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Bien le bonjour! Faisant partie de la communauté étudiante de l’Université de Sherbrooke, je me vois offrir la merveilleuse occasion de quitter mon milieu d’éducation afin d’aller représenter mon école dans une autre communauté francophone canadienne. En fait, il s’agit ici pour moi d’une expérience en enseignement qui va se dérouler dans l’Ouest canadien, soit en Saskatchewan. Étant un adepte de voyages et avare d’expériences hors Québec, j’ai une petite idée de ce que va m’apporter ce stage. En fait, au cours des quatre derniers étés, j’ai eu l’occasion d’agir en tant que moniteur en chef et assistant-directeur dans un camp de vacances anglophone et, chaque fois, j’en suis revenu grandi. Cette fois, j’ai l’opportunité de vivre une telle expérience qui me permettra d’en apprendre plus pour mon futur métier. Quelle chance! |
À vrai dire, je crois pertinemment que ce voyage me permettra d’ajouter des cordes à mon arc en termes de techniques d’enseignement. Comme dans bien d’autres domaines, les méthodes employées par les professionnels ont tendance à diverger de province en province. Alors, il s’agira ici pour moi d’ouvrir mes yeux et mon esprit afin de retirer le plus de bénéfices possible.
Par ailleurs, il va sans dire qu’apprendre à travailler avec un milieu tout à fait nouveau est un plus pour moi, car je serai inévitablement confronté à cette réalité lorsque je ferai mon entrée sur la scène professionnelle de l’enseignement.
En bout de ligne, j’ai hâte de quitter ma province pour aller en apprendre plus sur l’éducation à l’extérieur du Québec. Bref, apprendre à travailler avec une toute nouvelle équipe et de nouveaux partenaires sera une belle mise en scène afin de me préparer à mon entrée sur le marché du travail.
Vincent Nolet
Étudiant en enseignement au secondaire
Université de Sherbrooke
| Stage à l'École canadienne-française de Saskatoon |
En effectuant un voyage de la sorte, il va sans dire que j’en ai appris non seulement sur le fonctionnement scolaire de cette province mais aussi sur le mode de vie des gens d’une telle communauté. En fait, sortir de mon environnement de confort et de majorité m’a permis de m’ouvrir l’esprit sur les différentes batailles que doivent mener les francophones qui vivent à l’extérieur du Québec. Par ailleurs, de telles guerres de tranchées favorisent la construction d’une forte identité au sein d’une communauté minoritaire.
Avant de poser ma candidature pour participer à ce projet, je me doutais bien qu’il existait des écoles francophones à l’extérieur du Québec. Par contre, j’étais loin de me douter que la présence de ces écoles dans les communautés majoritairement anglophones ne s’est pas concrétisée en un jour. En fait, j’ai été surpris d’apprendre à quel point les Fransaskois ont dû trimer dur pour faire valoir leur droit à une éducation française. Par ailleurs, cela a mené à l’émergence de certains leaders en la matière et en vivant au cœur de cette communauté pendant six semaines, j’ai réalisé que cette cause les tient à cœur et que ces combats menés avec les diverses autorités concernées ont contribué à une reconstruction de leur identité en tant que personnes. Et personnellement, voir ce genre de personne aller est plus que remarquable. Afin de transmettre leur passion à leurs collègues, ces ardents défenseurs de la langue organisent des activités francophones telles que des sorties culturelles, des échanges avec d’autres étudiants francophones et ils ont même aménagé un local où les francophones peuvent se réunir pour relaxer et profiter au maximum de leur début de fin de semaine. Malgré le caractère plus effacé et inconnu de ces communautés minoritaires francophones, je dois avouer que celle présente à Saskatoon m’a plus qu’épaté. Par ailleurs, certaines de ces personnes sont également impliquées dans la commission scolaire française de cette province.
Comme je l’ai mentionné dans les lignes précédentes, cette communauté francophone est prête à accueillir des étudiants étrangers afin de leur faire découvrir l’environnement dans lequel ils vivent tous les jours. Par ailleurs, j’ai ressenti, et ce, dès mon arrivée, cette bonne volonté de leur part par l’intermédiaire de leur accueil qui était irréprochable. Que ce soit de la part de la haute direction ou bien simplement des autres membres du personnel enseignant ou de soutien, je me suis senti plus que le bienvenu dans cet établissement. Bien entendu, il y a toujours quelques problèmes administratifs qui surviennent, mais la direction et mes enseignants associés ont su faire fi de ces quelques imbroglios afin de me permettre de vivre une expérience des plus enrichissantes au niveau professionnel. En fait, je me sentais comme un nouvel arrivant dans une grande famille. De plus, il est plus facile pour une petite organisation de se serrer les coudes en temps de crise ou en temps dur afin de permettre à tous et chacun de ne pas trop souffrir de tels événements. Plus précisément, je fais ici référence au soutien moral et technique que tout l’établissement a su fournir à une jeune adolescente qui allait mettre au monde un futur francophone. Que ce soit en organisant des collectes de fonds pour l’aider à s’équiper pour bien prendre soin de son enfant ou bien en lui donnant du temps pour lui permettre de continuer à progresser dans ses études, j’ai vu une grande et remarquable collaboration de chacun des membres de l’équipe-école. Par ailleurs, une telle collaboration n’est pas seulement fournie à des élèves qui se retrouvent dans des situations aussi extraordinaires mais à tous les adolescents qui passent leur journée sur les bancs de cette école. Par le fait même, j’ai été plus que content de participer à un tel travail d’équipe. Dernièrement, il va sans dire que cet esprit d’équipe se fait aussi sentir lorsque vient le temps de faire respecter certaines règles de l’école comme la préconisation de la langue française en tout temps lors des heures de cours. Plus encore, une telle importance mise sur la langue se fait également à l’extérieur des murs de l’école. En effet, que ce soit lors des activités extrascolaires ou de sorties culturelles, les élèves doivent toujours s’exprimer en français. En tant que francophone qui est habitué de voir des gens s’exprimer en français au Québec ou bien opter pour la facilité en utilisant plutôt l’anglais, il était très agréable de voir une nouvelle génération faire des efforts pour utiliser ma langue maternelle. Plus encore, en plus de tout le dévouement que manifeste l’ensemble du personnel de l’école à l’égard des différents enjeux concernant la langue et l’éducation des futurs citoyens, les élèves aussi ont leur mot à dire dans le maintien d’une atmosphère aussi agréable.
Pour ma part, j’ai eu la chance de travailler dans trois locaux de classe différents. Par ailleurs, chacune de ces classes était respectivement composée de 16 élèves de 8e année, de 9 élèves de 10e année et de 12 élèves de 12e année. Première impression : quelles petites classes! Deuxième impression : quels charmants élèves! Tout comme je l’ai mentionné brièvement dans le paragraphe précédent, il est toujours agréable de pouvoir tisser des liens significatifs avec les élèves qui sont assis en face de nous et qui nous écoutent. Personnellement, je crois que c’est une des plus belles récompenses que peut obtenir un enseignant, soit savoir gagner le respect et l’amitié des jeunes qui assistent à son cours. Par ailleurs, une telle relation est plus facile à bâtir avec une dizaine d’individus qu’avec une trentaine d’entre eux. Une fois cette première étape franchie, il devient plus facile de susciter la participation de tous afin de hausser le niveau de dynamisme de la classe. Avec moins de discipline à faire, il est possible d’explorer plusieurs différentes méthodes d’enseignement et c’est un scénario rêvé pour tout stagiaire qui fait encore ses premiers pas en enseignement. Même si ces groupes d’élèves agissaient plus en termes de cobayes à mes nouvelles méthodes, ils ont su conserver une attitude positive face à mon enseignement en conservant un bon niveau de participation. Par ailleurs, cette bonne relation n’avait pas seulement lieu entre les élèves et moi, mais elle était également de mise avec mes deux enseignants associés. En fait, ils ont fait preuve d’une grande ouverture et d’une grande confiance à mon égard et je leur en suis encore reconnaissant à ce jour. Bref, mon stage s’est déroulé dans les conditions idéales afin d’en assurer la réussite.
Finalement, tout s’est passé pour le mieux pour moi dans ce nouvel environnement. En passant de la famille qui m’a hébergé pendant ces six semaines aux conditions de travail, tout était pratiquement parfait. Bien entendu, il m’a fallu une période d’adaptation et ce fut une épreuve relativement ardue. Par contre, je ressors satisfait de mon expérience et, si c’était à refaire, et bien je profiterais à nouveau d’une telle occasion.
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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