Blogue Communauté ACELF

Stages : une finale festive pour mieux poursuivre!

22 juillet 2011

Après l’acquisition de nouvelles connaissances vient l’intégration dans l’action! Comment les participants aux Stages de perfectionnement de cet été pensent-ils intégrer ces nouveaux apprentissages dans leurs interventions quotidiennes? C’est ce que nous leur avons demandé au terme de leur expérience. Cette vidéo nous montre des stagiaires remplis de dynamisme qui terminent leur séjour dans l’empressement de partager leurs découvertes et d’en faire profiter tout leur milieu de vie et de travail.


Les stagiaires en action

22 juillet 2011

Eh oui, une autre édition fructueuse des Stages de perfectionnement est déjà derrière nous! C’est le 15 juillet que s’est clôturée l’expérience, et les stagiaires sont rentrés chez eux avec une énergie renouvelée. Au cours de leur aventure, nous leur avons demandé de nous partager ce qu’ils ont vécu de plus marquant et ce qu’ils en ont retiré. Visionnez cette vidéo pour entendre leur témoignage!


Stages de perfectionnement : de l’énergie francophone à Québec!

7 juillet 2011

Mardi après-midi, après deux premières journées de formation, les intervenants scolaires réunis à Québec pour nos Stages de perfectionnement ont sillonné les rues de la ville à la découverte de son histoire, pour ensuite en poursuivre l’exploration sur le fleuve Saint-Laurent à bord du Coudrier.

Et qui sont-ils, ces stagiaires? Un groupe de francophones fiers de l’être et déterminés à profiter de toutes les occasions pour s’enrichir culturellement et professionnellement… en français, ensemble.

Voyez un aperçu du début de leur aventure!


Des « bleuets » en Alberta !

23 juin 2011

Le stage de Frédéric, Lincy et Sara sur le blogue
Stages en enseignement de l’ACELF

C’est le 23 avril dernier que nous avons quitté notre belle région du Saguenay – Lac-Saint-Jean pour nous envoler en direction de l’Alberta. À peine étions-nous arrivés sur le sol bitumineux albertain que le directeur de l’École francophone d’Airdrie (EFA) nous attendait avec impatience à l’aéroport de Calgary. Nous étions un peu fatigués, mais notre cœur était prêt pour le début d’une grande aventure culturelle et pédagogique.

Le lendemain, nous étions conviés à un souper pascal pour souligner notre venue au sein de leur équipe. Ce succulent repas se déroulait chez notre directeur en compagnie de nos enseignantes associées. Ce fut une très belle soirée qui permit certes de créer les premiers liens de coopération, mais également de constater les différences culturelles.

Un milieu fier et unique

À première vue, l’École francophone d’Airdrie est très petite, elle est constituée de classes modulaires. Son apparence est bien loin de refléter ce qui se passe à l’intérieur. Les enseignants et le personnel de soutien qui travaillent dans cette école sont passionnés par leur profession. Ils ont à cœur le développement identitaire francophone de tous les élèves. Débutant avec seulement 30 élèves il y a cinq ans, la grande famille de l’EFA est aujourd’hui composée de 165 élèves.

Telle que définie par l’école, leur mission est de développer leur identité culturelle et de promouvoir le développement d’une communauté francophone. Pour y arriver, l’école offre à ses élèves une éducation francophone d’excellence qui favorise la maîtrise de la langue française, tout en offrant aux jeunes la possibilité de maîtriser une deuxième langue, la langue anglaise. De nombreux avantages découlent de cette vision éducative.

Afin de favoriser l’intégration linguistique francophone des nouveaux arrivants, un programme intensif de francisation est disponible. Structurée en trois niveaux, cette approche unique en son genre permet un meilleur apprentissage pour les élèves dont le français n’est pas la langue maternelle. Au début du mois de juin, afin de souligner les progrès réalisés tout au long de leur programme de francisation, lequel s’échelonne sur plusieurs mois parfois même sur quelques années, quinze élèves ont fait leur sortie de ce programme et ont été félicités devant toute l’école.

Partenariat avec l’UNESCO

L’École francophone d’Airdrie est la seule dans le Conseil scolaire du Sud de l’Alberta (CSSA) à être candidate aux Nations Unies pour devenir officiellement une école UNESCO. Elle suit tous les programmes ministériels de cette organisation. De ce fait, chaque classe travaille par projet en fonction de son programme d’étude, afin d’introduire le maximum de matière possible. Les enseignants désignés comme les chefs de fil de leur cycle se réunissent pour planifier et prévoir les journées thèmes. Par exemple, dans cette école, on souligne les journées comme celles des droits de l’homme et de la femme, de l’eau et de la terre. Il y a quelques mois, l‘École francophone d’Airdrie a adopté un petit Haïtien. En effet, la communauté de l’école est présentement en campagne de financement pour la construction d’une école dans ce pays. Un tel programme permet aux élèves de développer des valeurs reliées aux droits, à la démocratie, à la compréhension interculturelle et au respect. Ce qui est primordial à l’ouverture sur le monde et à sa complexité.

Événements majeurs

Pendant notre stage, nous avons eu la chance de vivre un grand moment avec le personnel et les élèves de l’école. En effet, le 24 mai dernier, le ministère de l’Éducation de l’Alberta a annoncé la construction d’une nouvelle école pour eux. Celle-ci pourra accueillir 400 élèves de la maternelle à la 12e année et devrait ouvrir ses portes pour la rentrée 2013. C’est une excellente nouvelle qui était très attendue de tous puisque cela leur permettra d’avoir une grande bibliothèque, un gymnase, une classe de menuiserie, un local de sciences, une cafétéria et bien plus encore. 

Selon Anne-Marie Boucher, présidente du CSSA, « c’est une excellente nouvelle pour la communauté d’Airdrie, qui pourra enfin réaliser sa vision d’une école francophone à la hauteur de ses aspirations. Il est important de souligner la patience et le travail acharné des parents, des conseillers et du personnel du CSSA, qui ont investi tellement d’efforts pour l’obtention d’une école permanente à Airdrie. Ces efforts, de même que l’excellence de l’enseignement offert à cette école, ont permis la croissance rapide de l’école malgré des installations inférieures à celles des autres établissements scolaires de la ville ».

Quelques jours avant le vélothon annuel destiné à amasser des dons pour le cancer, un événement tragique est survenu dans la grande famille de l’École francophone d’Airdrie. En effet, une mère très impliquée pour la communauté est décédée à la suite d’une maladie, soit la leucémie. De ce fait, la direction de l’école, en collaboration avec la famille, a décidé de nommer le vélothon en l’honneur de cette grande femme. Ce fut une journée remplie d’émotion qui jusqu’à présent a permis de récolter plus de 1800 $.

Identité de nos jeunes

Malgré les efforts persistants du personnel de l’école, la réalité vient vite rattraper les jeunes. En effet, dès qu’ils posent le pied à l’extérieur de la salle de classe, les élèves transfèrent automatiquement en anglais.

Faute d’organisations, de ressources et de structures disponibles en français, tout ce qui est divertissant pour un jeune albertain est en anglais.

Le seul endroit dans la grande ville d’Aidrie pour vivre sa francophonie et développer un sentiment d’appartenance se situe entre les quatre murs de l’École francophone d’Airdrie.

Conseil scolaire du Sud de l’Alberta

L’École francophone d’Airdrie fait partie du Conseil scolaire du Sud de l’Alberta (CSSA), qui regroupe 9 écoles. Le CSSA est le seul conseil scolaire francophone public en Alberta. Il a été établi en juillet 2000 et a obtenu sa charte officielle en août 2001. Le CSSA privilégie le partenariat entre le foyer, l’école et la communauté dans la réalisation de sa mission. Depuis son établissement, le CSSA travaille afin d’offrir des programmes crédibles dans les communautés de Calgary, Lethbridge, Medicine Hat, Airdrie, Okotoks et Brooks. Pour les trois prochaines années, le CSSA vise à continuer d’étendre l’offre de ces programmes en français langue première partout dans sa région et vise à augmenter le taux d’excellence atteint par ses élèves dans les tests de rendement et de diplôme.

Lire la suite des bilans individuels de chacun :

Bilan de Frédéric (vidéo sur YouTube) >>
Bilan de Lincy (article) >>
Bilan de Sara (article) >>

Étudiants en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
Stagiaires, École francophone d’Airdrie (Airdrie, Alberta)


Enseigner en français en Colombie-Britannique : l’expérience de stage de 7 étudiants

9 juin 2011

Un second groupe d’étudiants de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) est de retour au Québec, depuis quelques jours, après un stage dans deux écoles francophones de la Colombie-Britannique : l’école Côte du Soleil, à Powell River, et l’école L’Anse-au-Sable, à Kelowna. À quoi ressemble la vie scolaire et communautaire dans ces milieux ? C’est ce que vous saurez en lisant leur petit compte rendu.

« WOW !!! Je finis dans quelques jours une aventure formidable et mémorable, et croyez-moi, je n’ai pas envie de quitter cette école et ses enfants qui n’ont qu’un seul souhait : apprendre le/en français. J’ai eu la chance de faire la connaissance de plusieurs personnes qui ont lutté et qui luttent encore pour conserver leur langue maternelle, soit le français, dans un environnement majoritairement anglophone. Ils ont tous fait de gros efforts afin de créer un environnement invitant et riche en culture… » Bilan d’Arianne Fortin >>

« Et voilà ! Mon stage tire déjà à sa fin et il ne me reste plus qu’une semaine à vivre ici, à Kelowna en Colombie-Britannique, dans la petite communauté de l’école L’Anse-au-Sable. Ces huit dernières semaines ont passé si vite ! J’ai vraiment vécu un séjour formidable ici et j’espère bien y revenir un jour. Peut-être en tant qu’enseignante, qui sait ! Tout le personnel et tous les élèves de cette école ont fait en sorte que mon expérience ici a été mémorable et surtout très enrichissante pour moi. J’ai grandi en tant qu’enseignante, mais aussi en tant qu’individu. » Bilan d’Hélène Faucher >>

« Il me semble que c’était hier… Je quittais mon village natal, ma famille et mes amis pour prendre l’avion vers une ville qui m’était jusqu’alors inconnue. Je m’apprêtais à plonger tête première dans une aventure inoubliable au cours de laquelle je ferais un stage en enseignement primaire à l’école L’Anse-au-Sable de Kelowna en Colombie-Britannique. À ce moment, je ne savais pas réellement ce qui m’attendait là-bas. La seule chose qui habitait mon esprit était le désir de dépasser mes limites… » Bilan de Lysane Audet >>

« J’ai réalisé que la langue française est une langue qu’on doit garder vivante pour que les générations futures héritent d’une culture remplie de richesses […]. Chaque francophone d’une région différente apporte ses expressions, son accent ainsi que sa touche personnelle à la langue et je constate que cela nous est précieux. Je suis très nostalgique à l’idée de quitter ce milieu si chaleureux… » Bilan de Marie-Pier Sénéchal >>

« Ces élèves issus d’une ville et d’une province anglophones parlent évidemment l’anglais entre eux, mais ils sont là en train de suivre leur éducation complètement en français. Quelle richesse ! Quel prolongement de leur culture ! Je suis fier d’eux et ça me réjouit de savoir que ce pays considère son bilinguisme comme une richesse qu’il faut redistribuer. J’ai mis mes lunettes et je vois maintenant de l’autre côté du Canada. Une réalité nouvelle se construit ici : cultures et langues se mélangent grâce à l’éducation et à l’immigration… » Bilan de Maxime Paquette >>

« Le samedi avant le début de mon stage, j’ai visité l’école et nous avons rencontré des membres du personnel, dont la directrice. Combien de fois pensez-vous rencontrer une directrice d’école un samedi dans son bureau ? Je me suis vite rendu compte que les enseignants et les autres personnes de l’école aiment ce qu’ils font. Je crois que le fait d’être une petite école francophone dans une communauté anglophone aide à ce que les membres de l’école s’impliquent davantage pour leur travail. J’ai donc eu l’impression d’être dans un milieu où les gens sont fiers de travailler en français, et cela se reflète dans leur discours lorsqu’on les rencontre… » Bilan de Pascal Gagnon >>

« Je suis fière de ce que j’ai accompli. C’est la tête pleine de souvenirs que je retournerai dans ma province natale, et cela, avec la certitude d’avoir appris énormément concernant la construction identitaire en milieu minoritaire. Je ne prétends aucunement être une spécialiste en la matière. Toutefois, je comprends un plus grand nombre d’éléments qui me permettent de mieux cerner la situation. Je suis convaincue que la transmission de la culture joue un rôle essentiel dans l’apprentissage de la langue française […]. Pour que la langue française demeure bien vivante dans les communautés francophones en milieu minoritaire, les enfants ne doivent pas uniquement l’apprendre et la comprendre. Ils doivent faire bien plus, c’est-à-dire l’apprécier, la chérir. » Bilan de Valérie Goupil >>


Une expérience mémorable à Saint-Jean-Baptiste, Manitoba

6 juin 2011

Les étudiantes québécoises Raphaëlle Audet, de Saint-Nérée, et Jessica Langevin, de Sainte-Marie de Beauce, participantes à notre programme de Stages en enseignement, sont maintenant de retour de leur stage de deux mois à l’école régionale Saint-Jean-Baptiste, dans la municipalité de Saint-Jean-Baptiste au Manitoba. Toutes deux ont tellement aimé leur expérience qu’elles n’hésiteraient pas à la revivre. Lisez leur bilan, dans lequel elles exposent ce qui les a enrichies et fascinées durant leur séjour.

Photo: Jessica (gauche) et Raphaëlle

 

Jessica Langevin :

« J’ai remarqué un bel attachement à la langue française de la part des enseignants. Ce qui favorise l’apprentissage du français par les élèves. Les enseignants veulent trouver les bons moyens pour encourager les enfants à parler français en leur offrant des activités en français comme des pièces de théâtre et le mois de la lecture. Je crois que toutes ces activités contribuent à rendre la langue française plus attrayante pour les enfants et les adolescents, car elles sont la démonstration qu’il est possible d’avoir du plaisir en parlant et en écoutant le français. 

Si l’occasion se présente une deuxième fois, je dirai oui immédiatement. J’ai appris beaucoup dans cette école. J’ai aussi développé de nouvelles habiletés qui m’aideront dans les années futures ou lors de mon prochain stage qui se déroulera dans une classe maternelle. Si un jour vous recevez la proposition d’un stage à l’école régionale Saint-Jean-Baptiste, dites oui, vous non plus vous ne le regretterez pas ! Les enfants ont tellement été attachants et l’équipe de l’école tellement accueillante que je ne me suis pas ennuyée. »

Bilan de mon expérience >>

Raphaëlle Audet :

« Comprendre l’histoire des gens d’ici m’a non seulement permis d’enrichir ma culture personnelle, mais également de comprendre pourquoi la langue française est si importante aux yeux de cette communauté. Le fait de vivre cette expérience avec ces gens m’a appris davantage sur mon propre parcours.

Vivre en français ailleurs au Canada, c’est possible. Les communautés sont accueillantes, vivantes et colorées de leur fierté et leur culture, non loin de la mienne. Je regarde vers l’avenir et qui sait, peut-être me retrouverai-je dans quelques années à faire moi aussi partie de ces gens vivant dans une communauté francophone en contexte minoritaire ! »

Bilan de mon expérience >>

Étudiantes en éducation préscolaire et en enseignement primaire
Université du Québec à Rimouski (campus de Lévis)
Stagiaires, école régionale Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Baptiste, Manitoba)