Bonjour, Je me nomme Danessa Blais et j’ai 23 ans. Je suis originaire de Sainte-Marie, une petite ville située dans la magnifique région de la Beauce, sur la Rive-Sud de Québec. Je termine maintenant ma troisième année à l’Université du Québec à Rimouski sur le campus de Lévis. Depuis que je suis toute jeune, j’adore m’occuper des enfants, les divertir, leur apprendre des choses. Adolescente, j’ai longtemps fait du gardiennage les fins de semaine comme source de rémunération, mais aussi par simple plaisir. |
Autre que les enfants, j’entretiens également la passion du plein air et des voyages. Je suis d’ailleurs déjà partie pendant 5 mois en Australie, expérience dont je suis très fière et qui m’a énormément fait grandir sur les plans personnel et social. Puisque je suis aussi une fille dynamique et qui profite de la vie au maximum, j’ai décidé d’ajouter une expérience à ma vie soit celle de relever le défi du stage hors Québec.
Par ce stage, j’entends bien sûr découvrir un nouveau coin de notre pays, mais aussi en apprendre davantage sur le mode de fonctionnement des écoles franco-ontariennes. Il s’agit pour moi d’une chance de puiser mes idées pédagogiques dans une source différente ayant une mentalité différente. Aussi, je veux, une fois de plus, élargir mes horizons culturels.
Danessa Blais
Étudiante au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski
| La communauté |
London est une ville située au sud-ouest de l’Ontario, soit à 240 km à l’ouest de Toronto. La ville elle-même a une population d’environ 351 000 habitants. Sa région métropolitaine, quant à elle, compte près de 450 000 habitants. En ce moment, London s’y situe au onzième rang des villes canadiennes pour sa population. Fondée en 1826, elle est devenue une ville en 1855. Une particularité intéressante de London est qu’il s’agit d’une ville où l’on retrouve une très grande quantité d’arbres et de parcs. D’ailleurs, on la surnomme la ville des forêts. Malgré ses quelques communautés parlant français, espagnol, portugais et arabe, London est majoritairement une ville anglophone.
![]() |
La ville de London. |
L’école |
L’école Frère-André dessert la population étudiante francophone catholique de la région de London et du comté de Middlesex dans le cadre d’une communauté qui privilégie une foi vivante. L’école Frère-André offre un enseignement qui s’engage à développer et à promouvoir la fierté de la langue française. L’école regorge d’activités organisées par le personnel et les membres de la communauté qui permettent à l’élève de s’épanouir dans sa langue, de se sentir valorisé et de développer un sentiment d’appartenance à la communauté francophone de London et de l’école Frère-André. L’engagement des élèves, du personnel et celui de la communauté en général, permet d’entreprendre des projets innovateurs de grande envergure. C’est grâce à cette étroite collaboration que le personnel de l’école situe l’enfant au coeur de tous les projets.
L’école offre des programmes de la maternelle 4 ans à la 6e année, ainsi que des services éducatifs dans le domaine de l’enfance en difficulté.
D’un point de vue plus technique, l’école compte 429 étudiants provenant surtout de milieux aisés. 15% d’entre eux parlent surtout en français à la maison comparativement à 70% qui parlent surtout en anglais à la maison. Le 15% des élèves restant demeure dans des familles où la langue maternelle est autre que le français et l’anglais.
Pour être admis à l’école Frère-André, l’enfant doit répondre à au moins un des quatre critères suivants :
1- doit être l’enfant d’un contribuable catholique d’expression française, dont la langue maternelle est le français.
2- doit être l’enfant d’un contribuable catholique éduqué en français.
3- l’enfant doit avoir une soeur ou un frère qui a reçu ou reçoit son éducation en français.
4- doit être l’enfant d’un contribuable catholique qui a fréquenté une école de langue française.
De plus, puisque le français est la langue officielle de l’école, tous les communiqués et documents officiels (bulletins scolaires) sont en français.
Outre l’importance accordée à la langue française, l’école Frère-André s’implique beaucoup au niveau de l’éducation religieuse de ses élèves. L’école collabore avec un aumônier qui célèbre, tous les mois, une messe destinée aux élèves. Lors de la cérémonie, chaque enseignant se dirige vers l’église avec sa classe pour assister à la célébration.
Concrètement, on retrouve dans l’école 21 salles de classe, une salle de 30 ordinateurs, une grande bibliothèque, un gymnase, un salon pour les enseignants. De plus, dans la grande cour arrière, on compte 3 autres classes que l’on dit portatives. Il s’agit en fait d’un semblant de maison mobile transformée en salle de classe pour les niveaux excédentaires.
![]() |
L’école |
![]() |
Les portatives |
La classe |
Dans la classe de Mme Katia Gagnon, on compte 16 élèves, dont 6 garçons et 10 filles. Il s’agit d’une classe de 3e année dont les élèves sont âgés entre 7 et 8 ans. Même si ces élèves parlent le français, la plupart d’entre eux ne le parlent pas à la maison. De plus, certains de ces jeunes sont de nationalité autre que canadienne. Par exemple, certains sont d’origine colombienne, haïtienne ou encore, roumaine.
Dans cette classe, aucun trouble de comportement grave n’a été répertorié. Toutefois, on remarque la présence de quelques élèves ayant des difficultés au niveau des apprentissages. D’ailleurs, pour faciliter l’attention d’une élève, la classe est munie d’un système d’amplification. Il s’agit en fait d’un petit micro que porte l’enseignante en permanence et dont la voix est amplifiée par un genre de haut-parleur.
Les routines de classe de l’Ontario diffèrent quelque peu de celles du Québec. À London, tous les enfants doivent s’adresser à leur enseignante en commençant par Madame et en utilisant le vouvoiement. Un autre point remarquable est le chant de l’hymne national canadien tous les matins suivi par une prière commune. Excepté ces quelques petites différences, le tout demeure plutôt semblable.
![]() |
La classe |
![]() |
Les élèves |
L'enseignante |
Mon enseignante associée lors de ce stage se nomme Katia Gagnon. Elle est originaire de Mont-Joli, près de Rimouski. Elle a fait ses études à l’Université du Québec à Rimouski. Elle y a complété un baccalauréat en adaptation scolaire et fait une maîtrise sur l’actualisation du potentiel intellectuel auprès de la déficience intellectuelle moyenne. À la suite de deux années passées dans le Grand Nord québécois pour enseigner, elle vit maintenant à London depuis 8 ans accompagnée par son mari et ses 2 enfants.
![]() |
L'enseignante |
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
Accueil | Acelf en bref | Construction identitaire | Concertation | Salle de presse
Revue Éducation et francophonie | Banque d'activités pédagogiques
Devenez membre | Liens | Plan du site | Contactez-nous