Qui est Mathieu Babin ?
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Pourquoi aller faire son troisième stage en Alberta ?
Mathieu s’est inscrit dans ce projet de stage hors Québec dans le but de voir un peu du pays tout en pratiquant un métier qu’il adore. Avec ce stage, il pourra ainsi conjuguer un de ses rêves, soit de voyager, avec une passion qui l’habite depuis quelques années, enseigner aux enfants.
Mathieu Babin
Étudiant au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski
| La communauté de Fort McMurray |
Fort McMurray est reconstruit en 1870 et reçoit le nom de l’agent de la Compagnie de la Baie d’Hudson, William McMurray. La ville sert alors surtout de poste de traite des fourrures et de poste de transport entre Edmonton et la région de l’Athabasca. Fort McMurray, ou Fort Mac, est situé au milieu de 41 000 km2 de sables bitumineux pouvant contenir quelque 4,5 milliards de m3 de pétrole brut synthétique récupérable. Les deux plus grandes compagnies minières qui opèrent à Fort McMurray sont : Suncor et Syncrude.
La majorité des habitants demeurent dans les environs immédiats de Fort McMurray, qui avait acquis la qualité de ville jusqu’à son incorporation à la municipalité régionale de Wood Buffalo en 1995. La population de Wood Buffalo (au recensement de 2005) était de 73 176 habitants. Fort Mac est une communauté multiculturelle qui attire des gens des quatre coins du Canada, et même du monde. Les Albertains d’origine représentent presque la moitié des personnes y ayant immigré suivis par les gens originaires de Terre-Neuve, qui représentent 17% de la population. Aussi, beaucoup de gens du Nouveau-Brunswick et du Québec y ont élu domicile. Ce qui attire les gens ici à Fort McMurray est de prime abord le travail. Les gens quittent leur petit coin de pays pour venir faire de l’argent en travaillant pour l’une ou l’autre des multiples compagnies qui existent. Ce n’est pas pour rien que le surnom de Fort McMurray est « Fort McMoney ». C’est aussi l’endroit où les loyers sont les plus chers au Canada. Un minable 2½ peut coûter plus de 1000 $ par mois et ce, sans compter l’électricité et les autres frais.
| L’école Boréal |
Voici l’école Boréal. Cette école est la seule francophone à Fort McMurray, où il y a une vingtaine d’écoles en tout et partout. L’école fait partie du Conseil Centre-Nord, la commission scolaire pour les écoles francophones de l’Alberta, qui est situé à Edmonton. Le centre Boréal est une école catholique qui permet aux jeunes de s’épanouir dans un milieu entièrement francophone dont des valeurs telles que le respect de soi et de la diversité culturelle sont au premier plan. Tous les lundis matin, le directeur, Michael Thériault, récite une prière à l’interphone de l’école et ensuite, tous les enfants doivent se lever, placer la main droite sur leur cœur et chanter l’hymne national du Canada. C’est une réalité qui m’a un peu déconcerté je dois dire, mais on s’y habitue vite! Le personnel de l’école forme un groupe dynamique, accueillant et très généreux, ce qui fait que nous pouvons former des liens d’amitié très rapidement en arrivant dans l’école. Je me suis senti comme si je les avais toujours connus!
| L’enseignante et sa classe |
La classe de 2e et 3e année. |
C’est dans une classe colorée, décorée et artistique que j’ai la chance de passer huit semaines. En entrant dans la classe, en voyant les murs orange et verts, en apercevant toutes les décorations affichées aux murs et au plafond, je me suis tout de suite senti à l’aise et confortable. Je savais que j’allais aimer enseigner dans cette classe. Il me semble que cela fait du bien de voir une classe différente de celles avec les quatre murs blancs et sans décorations.
Sonia Thériault, mon enseignante associée, en compagnie des 16 élèves de sa classe de 2e-3e année. |
Sonia est une personne dynamique, créative, qui adore les enfants et pour elle, enseigner sans sens de l’humour, cela ne peut exister. Selon Sonia, il faut que les enfants puissent avoir du plaisir, rire et décompresser de temps à autre si elle veut qu’ils apprennent bien et qu’ils continuent d’aimer l’école. Je dois dire que je trouve sa méthode d’enseignement très inspirante.
Sonia a eu l’idée d’afficher des photos de ses élèves ainsi que d’elle-même et de Josée sur un babillard juste à côté de sa classe. Quelques fois durant l’année scolaire, elle s’amuse à changer le décor de son babillard. Étant donné que mon arrivée coïncidait avec l’arrivée du beau temps et de la chaleur, Sonia a eu l’idée de décorer le babillard en utilisant les visages pour faire des fleurs! Je crois que cela a donné un beau résultat!
Moi et les petits de ma classe. |
Projet réalisé par Sonia, l’enseignante associée, et Josée, l’aide-élève de notre classe. |
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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