Bonjour, Mon nom est Mireille, j’ai 22 ans et j’habite Rimouski depuis environ 10 ans. Je suis une passionnée de musique, de langues, d’arts, de voyages, de littérature et d’écriture. J’adore me donner des défis. Dans le passé, j’ai effectué quelques voyages et j’ai toujours adoré mes expériences. J’espère que ce stage en enseignement me permettra de parfaire davantage mes connaissances et mes expériences dans mon domaine. J’adore le fait de pouvoir montrer aux autres ce que je sais. Je me motive en me disant que si l’on peut laisser une marque dans la vie de quelqu’un, c’est un bon moyen d’y parvenir. |
Mes motivations face à ce stage à Fort Mc Murray, en Alberta, sont assez grandes car il représente ce que je veux réellement faire dans le futur, soit d’enseigner dans ma langue maternelle dans un milieu où elle n’est pas celle qui est la plus parlée. Il m’amène aussi un défi supplémentaire en m’envoyant dans une région que je n’ai jamais visitée. Ce sera l’occasion idéale pour m’initier à ce coin de pays qui semble être merveilleux.
Mireille Dupuis
Étudiante en éducation au préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski
| La Communauté de Fort McMurray |
Fort McMurray est une communauté située au nord de l’Alberta, soit à 435 km de la ville d’Edmonton. C’est une ville en plein développement. Beaucoup de personnes arrivent dans cette ville sans cesse grandissante. Il s’agit surtout d’un milieu de travailleurs. Les gens viennent ici pour se trouver un emploi dans l’industrie du pétrole et des sables bitumineux, faire un coup d’argent et repartir. Cette arrivée massive d’ouvriers entraîne une très grande demande en logements, ce qui fait beaucoup de chantiers de construction un peu partout en ville. Celle-ci change d’allure rapidement au fil des jours et des semaines.
La raffinerie de Syncrude. |
Un champ d’extraction des sables bitumineux. |
Pour ce qui est de ses habitants, la communauté est très accueillante et il a été facile de s’y intégrer. Les gens sont habitués de voir le monde aller et venir et les liens se créent rapidement. On trouve beaucoup de francophones ici, la majorité venant du Québec et du Nouveau-Brunswick. Plusieurs d’entre eux s’intègrent à la population anglophone alors, on les remarque moins. Par contre, de nombreux francophones tentent de travailler dans leur langue et de créer des activités et des organismes pour réunir toute cette communauté.
| L’école Boréal |
L’école Boréal. |
Le Centre Boréal est la seule institution d’enseignement totalement francophone dans la ville. On y retrouve 5 classes de la maternelle à la huitième année. L’enseignement de la neuvième à la douzième année se donne dans un autre pavillon. On retrouve aussi une prématernelle pour les enfants de 3 à 5 ans. Il y a aussi, à la disposition des élèves, une bibliothèque ainsi qu’un laboratoire d’informatique récemment mis à jour. Les élèves en difficulté de langage peuvent aussi bénéficier d’un service de littératie. On commence la semaine par la prière (puisqu’il s’agit d’une école catholique) et avec le chant du Ô Canada. Les cours commencent vers 8h45 pour se terminer vers 15h15. Le vendredi après-midi, les élèves n’ont pas d’école alors que les enseignants sont en préparation ou en réunion.
| L’enseignante et sa classe |
J’ai été accueillie dans la classe de madame Caroline Boudreault à l’école Boréal. Il s’agit d’une classe de niveaux jumelés en cinquième et sixième année. On y compte 18 élèves au total soit 8 en cinquième et 10 en sixième. Les élèves suivent tous leurs cours en français à l’exception de ce qui est reçu comme enseignement dans la salle d’anglais et de musique. Ceux-ci suivent le cursus scolaire de l’Alberta. Ils ont des cours de santé, d’études sociales, d’arts, de français, de mathématiques, d’éducation physique, de religion et de sciences.
La classe de madame Caroline. |
Pour ce qui est de la manière de fonctionner de l’enseignante, elle tente, le plus possible, de faire travailler les deux niveaux ensemble, parfois en simplifiant les exercices pour les élèves de cinquième ou en modifiant ses critères d’évaluation. Elle a une aide qui vient quelques heures par semaine pour travailler avec deux élèves en difficulté d’apprentissage dans la classe. L’un des deux est atteint du syndrome d’Asperger, qui s’apparente à l’autisme. Caroline occupe aussi le rôle d’enseignante en éducation physique et de remplaçante lorsque le directeur est absent.
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
Accueil | Acelf en bref | Construction identitaire | Concertation | Salle de presse
Revue Éducation et francophonie | Banque d'activités pédagogiques
Devenez membre | Liens | Plan du site | Contactez-nous