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Revue Éducation et francophonie

STAGES EN ENSEIGNEMENT DANS
LES COMMUNAUTÉS FRANCOPHONES

Maxime Gaudreau - Saskatchewan - 2008-2009

Maxime Gaudreau

Bonjour!

Je m’appelle Maxime, j’ai 21 ans et j’étudie pour la troisième année en enseignement des mathématiques au secondaire à l’Université de Sherbrooke.

Depuis ma naissance, je demeure à Sherbrooke. J’ai donc développé une grande fierté de ma ville. Toutefois, depuis le début de mon baccalauréat, j’ai un goût pour l’aventure, la découverte et le voyage.

Ainsi, lorsque j’ai su qu’un stage à l’étranger s’offrait à moi dans le cadre de mon troisième stage, j’ai succombé! J’ai donc opté pour un stage dans un milieu francophone de la Saskatchewan.

Ce stage me permettra d’enrichir mes expériences en enseignement puisque le contexte scolaire sera, d’après moi, bien différent de celui du Québec. Ce contexte m’aidera à définir mon identité professionnelle et à développer ma capacité d’adaptation.

 

Par ailleurs, j’ai hâte de découvrir la culture des Fransaskois et de leur faire découvrir la mienne. Je suis certain que le contexte de communauté francophone me rendra encore plus fier de ma langue et me poussera à la promouvoir encore plus.

Dans quelques jours, je vivrai mon baptême de l’air et un agréable choc culturel et professionnel. J’en suis fébrile!

Maxime Gaudreau

Étudiant en enseignement des mathématiques au secondaire

Université de Sherbrooke

 

Gravelbourg

 

Située dans le sud de la Saskatchewan, la ville de Gravelbourg compte environ 1100 habitants et s’étale sur un peu plus de trois kilomètres carrés. Fondée en 1906, la ville était alors composée de plusieurs groupes ethniques provenant d’autres provinces du Canada, des États-Unis et de l’Europe. Ainsi, il existait, au départ, une grande diversité de langues et de religions dans la ville. En 1913, le père Louis-Joseph-Pierre Gravel, qui prêtera son nom à la ville, s’y installe et travaille d’arrache-pied pour favoriser l’immigration francophone et la création d’institutions françaises. Son travail n’aura pas été vain puisqu’aujourd’hui, la population se compose majoritairement de francophones et d’anglophones catholiques. Il est donc relativement facile d’obtenir un service en français dans les institutions de Gravelbourg.

 

La rue principale de Gravelbourg.
La rue principale de Gravelbourg.

 

Malgré la petite population de la ville, tous les services essentiels y sont présents. De plus, vu la petitesse de la ville, ils sont facilement accessibles en peu de temps. Gravelbourg possède, entre autres, des installations dans les domaines de la santé, des services publics, de la culture, des loisirs et de l’éducation. D’ailleurs, la ville offre trois types d’écoles : anglophone, d’immersion et francophone. C’est dans l’école francophone, l’école secondaire Collège Mathieu, que j’ai eu la chance de faire mon stage.

 

La cathédrale de Gravelbourg.
La cathédrale de Gravelbourg.

 

Durant mon séjour, j’ai été hébergé par le directeur de l’école, M. Miles Muri, et sa famille. L’hébergement chez la famille Muri m’a permis d’en apprendre un peu plus sur le contexte scolaire de la Saskatchewan, sur les défis auxquels fait face une direction d’école et sur la structure de mon école de stage. Par ailleurs, par leur générosité, mes hôtes m’ont permis de découvrir un peu plus les paysages et attraits de la province, mais aussi ceux des Rocheuses!

 

Notre famille d’accueil.
Notre famille d’accueil.

 

L’école secondaire Collège Mathieu

 

L’école secondaire Collège Mathieu est la seule école secondaire francophone de la Saskatchewan offrant aux élèves d’y être pensionnaires. Au moment de mon stage, l’école accueillait 24 élèves, de la 8e à la 12e année. L’école enseignait autrefois à beaucoup plus d’élèves puisqu’elle était la seule à offrir une éducation en français dans l’ouest du Canada. Avec la construction de plusieurs écoles francophones dans chaque province, la clientèle de l’école est devenue plus rare.

 

L’entrée principale de l’école secondaire Collège Mathieu.
L’entrée principale de l’école secondaire Collège Mathieu.

 

Quoi qu’il en soit, les élèves actuels de l’école sont fiers de la fréquenter et profitent de beaux avantages. Par exemple, les élèves bénéficient d’un très grand espace et d’équipement utile (gymnase double, salle d’entraînement, laboratoires de sciences, classes de cours à distance, instruments de musique, ordinateurs portables, etc.). Le fait que l’école ne compte que 24 élèves fait que l’ambiance y est très familiale et qu’il est possible de connaître personnellement les élèves. Par ailleurs, les activités parascolaires sont très fréquentes à l’école, en partie du fait qu’il y est important de divertir les pensionnaires et de les faire sortir du contexte scolaire. J’ai participé à plusieurs de ces activités, telles qu’une sortie à Moose Jaw, un camp de leadership en plein air et une fête de Noël.

 

Les élèves en action au camp de leadership.
Les élèves en action au camp de leadership.

 

Il est intéressant de constater que, comme dans la plupart des écoles fransaskoises, les enseignants sont appelés à enseigner plusieurs matières. La tâche enseignante nécessite donc beaucoup de planification, mais le contexte de classe fait oublier bien vite le temps investi. À l’école secondaire Collège Mathieu, le personnel de l’école travaille en collaboration pour mener à terme les tâches enseignantes, administratives et parascolaires, et ce, pour le bien-être des élèves. Par exemple, les enseignants, le travailleur social et le directeur se réunissent tous les lundis après l’école afin de traiter de certains sujets relatifs à l’école et aux élèves. Le petit nombre d’élèves permet au personnel de discuter de tous ceux pour lesquels des mesures doivent être mises en place afin de favoriser leur réussite. En somme, j’estime que cette école a su mettre sur pied un fonctionnement gagnant permettant au personnel, aux élèves, mais aussi aux stagiaires d’y apprécier leur passage.

 

La plupart des élèves et des membres du personnel à la fête de Noël.
La plupart des élèves et des membres du personnel à la fête de Noël.

 

Mes classes

 

Lors de mon passage de six semaines à l’école secondaire Collège Mathieu, j’ai eu la chance d’enseigner les mathématiques aux élèves de 10e et 11e année ainsi que la physique aux élèves de 11e et 12e année. J’ai donc été jumelé à M. Michel Forest, enseignant de mathématiques depuis 19 ans et à M. Daniel Dion, enseignant de sciences depuis un an. Même si ma formation universitaire se limite aux mathématiques, j’ai bien aimé expérimenter l’enseignement d’une autre matière. Cela m’a permis de développer des méthodes d’enseignement différentes et de favoriser l’intégration des disciplines dans mes cours.

 

Mes élèves de 10e année, M. Michel Forest et moi.
Mes élèves de 10e année, M. Michel Forest et moi.

 

Les classes auxquelles j’ai enseigné comptaient de cinq à huit élèves. Ainsi, j’ai été en mesure de connaître beaucoup plus mes élèves et de les aider de façon personnalisée. Mes deux enseignants associés m’ont bien guidé dans la compréhension des programmes et m’ont aidé lorsque j’en ai eu besoin. Il était plaisant de sentir que je ne dérangeais pas mais que notre relation était plutôt un bel échange entre passionnés de l’enseignement. En somme, je ne regrette aucunement d’avoir opté pour le stage à l’extérieur du Québec. J’en retire une belle expérience et de beaux souvenirs.

 

Mes élèves de 11e et 12e année, M. Daniel Dion et moi.
Mes élèves de 11e et 12e année, M. Daniel Dion et moi.

 

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