Construction identitaire

Principes directeurs

Afin d’assurer la cohérence des interventions en construction identitaire, les programmes actuels et les futures initiatives de l’association devront s’inscrire dans la vision, la mission et les valeurs organisationnelles de l’association; s’arrimer au Cadre d’orientation en construction identitaire; respecter les huit principes directeurs suivants :

Les interventions en construction identitaire doivent :

  1. S’inscrire dans la francophonie contemporaine

    Nos interventions doivent encourager une perception actuelle de la francophonie canadienne et de la francophonie internationale. Elles doivent en conséquence éviter un discours réducteur et inciter à un dialogue ouvert et authentique.

    Bien qu’appuyées sur notre héritage francophone (valeurs, traditions culturelles et sociales, etc.), nos interventions doivent se mettre à l’heure de la mondialisation, c’est-à-dire encourager, en plus de l’attachement à la francophonie, l’ouverture aux réalités planétaires et contemporaines. Elles doivent tenir un discours élargi aux francophones d’aujourd’hui qui se perçoivent aussi comme citoyens du monde. Ce principe doit se traduire dans les objectifs visés par les interventions, le genre d’activités suggéré, leur contenu, ainsi que dans le vocabulaire et les technologies utilisés.

  2. Miser sur la créativité et l’innovation

    En vue d’actions signifiantes et adaptées, nos interventions doivent, d’une part, être basées sur une démarche innovatrice qui présuppose une connaissance adéquate des ressources et des pratiques existantes ainsi qu’une étude des besoins réels sur le terrain. D’autre part, nos interventions doivent tenir compte des données récentes issues des recherches universitaire en éducation francophone.

    Lors de leurs mises en œuvre, nos interventions doivent encourager la modernité en utilisant, par exemple, chaque fois que cela s’avère pertinent, l’immense potentiel des nouvelles technologies. Elles doivent promouvoir l’expression créative de soi, provoquer une réflexion originale et la construction de sens.  Elles doivent aussi inciter la communauté à participer activement. Ancrer nos interventions dans le vécu de la communauté encourage sa créativité et permet la durabilité, puisque la communauté peut jouir d’un produit adapté, réutilisable et d’une expérience possiblement féconde.

  3. Valoriser la diversité

    Nos interventions doivent s’appuyer sur une définition claire de la diversité: la diversité des individus et de leurs besoins, la diversité des communautés francophones du pays et de leurs besoins,  la diversité des origines, des contextes sociaux, culturels, religieux, historiques et géographiques. 

    Elles doivent valoriser un accueil réaliste de ces diversités, dans une perspective de respect mutuel des différenceset d’une rencontre à mi-chemin. Elles doivent aussi s’appuyer sur une compréhension lucide des répercussions de leurs applicationsen milieux majoritaire et minoritaire.

  4. Favoriser l’action concertée de la famille, de la communauté et de l’école

    Nos interventions doivent promouvoir une action concertée des contextes sociaux où baigne la personne: famille, école, communauté immédiate. Elles doivent encourager les services à la petite enfance, le milieu de la santé et le milieu scolaire à faire partie intégrante de la communauté, et la communauté locale à se placer au cœur même des milieux d’apprentissage et d’éducation en général.

    Nos interventions doivent aussi assurer la convergence des efforts engendrés par ces contextes sociaux. Elles doivent susciter leur cohésion créant ainsi un climat harmonieux qui permettra que les expériences vécues puissent être équilibrantes, signifiantes et durables.

  5. Développer un rapport positif à la langue française

    Nos interventions doivent faire vivre un rapport positif à la langue française en offrant à l’individu non seulement les modèles traditionnels mais aussi des témoignages de contemporains qui se définissent, s’expriment et s’imposent en français dans les sphères sociales, économiques, culturelles, littéraires, médiatiques, etc. Elles doivent faire vivre un rapport sécurisant à la langue française en mettant en relief l’action de modèles accessibles issus autant que possible de l’environnement immédiat des jeunes.

    Nos interventions doivent mettre l’accent sur la modernité de la langue française, sa pertinence, son utilité, son efficacité au quotidien, sans nier la place évidente de l’anglais dans la vie planétaire actuelle. Elles doivent inciter à la célébration du français comme moyen de se découvrir, de réfléchir, de vouloir, d’agir, de s’épanouir et de se divertir tout en acceptant le fait que le choix final de l’adhésion linguistique revient à l’individu et ne peut être imposé par la collectivité.

  6. Créer des liens au sein de la  francophonie canadienne

    Nos interventions doivent favoriser l’établissement de réseaux pertinents et efficaces entre les communautés francophones du pays, et cela à tous les niveaux et dans tous les secteurs de la viecommunautaire.

    Elles doivent permettre que les échanges au sein de la francophonie canadienne engendrent une meilleure connaissance mutuelle, une plus grande conscience des réalités vécues et des pratiques réussies afin que les actions entreprises ultérieurement puissent converger. Pour réaliser de tels liens, nos interventions doivent mettre l’accent sur ce que ces communautés partagent, sur ce qui les rassemblent, et sur les avenues qu’elles peuvent explorer pour bâtir ensemble.

  7. Encourager la mobilisation

    Nos interventions doivent favoriser une approche mobilisatrice et participative. Elles doivent encourager un dialogue proactif entre participants, participantes et communautés. Elles doivent mettre l’accent sur ce que les diverses francophonies ont en commun leur permettant ainsi de trouver des solutions communes aux préoccupations communes et de relever ensemble les défis communs.

    Elles doivent promouvoir la solidarité, la concertation, la reconnaissance de l’expertise d’autres individus et d’autres organismes francophones, ainsi que le souci d’une communication collaborative qui rend possible - et souhaitable - le transfert adapté des initiatives.

  8. Viser des effets durables 

    Nos interventions doivent s’inscrire dans un esprit de changement durable en encourageant des actions qui peuvent être réinvesties. Elles doivent être efficaces c’est-à-dire permettre d’aller plus loin, plus profondément et à long terme dans le réfléchir, l’agir et le vouloir.

    Elles doivent contribuer à former des agents de changement capables d’enclencher un processus durable d’innovation, d’engendrer des projets concrets et une relève qui assurera un effet multiplicateur et prolongé. Elles doivent favoriser le cheminement personnel et l’éclosion d’un leadership communautaire qui pourra, chez l’individu, prendre la forme de la participation bénévole, de l’engagement concret, de la prise en charge et l’investissement dans la francophonie.