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Bonjour, Je m’appelle Émilie Gervais-Moreau. Je viens de Québec, j’ai 23 ans et je complète ma formation universitaire en enseignement. Je ferai un stage en Colombie-Britannique de janvier à mars 2009. J’adore les enfants, leur enseigner des choses et gérer plusieurs types de situations, d’où mon intérêt pour mon futur emploi, soit l’enseignement, et pour mes emplois d’étudiante : monitrice de natation et monitrice dans un camp de jour. Mes autres passions sont la musique, la lecture et la natation. Une de mes motivations à faire ce stage est de voyager. Les voyages font partie de ma vie depuis longtemps (l’Écosse, le Royaume-Uni, la France, la Thaïlande, la Nouvelle-Zélande et le Costa Rica). Ils me permettent de mieux me connaître et de découvrir d’autres cultures. Toutefois, mes principales motivations à participer à un stage en Colombie-Britannique sont de rencontrer des gens, de partager avec eux ce que j’ai appris en contexte québécois, mais surtout d’apprendre de leurs façons de faire. Revenue au Québec, je désire intégrer ce que j’aurai appris dans ma pratique enseignante. Ce qui m’intrigue aussi est comment le fait de vivre dans une communauté francophone peut colorer à la fois le vécu des enseignants et celui des élèves. J’ai hâte de m’envoler vers mon milieu d’accueil pour relever les défis qui m’y attendent! |
Émilie Gervais-Moreau
Étudiante au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université Laval
| Portrait de la communauté |
Mon stage se déroule à l’école Gabrielle-Roy, à Surrey, à une quarantaine de minutes de la ville de Vancouver. Avec plus de 452 000 habitants, Surrey est la douzième plus grande ville au Canada et la deuxième de la Colombie-Britannique. Le nombre d’habitants est en croissance continue. Même si j’habite à Vancouver, j’ai pu constater que les gens de Surrey sont chaleureux et heureux.
La ville de Surrey est considérée comme la capitale culturelle de la province. Plusieurs événements culturels se déroulent tout au long de l’année. Il y a, entre autres, le Bell Performing Arts Center où des spectacles sont présentés et le Surrey Art Gallery où les artistes exposent leurs oeuvres.
En plus de la culture, la nature est très présente dans cette communauté. Il y a plusieurs parcs (environ 600) et forêts qui permettent d’observer la beauté naturelle de la ville. Dans ces lieux, diverses activités peuvent être pratiquées comme la marche dans la nature, le vélo, l’observation des oiseaux, la pêche et le golf. Deux rivières passent dans la ville : Nickomekl et Serpentine. De plus, le tiers de la superficie de Surrey est consacrée à l’agriculture.
Vue des montagnes environnantes. |
Étant donné la grandeur de la ville, le nombre d’écoles est assez élevé : quatre-vingt-dix-neuf écoles primaires, dix-neuf écoles secondaires et vingt-trois écoles indépendantes. Les étudiants peuvent poursuivre leur éducation postsecondaire soit à l’Université Kwantlen Polytechnic ou à l’Université Simon Fraser.
Les gens peuvent s’informer sur les actualités de la région par l’entremise de sept journaux anglophones comme Cloverdale Reporter, The NOW et The Leader. Il existe un journal francophone, L’Express du Pacifique. Les francophones peuvent également se rencontrer par l’entremise de l’Association francophone de Surrey.
Le climat est assez clément avec une moyenne de 22 degrés Celsius l’été et de 5 degrés Celsius l’hiver. Pour survivre à l’hiver, il ne faut pas un manteau d’hiver bien chaud, mais un imperméable, des bottes de pluie et un parapluie parce qu’il peut tomber jusqu’à un mètre de pluie.
| Portrait de l’école |
L’école Gabrielle-Roy fait partie du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique ,qui comporte une quarantaine d’écoles francophones primaires et secondaires. Cette école est située au coin de la 132e rue et de la 69e avenue.
L’école reflète bien la communauté. Plusieurs ethnies sont présentes parmi les élèves mais aussi parmi les membres du personnel. Les échanges culturels sont donc nombreu,x ce qui permet aux personnes de développer une plus grande culture générale.
Une autre caractéristique de l’école est que les élèves peuvent faire toute leur éducation préuniversitaire à la même place. En effet, les cours sont offerts de la maternelle jusqu’à la douzième année. Il est certain que des différences s’observent entre le primaire et le secondaire. Au primaire, les élèves ont très peu d’enseignants (un titulaire, un enseignant de musique et un enseignant d’anglais) alors qu’au secondaire chaque enseignant enseigne sa matière. En plus, l’horaire des classes diffère.
Une des particularités du programme en Colombie-Britannique est que les élèves doivent faire trente minutes d’activité physique par jour. Cette mesure a été instaurée pour prévenir l’obésité et pour améliorer la santé des élèves.
Différents événements se déroulent tout au long de l’année qui rassemblent tous les élèves et les membres du personnel : le mois contre l’intimidation en février, la semaine de la francophonie en mars, la semaine interculturelle au mois de mai, la dictée PGL, la collecte de fonds pour Variety, un organisme venant en aide aux enfants de la Colombie-Britannique, etc.
École Gabrielle-Roy. |
| Portrait de la classe d’accueil |
Dans ma classe de stage, il y a vingt et un élèves qui sont presque tous d’origine différente. Certains proviennent du Pérou, du Cameroun, de l’Inde, de la France, de l’Afghanistan, du Québec, des provinces du centre du Canada, etc. Le français est souvent leur deuxième ou leur troisième langue. Un des défis de mon enseignante est de se faire comprendre par tous ses élèves même si le vocabulaire utilisé dans les différentes matières peut parfois être complexe. Il y a quelques élèves qui ont des difficultés scolaires et qui sont suivis par des spécialistes. En français et en mathématiques, ils ont un programme modifié.
Les élèves sont très sympathiques. Ils embarquent facilement dans les projets. Plusieurs sont toujours prêts à aider et à apprendre, ce qui rend le climat de classe positif. Il y a toujours de l’humour pour détendre l’atmosphère. La plupart des élèves sont très autonomes. Ils sont responsables du travail qu’ils doivent effectuer.
Ma classe. |
Un des outils pédagogiques très utilisés est l’ordinateur. Il est employé notamment pour la consultation du plan de travail qui est sur le site de la classe. Les élèves utilisent également l’ordinateur pour la recherche d’informations et pour la rédaction de travaux.
La coopération est une approche importante pour mon enseignante. Une des façons de percevoir la coopération dans la classe est l’aménagement de la classe. Les bureaux sont placés en équipes. Chaque équipe amasse des points dans le but de gagner une récompense. La coopération se voit également par la réalisation de travaux d’équipes. Les élèves sont ainsi portés à s’entraider et à aider les plus faibles.
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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