la fondation de Wainwright, un bâtiment qui servait de prison pour des Allemands a été converti en établissement de formation pour l’armée canadienne après la guerre. Cette base accueille maintenant plusieurs officiers de différents pays pour des formations sur le terrain.

L’économie de cette ville est basée spécifiquement sur le pétrole et le gaz naturel (découverts en 1921), l’agriculture et le transport ferré. La grande majorité des habitants de Wainwright sont anglophones.

 

L’école Saint-Christophe

 

L’école fait partie du Conseil scolaire Centre-Nord de l’Alberta depuis 1995. C’est la seule école francophone de Wainwright. Elle compte 56 élèves de la maternelle à la 12e année. Cette année, on y retrouve seulement 3 finissants. Plus de la moitié des enfants font partie de la classe maternelle-1re année et de la classe de 2e-3e année. Malheureusement, la plupart des enfants déménagent d’année en année à cause du travail de leurs parents.

 

L’école St-Christophe.
L’école St-Christophe.

 

Le personnel enseignant de St-Christophe est majoritairement de nationalité québécoise. Dès la première journée dans cette école, nous nous sommes senties à notre place. C’était comme si nous faisions partie de l’école depuis des mois. L’ambiance y est très agréable et les enseignants sont très généreux de leur personne. Aussitôt que nous avons un problème, nous pouvons toujours compter sur quelqu’un pour nous venir en aide. Évidemment, le fait que ce soit une petite école aide beaucoup à la coopération entre enseignants. La secrétaire, madame Cathy, est une personne des plus importantes pour l’école, elle est très dévouée pour les enseignants. Elle est prête à tout pour rendre leur travail plus agréable.

 

Madame Cathy, secrétaire.
Madame Cathy, secrétaire.

 

De plus, le directeur monsieur Mazerolle joue plusieurs rôles dans l’école. Non seulement il doit faire toutes les tâches en lien avec la direction, mais il assume aussi la tâche d’enseignant au niveau secondaire (mathématiques et études sociales).

 

Monsieur Mazerolle et madame Alexandra.
Monsieur Mazerolle et madame Alexandra.

 

La politesse est une règle d’or pour l’école. Le «monsieur», «madame» est à l’honneur. Même les enfants des enseignants et du directeur doivent garder cette règle avec leur parent. Cela permet de garder une certaine distance avec les élèves.

 

La classe de madame Alexandra Lemmetti

 

La plupart des enfants de l’école ont des parents militaires. Dans ma classe de 2e-3e année, 19 enfants sur 20 ont des parents dont l’un est militaire. Mon enseignante associée, madame Alexandra Lemmetti, est une Québécoise d’origine qui habite Wainwright depuis maintenant deux ans. Elle a, dans sa classe, madame Scott, une aide-élève qui est tout à fait formidable. Elle aide à gérer les comportements de différents élèves et elle allège la tâche de l’enseignante, par exemple, elle fait la correction des devoirs.

 

Madame Lemmetti, mon enseignante associée, moi et madame Scott, l’aide-élève de la classe.

Madame Lemmetti, mon enseignante associée,

moi et madame Scott, l’aide-élève de la classe.

 

Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre les enfants demander à madame Lemmetti de ne pas oublier de faire le Ô Canada et la prière du matin. Madame Lemmetti m’a expliqué qu’au début elle s’était fait dire que, dans les écoles francophones catholiques de l’Alberta, les enseignants faisaient la prière avec leurs élèves tous les matins. Elle s’était donc mise à le réciter, pour se rendre compte qu’elle était la seule de l’école à le faire. Maintenant, les élèves ont hâte d’être dans sa classe pour le faire eux aussi. Pour les enfants, le Ô Canada est très représentatif, vu que leurs parents sont militaires.

 

Le Ô Canada et la prière.
Le Ô Canada et la prière.

 

Madame Lemmetti enseigne les mêmes choses aux élèves des deux classes, mais elle n’a pas les mêmes exigences pour tous ses élèves. Ce qui est intéressant pour les élèves de 2e année, c’est qu’ils peuvent apprendre de la matière de 3e année sans être évalués. Ici, le programme est très différent de celui du Québec, il est beaucoup moins chargé. Elle a donc plus de temps avec eux pour faire des projets. Ici, les élèves de 3e année doivent faire des tests de rendement, ces tests servent à classer l’école au niveau des autres écoles de l’Alberta. Malheureusement, ils sont beaucoup trop stressants pour des enfants de cet âge.

 

Classe de 2e-3e année.
Classe de 2e-3e année.


Accueil | Acelf en bref | Construction identitaire | Concertation | Salle de presse
Revue Éducation et francophonie | Banque d'activités pédagogiques
Devenez membre | Liens | Plan du site | Contactez-nous