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Bonjour! Je m’appelle Yvonne Buhlmann, j’ai 24 ans et j’ai grandi dans le petit village de St-Cyrille de Wendover près de Drummondville. J’étudie présentement en troisième année au baccalauréat en enseignement des sciences au secondaire à l’Université de Sherbrooke. C’est avec grand enthousiasme que je m’envole cette année vers la Saskatchewan pour y vivre une expérience incroyable en enseignement dans les communautés francophones. Vivre une expérience d’enseignement dans un cadre autre que québécois, découvrir une nouvelle province canadienne et surtout comprendre les défis des communautés qui se battent pour la sauvegarde de leur culture sont autant de raisons qui m’ont poussée à postuler pour faire ce stage en Saskatchewan. J’ai aussi très hâte de découvrir un coin de mon propre pays que je ne connais pas du tout. |
Je suis une fille qui adore le plein air, les voyages et, bien sûr, l’enseignement! J’adore aussi avoir à m’adapter à de nouvelles situations et j’ai donc très hâte d’atterrir en Saskatchewan et d’entamer cette belle aventure.
Yvonne Buhlmann
Étudiante en enseignement des sciences au secondaire
Université de Sherbrooke
| La communauté de Prince Albert |
Prince Albert est une ville d’environ 35 000 habitants qui se situe à 150 km au nord de Saskatoon. C’est la dernière grande ville au nord de la province. Sa population est majoritairement anglophone. Il y a cependant une minorité francophone qui y vit. Les familles francophones ou exogames (un parent francophone et l’autre anglophone) peuvent envoyer leurs enfants à l’école francophone ou encore dans une école d’immersion française. L’école francophone de Prince Albert est l’école Valois et c’est dans cet établissement que j’ai fait mon stage de six semaines.
Contrairement aux clichés véhiculés par la majorité des gens, la Saskatchewan n’est pas seulement un pays de plaines à l’infini. La ville de Prince Albert se situe dans la zone de transition entre les prairies et la forêt boréale. On y retrouve donc un paysage complètement différent de ce qu’on imagine habituellement de la Saskatchewan. À 100 km au nord se trouve le parc national de Prince Albert. C’est donc la forêt boréale à perte de vue et les innombrables lacs sans oublier les wapitis.
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Wapiti dans le parc national de Prince Albert. |
| L’école Valois de Prince Albert |
L’école Valois a été mon école d’accueil pour mon stage de six semaines. Cette école compte près de 100 élèves de la maternelle à la 12e année. L’ambiance qui y règne est très chaleureuse et familiale. L’atmosphère se démarque beaucoup de nos grandes polyvalentes québécoises. En six semaines j’ai eu le temps d’apprendre le nom de presque tous les élèves de l’école, peu importe leur niveau scolaire !
Le bâtiment qui abrite l’école accueille aussi la Société canadienne-française de Prince Albert, qui est un centre pour la communauté francophone de Prince Albert. Il y a donc plusieurs activités organisées dans une année pour offrir aux Fransaskois de Prince Albert l’opportunité de protéger leur culture et de la transmettre à leurs enfants.
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Le bâtiment de l’école Valois et de la Société canadienne-française de Prince Albert. |
L’école Valois fait aussi partie d’un vaste réseau d’écoles francophones qui couvre la province entière. Ce réseau porte le nom de Conseil des écoles fransaskoises (CÉF). Afin d’offrir aux jeunes de ces écoles des activités francophones, le CÉF organise des activités qui rassemblent les écoles fransaskoises. J’ai eu la chance d’accompagner les jeunes de la 6e à la 12e année de l’école Valois à l’une de ces activités. Nous sommes allés à un tournoi de hockey salon à Regina. Ce tournoi s’échelonnait sur 2 jours et offrait une belle opportunité à nos jeunes de socialiser avec les jeunes des autres écoles. Je me suis rendu compte que les écoles du CÉF forment une grande famille et que même si elles sont très éloignées, les élèves se connaissent grâce aux activités organisées pour les rassembler.
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L’équipe des Gaulois de Valois au tournoi de hockey salon à Regina. |
En plus des activités organisées par le CÉF, l’école Valois organise elle-même beaucoup d’activités à l’interne. C’est d’ailleurs l’une des choses qui m’a marquée dès mon arrivée à l’école : le nombre impressionnant d’activités extrascolaires ! Que ce soit le patinage, les activités de prévention, le théâtre, les célébrations religieuses ou encore le concert de Noël, il y avait toujours une activité en cours ! Cela rendait le milieu très dynamique et intéressant.
| Mon enseignant associé et mes classes de stage |
Dans le cadre de mon stage à l’école Valois, j’ai été jumelée avec M. Raymond Boutin, qui enseigne à cette école depuis plusieurs années déjà. Julie Lacombe, qui était ma co-stagiaire, et moi nous sommes partagé la tâche de M. Boutin. En prenant la moitié de la tâche de M. Boutin, j’ai eu la chance d’enseigner à plusieurs niveaux et plusieurs matières. J’ai donc enseigné la physique au groupe de 10e - 11e - 12e année, les sciences au groupe de 6e et 7e année, l’éducation physique au groupe de maternelle et quelques cours d’éducation physique en 2e et 3e année. Bref, je me suis vite rendu compte que la tâche d’un enseignant de l’école Valois est beaucoup plus diversifiée que celle d’un enseignant dans une polyvalente au Québec ! J’ai adoré mon expérience d’enseignement à l’école Valois. Puisque les classes sont petites (environ 10 élèves par classe au secondaire), il est beaucoup plus facile d’aider les élèves dans le besoin et il est aussi beaucoup plus facile d’apprendre à connaître les jeunes rapidement.
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Avec ma classe de physique 10e - 11e - 12e année, et mon enseignant associé M. Boutin. |
Avec ma classe de maternelle. |
Au cours de ce stage, j’ai pu comprendre un peu mieux le milieu minoritaire dans lequel évoluent les jeunes de l’école Valois. Les jeunes qui entrent à l’école ne parlent pas toujours le français puisque la majorité d’entre eux proviennent de familles exogames. Il n’était pas rare que j’aie à m’exprimer avec beaucoup de gestes avec les jeunes de la maternelle puisque ceux-ci ne parlaient pas toujours bien le français, certains suivaient aussi des cours de francisation offerts par l’école.
Je crois que le stage que je viens de vivre m’a permis de développer beaucoup de compétences utiles à ma future carrière en enseignement. Plus particulièrement, ce stage a mis à l’épreuve ma capacité d’adaptation à de nouvelles situations. Mon enseignant associé ainsi que tout le personnel de l’école m’ont aidée durant ce stage en facilitant mon intégration au sein de la vie scolaire.
Pour terminer, je dirais simplement que j’ai adoré mon expérience en Saskatchewan et particulièrement le fait de pouvoir enseigner dans un milieu complètement différent de celui du Québec. Cela m’a ouvert l’esprit sur la réalité que vivent les francophones d’une autre province.
Voilà, maintenant le stage est terminé et je suis de retour au Québec. Cependant, qui sait, un jour peut-être j’enseignerai dans une école francophone en milieu minoritaire !
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Les élèves de l’école Valois au concert de Noël. |
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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