Bonjour, Je m’appelle Peggy St-Laurent, j’ai 22 ans et je suis originaire de Ste-Anne-Des-Monts, un petit village situé en Gaspésie. Mes amis me décrivent comme étant une fille dynamique, à l’écoute des autres et avec beaucoup d’entregent. Depuis mon secondaire, j’ai toujours travaillé auprès des jeunes. Que ce soit pour de l’aide aux devoirs, comme professeure de danse ou comme monitrice dans un camp de jour pour des jeunes en difficulté, j’ai toujours su que ma place était auprès d’eux puisqu’à leur contact, j’apprenais autant qu’ils pouvaient apprendre au mien et je trouve cela extraordinaire. C’est pourquoi j’ai décidé d’aller faire mon cours en éducation préscolaire, primaire. |
Cette année, je me suis inscrite au stage hors Québec puisque je voulais élargir mes horizons afin de connaître d’autres pédagogies et de vivre beaucoup d’expériences enrichissantes qui me feront grandir en ce qui concerne ma carrière future, certes, mais aussi par rapport à la vie. J’ai déjà hâte d’être de retour afin de partager mon expérience avec vous.
Peggy St-Laurent
Étudiante en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski
| La communauté de Wainwright |
La ville de Wainwright doit son nom au Général William Wainwright, un monsieur qui a agi pour le chemin de fer, comme point de division dans l’Ouest. Celui-ci a été reconnu comme village en 1908 et a été incorporé comme une ville le 14 août 1910. La ville est le centre du chemin de fer et est le principal centre de service pour l’industrie de l’agriculture des alentours.
En 1925, une horloge commémorative a été érigée à l’intersection de la rue principale et de la deuxième avenue en mémoire de citoyens volontaires qui ont donné leur vie lors de la Première Guerre mondiale.
![]() |
Moi et l’horloge illuminée. |
En 1908, pour préserver le bison en danger d’extinction, le gouvernement canadien a créé le parc national Buffalo sur 234 milles carrés de terre au sud de la ville. Le parc a été converti en établissement pour l’armée canadienne qui est maintenant connu comme la base de Wainwright. Nous pouvons donc retrouver des bisons à cet endroit.
![]() |
Moi, Julie et les bisons sur la base militaire. |
Nous retrouvons aussi dans cette ville plusieurs industries de pétrole et de gaz. La communauté est composée d’environ 5000 anglophones et francophones. La grande majorité de la population n’est ici que de passage. En effet, plusieurs personnes ne sont ici que pour la base militaire. C’est en fait la réalité de mon école.
| L’école St-Christophe : pour la préservation de la langue française |
L’école St-Christophe accueille environ soixante-cinq élèves de la prématernelle à la douzième année. Elle porte bien son nom puisque St-Christophe est le gardien des voyageurs. Les élèves de l’école sont presque tous de passage. En effet, cette école est une école française qui accueille des jeunes de parents militaires. Donc, les enfants ne sont souvent ici que deux ou trois ans et repartent vers une autre ville et une autre école. Le pilier de cette école est bien sûr les enseignants et le personnel qui y travaillent. Il y a cinq enseignants à temps plein, un temps partiel et le directeur qui enseigne aussi à temps partiel. Il y a aussi une secrétaire, un concierge et deux aides-élèves. Madame Cathy Pellerin qui enseigne la prématernelle est aussi la coordonnatrice scolaire et communautaire. Son rôle est d’organiser deux activités par mois soit une pour l’école et une pour la communauté francophone de Wainwright. Elle est engagée par le secrétariat provincial. En enseignement de la prématernelle, son rôle est beaucoup plus de faire de la francisation avec les élèves, puisque presque tous ne parlent qu’anglais. Tous sont vraiment charmants et accueillants. Dès mes premières journées, je me suis sentie dans le groupe comme si je travaillais dans cette école depuis deux ans. Puisque c’est une petite école avec peu d’élèves, le personnel peut beaucoup plus travailler sur les points faibles des élèves. Les intervenants essaient toujours d’améliorer leur façon de faire et la dynamique entre eux est géniale.
L’école n’a pas toujours été dans le même bâtiment. Après le déménagement dans le bâtiment actuel, l’école a été agrandie avec deux ailes soit celle du gymnase et celle de la 6e à la 12e année. Dans l’école, nous retrouvons aussi une cafétéria, un laboratoire d’informatique et une petite bibliothèque.
![]() |
Voici la merveilleuse école St-Christophe. |
De plus, les élèves doivent répondre à certains critères pour pouvoir s’inscrire à l’école. Il y a premièrement les ayants droit. Ceux-ci sont des élèves qui ont un parent ou un grand-parent qui a déjà fréquenté une école française. Puisqu’il n’y a pas d’immersion française, l’école accepte aussi les élèves qui ont déjà été dans une école d’immersion. Finalement, il y a les non-ayants droit, ceux dont les parents sont seulement anglophones, qui peuvent fréquenter la maternelle puisque c’est la seule école qui offre la maternelle à temps plein, mais ils doivent avoir la permission de monsieur Henri Lemire, le directeur général. L’école offre aussi des services de francisation et d’anglicisation pour les élèves qui en ont besoin.
Tous les jours, par l’entremise des activités scolaires, culturelles, sportives, religieuses et sociales, les élèves ont l’occasion d’apprendre et d’accroître leur maîtrise de la langue française. L’année prochaine, St-Christophe fêtera ses 10 ans !!!!
| La classe de 4-5e année |
Dans ma classe, j’ai huit élèves. Ce qui est très différent des réalités que j’ai eu à vivre au Québec. Je trouve cela très intéressant puisque nous pouvons échanger davantage avec eux, les élèves peuvent être beaucoup plus libres et je pense que leur imagination et leur créativité sont beaucoup plus utilisées. Comme j’ai mentionné plus haut, les jeunes de ma classe sont tous de parents militaires sauf un qui est l’enfant du directeur de l’école.
![]() |
Me voici avec ma classe, les élèves de 4e et 5e année. |
Donc, tous à part lui repartiront dans un futur plus ou moins rapproché. En effet, deux repartent à la fin de l’année scolaire et les autres repartiront dans une ou deux années. Donc, il est très difficile de travailler avec des enfants qui viennent d’autres écoles et qui repartiront. On ne peut jamais faire de suivi et ils ne sont jamais rendus à la même place quand ils arrivent de partout comme cela. C’est une réalité avec laquelle doivent jongler les deux enseignantes de ma classe : madame Francine Sarrazin qui enseigne le français et les arts et madame Sylvie Bertrand qui enseigne toutes les autres matières. Ces deux enseignantes sont dynamiques et aiment beaucoup leur travail. Elles sont présentes pour les élèves et ont toujours des façons originales de faire passer leur matière. Je sens que je vais apprendre beaucoup en travaillant à leurs côtés.
![]() |
Voici mes deux merveilleuses enseignantes associées. |
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
Accueil | Acelf en bref | Construction identitaire | Concertation | Salle de presse
Revue Éducation et francophonie | Banque d'activités pédagogiques
Devenez membre | Liens | Plan du site | Contactez-nous