![]() |
Bonjour! Mon nom est Julie Lacombe et j’ai 21 ans. J’ai grandi à Gatineau, au cœur de la région de l’Outaouais. J’en suis à ma troisième année au baccalauréat en enseignement au secondaire dans le profil science et technologie. Je suis une fille dynamique et souriante qui adore la nature et les enfants. Mes intérêts sont orientés non seulement vers les sciences, mais aussi vers les arts visuels. J’aime particulièrement les sports de plein air tels que le ski de fond, le canot et les randonnées en forêt, qui me permettent de me détendre tout en contemplant de magnifiques paysages. Cet automne, j’aurai la chance de m’envoler vers le nord de la Saskatchewan pour effectuer un stage en enseignement. Les régions des Prairies me sont tout à fait inconnues et regorgent de richesses sur les plans culturel et humain que j’ai bien hâte de découvrir. |
Cette nouvelle aventure me sera sans aucun doute très profitable, puisque je pourrai enrichir mes connaissances sur les méthodes d’enseignement et me familiariser avec le cadre d’apprentissage qui prévaut dans les autres provinces canadiennes. J’aurai également l’occasion de comprendre les enjeux auxquels doit faire face la communauté fransaskoise, travaillant sans cesse à la défense de ses droits pour sauvegarder son identité et son héritage.
Je suis persuadée que ce nouveau défi sera des plus formateurs!
Julie Lacombe
Étudiante en enseignement au secondaire, profil science et technologie
Université de Sherbrooke
| Mon expérience en Saskatchewan |
C’est au coeur de la ville de Prince Albert, au nord de la Sasksatchewan, que j’ai réalisé mon troisième stage en enseignement au secondaire. Les Fransaskois qui résident dans cette ville ne constituent qu’une petite fraction des 40 000 habitants, mais ils sont toujours très actifs dans la promotion de leur langue. Voici donc comment se sont déroulées mes six semaines dans l’ouest du pays.
| Un accueil bien chaleureux |
Dès notre arrivée, nous avons été très bien accueillies par le directeur de l’école Valois, M. Michaud, qui nous a fait découvrir plusieurs particularités de la vie et de l’enseignement francophone en Saskatchewan. Dans un premier temps, il est venu nous chercher à Saskatoon pour se rendre à Prince Albert. Ce qui m’a le plus impressionnée en route, c’est la rupture très marquée entre les plaines du sud et les vallées et la forêt boréale qui caractérisent le nord. Les paysages étaient plutôt différents de ceux auxquels je m’attendais. M. Michaud m’a informée qu’il y avait au-delà de 100 000 lacs dans le nord. J’avais bien hâte de découvrir les richesses cachées du Nord de la Saskatchewan…
Dans un deuxième temps, j’ai rencontré la dame chez qui Yvonne et moi allions habiter. Elle travaille pour le Carrefour fransaskois, organisation communautaire dont les bureaux sont accolés à l’école Valois. L’ambiance chez Arlette et Grant Laird était très paisible, car la maison était plutôt éloignée de la ville. En échangeant avec ma famille d’accueil, j’ai pu non seulement perfectionner mon anglais, mais aussi apprendre énormément au sujet de l’histoire des francophones en Saskatchewan et des villages environnants dont certains sont majoritairement francophones. J’ai pu constater que les valeurs familiales et religieuses sont très priorisées dans cette communauté. Plusieurs activités étaient organisées pour regrouper les francophones, comme un souper de Noël et une pièce de théâtre. Enfin, les membres de la communauté, notre famille d’accueil ainsi que tout le personnel de l’école Valois ont contribué à notre intégration au sein de la vie fransaskoise de Prince Albert.
![]() |
Arlette Lemire et Grant Laird, qui m’ont hébergée dans leur superbe maison. |
| Une école très animée |
L’école Valois regroupe 91 élèves de la maternelle à la 12e année et 13 élèves de prématernelle. Au primaire, les classes sont jumelées et comprennent une vingtaine d’élèves. Au secondaire, on retrouve une trentaine d’élèves, et quatre enseignants se partagent les matières, dont le directeur, qui enseigne à 50%.
![]() |
L’école Valois à Prince Albert. |
Quelques cours sont offerts via la vidéoconférence afin de permettre aux élèves du secondaire de choisir parmi un plus grand éventail de cours. Le jour 10, les élèves du secondaire pouvaient choisir d’aller prendre un cours en français à l’extérieur de l’école dans un milieu de travail. Des cours de couture ou de cuisine étaient aussi offerts à l’école. En ce qui concerne les activités en dehors des heures de cours, on retrouve une troupe de théâtre, une équipe de volley-ball et trois équipes de hockey-salon formées pour le tournoi qui a lieu chaque année entre les différentes écoles francophones de la Saskatchewan. Durant notre séjour, nous avons eu la chance d’accompagner les équipes à Regina pour le tournoi annuel.
![]() |
Tournoi de hockey-salon à l’école Monseigneur-de-Laval à Regina. |
Mis à part les élèves, la salle des enseignants est accessible à tous, tant aux membres du personnel de soutien qu’aux chauffeurs d’autobus. Il règne à l’école Valois une ambiance très agréable, respectueuse et presque familiale. Tout le monde se connaît et semble bien s’apprécier. Certaines familles sont très impliquées dans la vie de l’école et quelques parents choisissent d’envoyer leurs enfants à cette école même s’ils habitent à 45 minutes de l’école, tout cela pour conserver l’identité francophone de leurs enfants. Chaque année, les élèves préparent un concert de Noël haut en couleur auquel au moins 200 parents et amis viennent assister. La dernière semaine avant les vacances, la magie de Noël était bien présente à l’école.
![]() |
Concert de Noël, classe de 1re et 2e année de Mme Paquette. |
| Un stage mémorable |
Notre enseignant associé, Raymond Boutin, enseigne pratiquement à tous les élèves de l’école à l’exception des élèves de prématernelle et de la classe de 4e et 5e année. En fait, les enseignants doivent tous enseigner plus d’une matière et ont peu de périodes libres, ce qui rend la tâche plutôt lourde. Pour ma part, j’ai pris en charge les cours de sciences naturelles à la classe de 8e et 9e année, les cours de mathématiques de 10e et 11e année, les cours d’éducation physique de la 1re à la 3e année et quelques cours de religion.
![]() |
Groupe de 8e et 9e année après une expérience de chimie! |
Je devais donc utiliser des méthodes très différentes pour enseigner à des élèves de 7 ans et à des élèves de 16 ans. Pour les plus jeunes, la compréhension du français n’était pas toujours facile; le non verbal et le choix des mots moins compliqués étaient importants. Avec les plus vieux, il fallait porter une attention particulière au respect du règlement concernant la langue. En fait, les élèves sont tenus de parler français en tout temps dans l’école. Mon enseignant associé, qui doit faire souvent la transition entre un groupe de tout-petits et un groupe de plus vieux, me disait souvent : « Il faut démotiver les jeunes et motiver les grands! ». J’ai donc pu percevoir l’importance d’être très polyvalent quand on enseigne en milieu minoritaire comme à l’école Valois.
![]() |
Yvonne et moi avec M. Boutin, notre enseignant associé (à gauche) et M. Michaud le directeur (à droite). |
Enfin, je peux dire que ce stage m’a apporté énormément et j’ai adoré apprendre avec des gens qui croient en ce qu’ils font et qui savent partager leur passion pour l’enseignement!
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
Accueil | Acelf en bref | Construction identitaire | Concertation | Salle de presse
Revue Éducation et francophonie | Banque d'activités pédagogiques
Devenez membre | Liens | Plan du site | Contactez-nous