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Je me nomme Magalie Asselin et je suis en troisième année du baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire à l’Université du Québec à Rimouski, campus de Lévis. Je demeure à Québec depuis déjà cinq ans avec ma sœur et sa petite famille afin de terminer mes études universitaires. Je suis native de Pohénégamook, un petit village d’environ 3000 habitants dans le Bas-Saint-Laurent. Je compte bien retourner y enseigner à la fin de mes études, puisque j’adore cet endroit paradisiaque et sa population si sympathique. Je suis une fille très sociable qui aime parler de tout et de rien. Je suis aussi dynamique et j’aime relever toute sorte de défis. Je pratique plusieurs sports, mais mes sports préférés sont ceux d’équipe. J’aime sentir un sentiment de dépassement lorsque je fais du sport. J’ai la chance de partir dans une nouvelle aventure qu’est le stage à Calgary. L’aventure et l’inconnu m’attirent particulièrement. Je compte bien m’ouvrir à leur culture et à leur enseignement afin d’en ressortir avec un bagage intéressant pour le futur. L’Alberta offre aussi une panoplie d’attraits que j’ai bien l’intention de visiter, puisque c’est une province que je n’ai malheureusement pas encore eu la chance de découvrir.
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Magalie Asselin
Étudiante en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski
Dans le texte qui suit, je vous présenterai le conseil scolaire ainsi que l’école qui m’accueille depuis déjà deux semaines. Je vous ferai aussi un bref portrait de ma classe et de mon enseignante associée. Sur ce, bonne lecture!
| Le conseil scolaire |
L’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys se situe dans la grande ville de Calgary. Cette école fait partie du Conseil scolaire catholique et francophone du Sud de l’Alberta. Le Conseil a été créé en janvier 2001 et englobe quatre écoles pour répondre aux besoins de la communauté. Il y a l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys à Calgary, l’école Notre-Dame-de-la-Paix à Calgary, l’école Notre-Dame-des-Monts à Canmore et finalement l’école Notre-Dame-des-Vallées à Cochrane. La vision de ce conseil scolaire est de développer la communauté francophone et catholique de l’Alberta. Le Conseil vise aussi à promouvoir un sentiment de fierté et d’appartenance à la culture francophone et à la foi catholique. Il travaille conjointement avec la paroisse, le personnel de l’école, le foyer et la communauté dans le but d’offrir une éducation de qualité aux générations à venir. Il encourage, entre autres, le développement de l’individu, l’excellence académique, l’apprentissage et la mise en pratique de l’Évangile de Jésus et le partenariat avec tous les membres de la communauté.
| L’école |
L’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys s’inscrit dans cette même vision que se donne le Conseil scolaire. La mission de l’école peut se résumer en un seul mot : force.
Voici un petit acrostiche fait avec le mot force :
Je suis fière de l’école qui m’accueille, et voici quelques-unes de ses forces :
L’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys se voue à l’éducation des élèves de la maternelle à la 12e année. On compte environ 520 élèves dans cette école. Au total, il y a seize classes primaires, dont trois sont des classes de deuxième année. La directrice de l’école est madame Janet Grenier et les directeur adjoint et directrice adjointe sont madame Christine Morrissette (primaire) et monsieur Marcel Ouellet (secondaire). Les enseignantes de deuxième année fonctionnent beaucoup en équipe. En effet, elles se séparent les tâches à faire entre elles. Elles distribuent les mêmes activités à tous les élèves de ce même niveau. Il arrive même qu’elles séparent leur classe en deux et donnent une partie du groupe à une enseignante et l’autre à une autre enseignante de façon à ce qu’elles aient le temps de planifier les semaines à venir. Elles se rencontrent généralement une fois par mois pour planifier le mois à venir. C’est durant cette rencontre qu’elles décident des notions à voir et qu’elles séparent les tâches à faire. Cette façon de collaborer permet donc d’alléger la tâche de chacune. Il est important de dire que, dans ce niveau, on ne retrouve aucun matériel didactique (exemple Clicmath). Les enseignantes se basent sur le programme et sur le pouls de leur groupe pour préparer des activités. Elles fonctionnent aussi par projets et visent à développer l’entraide et un sentiment d’appartenance entre les élèves.
| Les critères d’admission |
Ce n’est pas tout le monde qui a la possibilité de s’inscrire à cette école francophone. Voici les critères pour être admissible :
| Ma classe |
Il y a 19 élèves dans ma classe : 8 filles et 11 garçons. Aucun enfant ne présente de troubles de comportement majeurs. Les élèves ont, pour la majorité, un peu plus de difficulté avec le français écrit et oral, puisqu’ils n’ont pas tous la chance de le pratiquer à la maison. Ce sont, en général, des enfants qui viennent d’un milieu assez aisé. Ma classe en est une pas comme les autres, puisque depuis deux ans, mon enseignante associée, Caroline Lampron, a la chance de lui enseigner. En effet, à Sainte-Marguerite-Bourgeoys, tu as le privilège de pouvoir suivre ton groupe. Madame Lampron sera avec ce groupe pour la dernière année, car elle quittera l’école en juin pour un an, puisqu’elle est enceinte. Elle sera de retour en septembre 2010 à l’école.
Les périodes de spécialités de cette classe (éducation physique et musique) ne durent que 35 minutes. L’horaire est donc fait en fonction de donner beaucoup de temps au français, à l’anglais et à la religion. Il explore aussi les sciences sociales, la santé et les sciences. Mon enseignante associée prépare à chaque semaine ou deux semaines un tableau de programmation qui donne les tâches à faire en mathématiques et en français. Lors des périodes réservées à cet effet, les élèves peuvent choisir ce qu’ils veulent faire. Pour les autres périodes, l’enseignante organise parfois des projets. Elle prend aussi du temps pour discuter avec eux de ce qu’ils savent sur le sujet avant d’aborder une notion en particulier. Les élèves sont toujours en équipe de quatre. Elle change les équipes toutes les cinq semaines et s’assure que les équipes sont bien équilibrées. Madame Lampron travaille fort depuis deux ans sur l’autonomie de sa classe. Chaque matin, sans qu’elle ait à parler, les élèves savent ce qu’ils doivent faire. Des tâches précises, chaque début de semaine, leur sont attribuées (rangement de la bibliothèque, nettoyer la maison d’Oréo [cochon d’Inde], rangement du vestiaire, messager de la semaine, distribution des ballons, etc.). Mon enseignante associée a aussi le privilège de recevoir, lorsqu’elle le désire, de l’aide de la part des mamans pour préparer un projet à venir.
| Le programme d’éducation |
Le programme de l’école est élaboré avec la communauté et le gouvernement de l’Alberta. Il y a un programme par matière à enseigner. Celui-ci est très clair tout en étant très abstrait, et les termes utilisés sont totalement différents de ceux utilisés au Québec. On finit tout de même par se retrouver et faire des liens.
Finalement, l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys est une école où il fait bon travailler. Le personnel est accueillant, chaleureux et il n’est pas difficile de créer des liens avec lui. Je suis, jusqu’à maintenant, contente de mon expérience. Tout ici est si différent du Québec! J’espère revenir grandie de cette expérience et armée de nouveaux trucs pour ma future carrière en enseignement.
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
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