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Bonjour, Je m’appelle Émilie Germain et j’ai 24 ans. J’habite la grande ville de Québec, un endroit où l’histoire rencontre une beauté unique. Je complète également ma troisième année au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire à l’Université du Québec à Rimouski au campus de Lévis. Ayant initialement une technique en éducation spécialisée, ces études m’ont permis de travailler longtemps avec des enfants ayant une déficience intellectuelle et/ou physique. J’ai aussi accompagné des enfants vivant avec des difficultés d’adaptation en garderie, et ce travail a fait renaître mon désir de devenir enseignante. En mars prochain, j’aurai la chance de m’envoler vers Calgary pour effectuer un stage dans une maternelle. Ce voyage d’études représente une belle occasion de vivre de nouvelles expériences autant sur le plan personnel que professionnel. Je me sens prête à relever ce défi afin de repousser mes limites personnelles. En terminant, cette expérience me permettra d’enrichir ma valise pour effectuer mon long voyage dans le monde de l’enseignement. Je crois que ce stage pourra aussi m’ouvrir des portes inconnues après l’obtention de mon diplôme. Qui sait où ce projet pourra m’amener? J’ai très hâte de plonger dans cette grande aventure! Attendez-moi; j’arrive dans quelques semaines!
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Émilie Germain
Étudiante en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski
| Le portrait de ma ville d’accueil |
Ville de Calgary en saison estivale.J’ai la chance de vivre mon expérience multiculturelle dans la plus grande ville de l’Alberta : Calgary. Dans cette ville moderne et urbaine ayant les allures d’une métropole, on peut compter environ un million d’habitants. Calgary est aussi reconnue pour être l’une des villes les plus diversifiées du Canada au niveau ethnique et culturel avec ses différents quartiers multiethniques, parce qu’elle est une sorte de terre d’accueil pour les immigrants. La langue anglaise est prônée comme langue officielle de Calgary, mais la ville fait place de plus en plus aux francophones. Géographiquement, la ville est située dans le sud de la province, à environ une heure de route à l’est, soit 80 kilomètres, de nos magnifiques et majestueuses Rocheuses canadiennes.
Calgary est aussi une ville prospère principalement grâce à l’industrie du pétrole, même si la ville est touchée directement par la crise économique actuelle. L’économie de Calgary repose également sur l’agriculture, le tourisme et le développement du secteur technologique. Il est important de noter que Calgary a été la première ville canadienne à recevoir les Jeux olympiques d’hiver en 1988 et qu’on peut encore visiter les vestiges laissés par cet événement d’envergure. De plus, les citoyens de cette grande ville sont très impliqués sur le plan sociopolitique. En effet, la majorité des gens penchent du côté des conservateurs, puisqu’ils encouragent le premier ministre du Canada, Stephen Harper, qui réside dans la partie sud-est de la ville. Pour terminer, les Calgariens sont influencés par le style western; on peut s’en apercevoir en visitant des boutiques et des bars au centre-ville.
| Le portrait de l’école |
Voici l’intérieur actuel de l’école francophone du Nord-Est de Calgary.Je suis très heureuse d’être accueillie comme stagiaire à l’école publique francophone du Nord-Est de Calgary. Cette petite école existe depuis seulement deux ans et fait partie du Conseil scolaire du Sud de l’Alberta, qui compte en tout neuf écoles primaires. Une centaine d’enfants, de nationalités différentes, fréquentent actuellement notre belle école. Le nombre d’élèves est en pleine croissance, puisque le pourcentage d’inscriptions a augmenté de 30 % entre juin et septembre 2008. La direction est donc très optimiste pour l’année scolaire qui s’en vient. De plus, l’école francophone du Nord-Est de Calgary a présentement cinq classes : on peut compter une maternelle à temps plein, une classe de première année et de deuxième année et deux classes multiniveaux de troisième-quatrième année et de cinquième-sixième année. Les membres du personnel de l’école sont en très grande majorité originaires de la province de Québec et ils forment une équipe de travail solidaire, dynamique et coopérante. Il faut également mentionner que cette école partage ses locaux avec l’école secondaire francophone La Rose Sauvage. Par contre, dès septembre prochain, le personnel de l’école accueillera fièrement ses élèves dans son nouvel établissement.
Voici l’intérieur actuel de l’école francophone du Nord-Est de Calgary.Puisque les enfants qui fréquentent cette école viennent de différents pays, le programme pédagogique s’oriente principalement sur la langue française. Pour ce faire, l’école organise plusieurs activités qui valorisent et qui maintiennent l’usage du français au quotidien. Pour soutenir les enfants en apprentissage de notre langue, la direction offre un soutien additionnel, avec des séances de francisation dispensées par les aides-élèves, pour assurer une chance égale de réussite à tous les élèves. De plus, l’école s’implique beaucoup dans la communauté francophone de Calgary afin de renforcer le sentiment d’appartenance au sein de celle-ci.
| Le portrait de ma classe |
Mon enseignante, Ann-Mary Cadieux, et moi devant notre classe.J’ai la chance de partager mon quotidien avec celui de l’enseignante Ann-Mary Cadieux dans sa classe de maternelle. Cette enseignante, expérimentée au préscolaire, a fait initialement ses études au Québec en complétant un baccalauréat en adaptation scolaire et une spécialisation en enseignement préscolaire. En Alberta depuis quelques années, elle a enseigné aux enfants de la maternelle dans la municipalité de Medecine Hat. Depuis août 2008, elle fait partie du corps professoral de l’école francophone du Nord-Est de Calgary.
La classe actuelle comprend 22 élèves divisés comme suit : 10 garçons et 12 filles. Les enfants viennent de plusieurs communautés ethniques et culturelles différentes. On peut aussi observer un certain écart au niveau de l’âge des enfants par l’autonomie et par leur développement puisqu’ici, nous pouvons accepter à la maternelle les enfants de cinq ans avant le 1er mars de l’année scolaire. De plus, la moitié des élèves ont appris le français à la maison, comme langue maternelle. Par contre, pour certains enfants, la langue française est considérée comme deuxième ou troisième langue au sein de leur famille. Ceux-ci ont dû redoubler d’efforts, surtout en début d’année, pour bien s’adapter au monde scolaire, pour bien apprendre la langue et pour s’exprimer adéquatement. Heureusement, madame Suzanne apporte son aide quotidiennement aux élèves ayant plus de difficultés, surtout au niveau du français.
Mon enseignante, madame Ann-Mary Cadieux, et deux élèves en pleine action!Dans ma classe maternelle, la pédagogie par thèmes et par projets est privilégiée par mon enseignante. De plus, comme tous les enfants de cinq et six ans, ils adorent discuter, chanter, danser, jouer et aiment expérimenter de nouvelles choses avec leurs petites mains. Les enfants avec qui je vis cette merveilleuse expérience sont donc très adorables et attachants!
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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