![]() |
Bonjour tout le monde, Je m’appelle Mélissa Fournier et j’ai 21 ans. J’ai grandi à Saint-Mathieu-de-Rioux, un petit village de 600 habitants situé à mi-chemin entre Rivière-du-Loup et Rimouski. Pour me décrire en quelques mots, je dirais que je suis une fille dynamique, enthousiaste et passionnée autant dans ce que je fais que par la vie dans son ensemble. J’adore aider les gens, apprendre, et ce, dans pratiquement tous les domaines et, bien entendu, les enfants. Dans mes temps libres, entre l’école et le travail, j’aime bien me changer les idées en faisant des sorties avec mes amis et des activités en plein air. J’attends avec impatience le moment où je m’envolerai vers la Colombie-Britannique. Je suis convaincue que je reviendrai de ce stage grandie tant sur le plan personnel et social que professionnel. J’ai bien hâte de découvrir un autre programme de formation ainsi que ce qu’implique l’enseignement en milieu multiethnique et minoritaire. Ce stage représente, pour moi, une occasion peu commune d’échanges de connaissances, de pensées et de valeurs. Bref, je souhaite pouvoir apporter quelque chose de positif à cette communauté francophone, puisque je sais qu’elle m’en apportera grandement. |
Mélissa Fournier
Étudiante en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski
| Ma communauté d’accueil |
Les cerisiers sont en fleurs à Tsawwassen.La communauté qui m’a accueillie pour faire mon stage est Delta. Cette banlieue, située au sud-ouest de Vancouver, plus précisément à 35 minutes du centre-ville, est la terre d’accueil de 100 000 habitants répartis dans trois municipalités, soit Ladner, North Delta ainsi que Tsawwassen. Cette dernière est située sur des terres ancestrales ayant appartenu aux Salish de la côte, un peuple autochtone. Tsawwassen, qu’on prononce tawwassen, signifie « face à la mer ».
Delta a une superficie de 364 kilomètres carrés. Au nord de cette communauté, on trouve le fleuve Fraser alors qu’au sud, ce sont les États-Unis. Les habitants bénéficient de nombreux services tels un hôpital, des bibliothèques, des musées, un réseau de parcs ainsi que l’aéroport de Boundary Bay, qui est très populaire. Cette banlieue est réputée pour avoir des quartiers propres, sécuritaires et calmes. De plus, elle peut être fière du fait que le revenu moyen des ménages est 30 % plus élevé que la moyenne canadienne. L’agriculture et la pêche constituent les deux principaux fondements économiques de Delta. Finalement, les activités qu’on peut y faire ne manquent pas. Il y a, tout d’abord, le Delta Arts Council qui est un organisme bénévole visant à stimuler et à promouvoir les activités artistiques de Delta. Ensuite, on peut s’adonner au golf sur le terrain de golf de Tsawwassen ou bien aller disputer un match de tennis sur le terrain prévu à cet effet. De plus, à Ladner, on peut aller faire une baignade à la piscine municipale ou bien suivre des cours de danse. Évidemment, cela ne constitue qu’un bref inventaire des activités possibles, car je me suis concentrée sur les plus populaires.
| Mon école |
L’école du Bois-Joli située à Tsawwassen.J’ai le bonheur de faire mon stage à l’école du Bois-Joli, située à Tsawwassen.
À l’origine, cette école était anglophone, mais, suite à son achat par le Conseil scolaire francophone (CSF) de la Colombie-Britannique, elle est devenue une école francophone. Donc, l’école francophone du Bois-Joli a ouvert ses portes en septembre 1998. Lors de son ouverture, cette école comptait 8 élèves, mais maintenant elle en compte 64. Les élèves des municipalités de Tsawwassen et de Ladner peuvent la fréquenter de la maternelle à la sixième année. De plus, elle offre une prématernelle francophone, nommée « Lutins du Bois », aux enfants de trois et quatre ans. Cette dernière a pour objectifs principaux de contribuer à la francisation, mais également de favoriser le recrutement et l’intégration de ces élèves au sein du CSF. Chaque élève, de la quatrième à la sixième année, bénéficie d’un ordinateur portable Mac. Il y a même possibilité pour eux d’apporter ce dernier à la maison, avec le consentement de l’enseignant, bien évidemment. Les élèves de la maternelle à la troisième année ne sont pas en reste, puisqu’ils ont à leur disposition une salle d’ordinateurs ainsi que dix ordinateurs portables Mac qu’ils se partagent.
Ma classe de stage.J’effectue mon stage dans une classe de cinquième et sixième année composée de 18 élèves, soit 9 élèves dans chaque niveau. Il y a dix filles et huit garçons, dont deux couples de jumeaux non identiques, ce qui est assez remarquable pour une seule classe.
La majorité de ces enfants ont un parent anglophone et un parent francophone. Les élèves de ma classe de stage sont dynamiques, enjoués et très réceptifs aux nouvelles idées. C’est pourquoi j’ai vite développé de l’affection pour eux. Merci les amis de m’avoir si bien accueillie!
Les élèves de cinquième année lors des activités de Pâques.
Les élèves de sixième année, avec leur chandail des finissants, lors des activités de Pâques.| Mon enseignante associée |
Mon enseignante associée, madame Lily Boulanger, et moi.Le parcours professionnel de mon enseignante associée, madame Lily Boulanger, est parsemé d’expériences toutes aussi diversifiées et enrichissantes les unes que les autres. Elle commença sa carrière en tant que technicienne de la faune. Cet emploi l’a amenée à donner des cours d’interprétation de la faune. Ce fut la première fois qu’elle goûta au métier d’enseignant. Par la suite, elle fut amenée à donner des stages aux enseignants du primaire sur comment enseigner les sciences de la nature. En plus de donner ces stages, elle a bâti du matériel visant à guider les enseignants dans l’enseignement de cette matière. Au terme de cette expérience enrichissante, madame Boulanger décida d’effectuer un retour aux études afin d’obtenir son baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire. Pendant qu’elle effectuait ce dernier, elle travaillait toujours dans le domaine de l’environnement en étant gardienne d’animaux. Le premier emploi qu’elle décrocha à la fin de ses études fut enseignante dans un pénitencier. Après quelques années à œuvrer dans ce milieu, elle enseigna aux aveugles et, par la suite, aux sourds. Ses premières années d’enseignement se déroulèrent au Québec. Ce ne fut qu’une fois arrivée en Colombie-Britannique que mon enseignante associée commença à enseigner au préscolaire et au primaire. Cependant, elle enseigna à tous les niveaux du primaire et même du secondaire. En plus d’avoir enseigné à l’école du Bois-Joli, à Delta, elle a enseigné à l’école du Pacifique située à Sechelt.
Madame Boulanger aime particulièrement travailler par thèmes, c’est-à-dire qu’elle choisit un thème qu’elle croit qui intéressera les élèves et, ensuite, elle bâtit des activités, touchant différentes matières, en lien avec celui-ci. Elle aime également travailler par centres. En d’autres mots, elle choisit 6 activités différentes qui doivent durer environ 20 à 30 minutes chacune et, par la suite, elle forme des équipes. Ainsi, chaque équipe est amenée à réaliser la totalité des activités, mais ce n’est pas le même ordre de déroulement pour toutes. Finalement, la formation initiale de mon enseignante associée, technicienne de la faune, se répercute dans son enseignement, car elle est une adepte de l’environnement, de la nature. De plus, elle est passionnée par les arts, et ce, quels qu’ils soient.
© ACELF, Québec 2007.
Date de la dernière mise à jour :
le
22.10.2009
Accueil | Acelf en bref | Construction identitaire | Concertation | Salle de presse
Revue Éducation et francophonie | Banque d'activités pédagogiques
Devenez membre | Liens | Plan du site | Contactez-nous