B@P - Banque d'activités pédagogiques
Revue Éducation et francophonie

STAGES EN ENSEIGNEMENT DANS
LES COMMUNAUTÉS FRANCOPHONES

Ariane Thibault - Yukon - 2008-2009

Ariane Thibault

Bonjour!

Je me nomme Ariane Thibault, étudiante de 21 ans en éducation préscolaire et en enseignement primaire à l’Université du Québec à Rimouski remplie de joie de vivre. Je viens de Cabano dans la belle région du Témiscouata.

Je suis une jeune femme passionnée, responsable, généreuse et très impliquée. Mon dynamisme contagieux me permet de travailler dans une atmosphère positive et productive. Je suis passionnée par la musique, les sports et l’aide humanitaire. Je souhaite pouvoir m’envoler en Afrique pour offrir mon soutien aux personnes démunies.

Pleine d’ambition, j’ai toujours voulu voyager, et mon périple commencera en mars au Yukon, pour mon stage 3. Cette expérience unique me permettra de parfaire mes connaissances en terrain inconnu. La diversité culturelle à laquelle je serai confrontée sera un enrichissement pour ma carrière professorale. C’est une expérience qui me permettra non seulement de donner, mais aussi de recevoir beaucoup. C’est une occasion en or qui me permettra de voir un nouvel aspect de l’enseignement et de faire de moi une enseignante encore plus compétente qui reviendra avec un bagage professionnel important.

 

Ariane Thibault
Étudiante en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski

 

 

Quelle belle aventure qui a commencé depuis maintenant près de trois semaines au nord du Canada dans la belle région du Yukon! Les décors époustouflants nous laissent sans voix et ne font qu’agrémenter mon séjour en terres nordiques. Voici donc, après une vingtaine de jours en milieu yukonnais, un portrait de cette communauté qui m’a accueillie à bras ouverts.

La communauté

 

Whitehorse – Vue du quartier RiverdaleWhitehorse – Vue du quartier Riverdale.

La communauté du Yukon est très majoritairement anglophone. Malgré tout, les résidents qui parlent français se taillent une place importante dans la capitale. Plusieurs organismes francophones ont leur pied à terre à Whitehorse, facilitant ainsi les services offerts en français dans cette ville nordique. L’Association franco-yukonnaise, communément appelée l’AFY, est selon moi un pilier très important pour le maintien des différentes activités socio-culturelles. Depuis mon arrivée, j’ai déjà été faire un tour aux différentes activités présentées par l’AFY et je trouve agréable de pouvoir rencontrer d’autres francophones et aussi de voir les membres de mon école d’accueil à l’extérieur de ses murs.

La communauté yukonnaise est très ouverte, humaine et chaleureuse. Les résidents ont une ouverture d’esprit et une compréhension envers les personnes qui se débrouillent moins bien en anglais et envers les nouveaux arrivants. Leur sympathie, leur hospitalité et leur souci d’aider ont rendu mon début de séjour très plaisant et agréable. C’est une petite ville très paisible jusqu’à présent, mais elle s’animera lorsque le solstice s’amènera. Étant donné le contexte géographique de la région, les habitants de Whitehorse pratiquent de nombreux sports en plein air. Les membres de l’école Émilie-Tremblay sont aussi très actifs. Ainsi, la capitale yukonnaise est une belle région où il fait bon vivre et s’impliquer activement.

L’école

 

Mon école de stage : l’école Émilie-Tremblay.Mon école de stage : l’école Émilie-Tremblay.

Mon école d’accueil se nomme l’école Émilie-Tremblay en l’honneur de la toute première femme francophone qui a foulé les terres yukonnaises durant les années de la ruée vers l’or du Klondike. Elle est la seule école francophone de la belle région de Whitehorse. Cependant, le français a aussi sa place dans les écoles d’immersion de la capitale. L’école Émilie-Tremblay regroupe sous un même toit les différentes classes du préscolaire, du primaire et du secondaire. On y retrouve aussi deux classes qu’on nomme « Jardin d’Émilie » et qui accueillent les élèves de trois à cinq ans. C’est un excellent départ pour la maternelle, surtout dans ce milieu minoritairement francophone, selon moi. Elles équivalent au niveau prématernelle que l’on retrouve au Québec. On retrouve aussi la garderie francophone Le Petit Cheval Blanc située à côté de l’école. L’école Émilie-Tremblay a la chance, d’une certaine manière, d’être la seule école de l’unique commission scolaire francophone de la capitale. En effet, elle bénéficie de nombreux avantages financiers qui lui permettent de fournir aux différentes classes des outils et du matériel nécessaires à la bonne réussite des élèves. Ce qui m’a le plus surprise lors de mes deux premières semaines, c’est de voir le nombre important de personnel travaillant dans cette école. Plusieurs spécialistes sont présents pour les différents besoins des élèves. C’est une école humaine où il fait bon d’être, du moins en ce qui me concerne, en tant que stagiaire. Le personnel m’a intégrée rapidement dans le milieu scolaire et j’ai l’impression qu’il me donne une place importante et je l’apprécie énormément

L’école prône « une éducation globale et de qualité, en français langue première, [...] qui respect[e] [ses] valeurs de respect, de responsabilité, d’engagement, de fierté et de rigueur1 ». De plus, elle travaille aussi sur « l’affirmation culturelle francophone2 ». Les nombreux projets implantés et les interventions des différents spécialistes permettent d’atteindre ces buts. Le personnel engagé, compétent et sensible aux besoins des différents élèves, est, je crois, le pilier de la réussite de ces programmes mis à la disposition des élèves. On comprend qu’étant donné la minorité de francophones à Whitehorse, les classes de cette école sont peu nombreuses. Ainsi, le ratio enseignant-élèves est très intéressant et bénéfique pour tous. Certaines écoles québécoises ont de quoi être jalouses du nombre d’élèves présents dans les classes.

1 École Émilie Tremblay, Notre mission, [En ligne]. [http://www.eet.csfy.ca/fr/29/128] (Page consultée le 30 mars 2009).

2 Ibid.

Classe d’accueil

 

Bienvenue dans la classe de maternelle des Petites Vaches de l’école Émilie-Tremblay! On y retrouve madame Caroline, une enseignante disponible, attentive aux différents besoins des élèves, sympathique, et 12 élèves (6 filles et 6 garçons) tous aussi attachants, brillants et dynamiques les uns que les autres.

La classe de maternelle : Les petites vaches.La classe de maternelle : Les petites vaches.
 

L’école Émilie-Tremblay a la chance d’avoir de grandes salles de classe aérées et éclairées par de grandes fenêtres. C’est une maternelle très fonctionnelle, équipée et adaptée, puisqu’on y retrouve une salle de bain pour enfants, un évier adapté, des tables, des chaises et beaucoup de rangement ajusté à la grandeur des élèves. C’est une classe remplie de matériel, de jeux éducatifs de toutes sortes et pour tous les goûts. La classe de maternelle est divisée selon les différents ateliers offerts. Certaines rotations et changements sont effectués durant l’année par rapport aux ateliers pour donner un vent de nouveauté à la classe.

La classe de maternelle : Les petites vaches.La classe de maternelle : Les petites vaches.
 

L’horaire de la classe de maternelle de madame Caroline est flexible et ô combien rempli! On retrouve des périodes de détente, de mathématiques, de science, de cuisine, d’atelier, de lecture de contes, de causerie, etc. Il s’y ajoute des périodes de musique et d’éducation physique et des ateliers de français. En effet, étant donné les nombreuses familles exogames dans cette école, nous retrouvons un programme d’enrichissement de la langue qui est, selon moi, très efficace. Ainsi, tous les élèves de la classe de madame Caroline ont la chance d’avoir des ateliers de français tous les jours de la semaine.

L’endroit où se fait la routine du matin.L’endroit où se fait la routine du matin.
 

En lien avec le thème de la classe, soit les vaches, on retrouve Pistache, une petite vache aimée de tous et vivant dans la classe. Elle est présente pour les colères, les peines et les différents besoins des élèves. De plus, les élèves ont la chance, lorsqu’ils sont l’étoile de la journée, d’amener Pistache à la maison. C’est une fierté de pouvoir passer du temps avec elle à leur demeure. De plus, chaque élève doit, à l’aide d’un parent, compléter le journal de Pistache pour suivre les différentes aventures qu’elle vit dans chacune des familles.

Quelques « jumelles » de Pistache lorsque cette dernière n’est pas disponible.Quelques « jumelles » de Pistache lorsque cette dernière n’est pas disponible.
 

Cette expérience de stage dans un milieu minoritairement francophone est très formatrice. J’ai la chance de voir une autre réalité par rapport à notre langue. Depuis maintenant trois semaines, je m’implique aux côtés de mon enseignante associée, de madame Clémence Roy, chargée de l’enrichissement de la langue, et de monsieur Christian Lesage, psychoéducateur, pour instruire, guider et accompagner les élèves dans leurs apprentissages et dans leur vie scolaire, personnelle et sociale. C’est un milieu stimulant non seulement pour les élèves, mais aussi pour les enseignants et les stagiaires.

Accueil | Acelf en bref | Construction identitaire | Concertation | Salle de presse
Revue Éducation et francophonie | Banque d'activités pédagogiques
Devenez membre | Liens | Plan du site | Contactez-nous