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Bonjour,
En effet, étant une passionnée de voyage, j’ai hâte de pouvoir découvrir une autre province de ce gigantesque pays dans lequel j’habite. De plus, je crois qu’enseigner dans une école où les enseignants comme les parents tentent de conserver la langue française dans un milieu anglophone est pour moi un privilège. J’ai hâte de pouvoir enseigner à des jeunes qui vivent une réalité à la fois si différente et si semblable de celle des jeunes d’ici. |
Étant très impliquée dans mon milieu, j’espère avoir la chance de m’impliquer dans celui qui sera le mien pour près de deux mois.
Je dois partir dans quelques jours, et j’ai très hâte de vivre cette belle aventure!
Valérie Nadeau
Étudiante en enseignement des mathématiques au secondaire
Université de Sherbrooke
| La communauté |
Lors de mon arrivée en Saskatchewan, nous avons tout d’abord été accueillis à l’aéroport par quelques membres de la communauté fransaskoise. Nous avons par la suite eu la chance de visiter Saskatoon et, enfin, de suivre une formation offerte par le Conseil des écoles fransaskoises sur le fonctionnement des écoles.
Mon stage s’est déroulé à Gravelbourg, une petite ville au sud de la Saskatchewan. Cette ville de 1100 habitants et qui a une superficie de 3,5 kilomètres carrés donne un avant-goût d’Europe dans les prairies.
La ville où nous avons été accueillis : Gravelbourg. |
La ville, malgré sa petite superficie, offre plusieurs services à ses habitants. En effet, il y a 4 écoles (2 écoles francophones et 2 écoles anglophones). De plus, il y a plusieurs activités offertes dans la ville (karaté, danse, patinage, hockey, natation, curling, scouts…).
Dès la première journée, nous avons eu la chance de visiter un peu la ville et de rencontrer quelques habitants, car il y a eu une cérémonie officielle pour le jour du Souvenir au centre communautaire.
Par la suite, comme la ville est petite, nous en avons visité rapidement les différentes parties. En effet, nous avons, dès la première fin de semaine, eu la chance de visiter tous les commerces qui se situent sur la rue principale, nommée la Main Street. Nous avons aussi pu visiter la cathédrale, une fierté des Gravelbourgeois.
Cathédrale de la ville. |
J’ai eu la chance lors de mon séjour là-bas d’assister à des activités offertes par la ville. Entre autres, j’ai visité les scouts de ville et participé à une de leur réunion. Par la suite, j’ai eu l’occasion d’assister à une pièce de théâtre présentée dans la cafétéria de l’école secondaire collège Mathieu.
| L’école |
J’ai eu la chance de faire mon stage à l’école secondaire Collège Mathieu (ESCM). C’est la seule école secondaire francophone de la Saskatchewan qui a un service de pensionnat. De plus, dans la même bâtisse, on y retrouve l’école Beau Soleil, une école primaire francophone. Ces deux écoles offrent donc aux parents francophones l’opportunité d’un enseignement francophone de la prématernelle à la 7e année (école Beau Soleil) et de la 8e à la 12e année (ESCM).
L’école secondaire Collège Mathieu. |
Cette année, le Collège Mathieu fêtait son 90e anniversaire. En effet, en 1918, le collège a ouvert ses portes et offrait donc à tous les élèves francophones de la Saskatchewan, de l’Alberta et du Manitoba une occasion de vivre et d’étudier dans un milieu francophone. À ce moment, en tant qu’établissement privé, le collège recevait tout près de 250 élèves. Par contre, avec les années, les provinces ont autorisé l’ouverture d’écoles francophones non privées dans les différentes villes de l’Alberta, du Manitoba et finalement de la Saskatchewan.
L’école fait donc maintenant partie du Conseil des écoles francophones de la Saskatchewan et du réseau public des écoles francophones.
On y retrouve présentement 24 élèves (en moyenne 5 par niveau). Parmi ces 24 élèves, la moitié sont internes et l’autre moitié, externes.
| La classe d’accueil |
Tout d’abord, il faut dire que comme l’école est plutôt petite, il ne faut pas nécessairement parler d’une classe d’accueil, mais d’une école qui nous a très bien accueillis.
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Les élèves et le personnel de l’école lors de la fête de Noël. |
En effet, durant mon stage, j’ai eu la chance de connaître toutes les personnes qui fréquentent l’école pour différentes raisons.
Entre autres, j’ai rencontré les différents enseignants dès mes premières minutes dans l’école. Ces quatre hommes forment un personnel enseignant qui sort du commun tant par son petit nombre que par sa participation à différentes activités parascolaires offertes aux jeunes. Durant mon stage, j’ai vu des enseignants s’impliquer dans une ligue de curling, dans un club de photo, dans l’entraînement d’élèves pour un tournoi de hockey, dans la préparation du bal de finissants, dans le conseil des élèves de l’école, dans l’entraînement des jeunes pour le volley-ball, dans un concours de bolides, etc.
J’ai aussi eu la chance de rencontrer le personnel non enseignant qui est pourtant très présent dans l’école. On y retrouve une conseillère pédagogique (mi-temps à l’ESCM et mi-temps à l’école Beau Soleil), une technicienne de loisir, une monitrice de langue, une bibliothécaire, un intervenant aussi responsable des résidences, plusieurs surveillantes au niveau des résidences, plusieurs personnes travaillantes à l’entretien de l’école et j’en oublie certainement.
De plus, j’ai été très bien accueillie par un directeur qui connaît chacun des élèves et qui prend le temps de leur parler et de rigoler avec eux. Il dirigeait une rencontre hebdomadaire où les enseignants et l’intervenant se rassemblent et se partagent de l’information sur les différentes activités à venir, mais aussi sur l’évolution des élèves.
Un rapide coup d'oeil au paysage... |
Finalement, ce sans quoi cette école n’existerait pas : les élèves. J’ai, durant mon séjour là-bas, rencontré, connu et parlé avec chacun des élèves. J’admire l’ouverture d’esprit qu’ils doivent avoir dû au petit nombre d’élèves qu’ils sont, car ils doivent parler et tolérer chacun des élèves de l’école, et ce, malgré une différence d’âge ou une différence de personnalité.
Pour conclure, je retournerais faire ce stage en Saskatchewan demain si je le pouvais. Je reviens grandie tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Cette expérience a été des plus enrichissantes tant grâce à l’ouverture d’esprit qu’à l’accueil des Fransaskois.
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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