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Coffret Debout! 2 : dix albums de succès francophones offerts aux adolescents!

31 octobre 2011

Après le succès qu’a connu le premier coffret Debout!, la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) lance Debout! 2, qui regroupe les albums complets de 10 artistes francophones de toutes les régions du pays. La sélection a été effectuée par des élèves de l’Atlantique, de l’Ontario et de l’Ouest. Voilà une belle ressource pour faire connaître une musique francophone actuelle et accessible! Le coffret peut être commandé sur le site de la FCE.


La construction identitaire au Québec : projet pilote dans la région de Pontiac (article 4 de 4)

14 juin 2011

Depuis l’été 2010, l’ACELF et la Fédération canadienne des directions d’école francophone (FCDEF) accompagnent la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais dans la mise en place d’un projet pilote en construction identitaire dans la région de Pontiac, au Québec. Le projet vise à outiller les directions et les membres du personnel de six écoles primaires et d’une école secondaire dont la clientèle étudiante possède toutes les caractéristiques d’une clientèle en contexte francophone minoritaire. Une nouvelle série de quatre articles vous permettra d’en connaître davantage sur la nature de ce projet rassembleur et sur ses retombées pour les élèves de la région.

RENFORCER LA FIERTÉ FRANCOPHONE POUR FAVORISER LA RÉUSSITE SCOLAIRE

Au cours des derniers mois, les directions des sept écoles de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais situées dans la région de Pontiac ont pris conscience de la spécificité de leur clientèle étudiante : environnement majoritairement anglophone, haut taux d’exogamie, faible connaissance de la culture francophone, sentiment d’infériorité du fait de parler français.

En cette fin d’année scolaire, un constat s’impose aux yeux de ces directions : l’importance de développer la fierté francophone des élèves pour favoriser leur réussite scolaire. Voilà l’objectif qu’elles se donnent pour les années à venir. Et ça commence maintenant!

Établir un profil clair et précis de la clientèle étudiante

Les directions d’écoles ont donc choisi d’effectuer un sondage auprès des élèves d’ici la fin du mois de juin dans le but de dresser le profil langagier et identitaire de leur clientèle étudiante. Cet outil permettra d’abord de cibler les défis pour ensuite déterminer les stratégies à mettre en place dès septembre 2011.

« On veut préparer le terrain et avoir des bases solides pour travailler », explique Denis Rossignol, directeur de l’école secondaire Sieur-de-Coulonge. Ce sondage permettra également de mesurer et de documenter les progrès d’année en année.

Prioriser les références culturelles francophones

Grâce au partenariat avec l’ACELF et la FCDEF, les directions d’écoles et les éducateurs ont déjà identifié quelques pistes d’intervention visant à augmenter la fierté des élèves à l’égard du français et de la culture francophone.

D’abord, « on a réalisé que les élèves n’apprennent pas le français, mais qu’ils apprennent EN français », précise Lorraine Meilleur, directrice de l’établissement primaire Pontiac. Cette constatation peut paraître simple, mais elle fait toute la différence. Ainsi, il n’y a pas que dans le cours de français où l’on peut amener les jeunes à découvrir la culture francophone et à aimer la langue : « Dans le but de favoriser l’intégration positive du français dans le vécu des élèves, les directions et les éducateurs prennent maintenant conscience de l’importance d’intégrer des références francophones dans toutes les matières, explique Claire Thibideau, directrice générale de la FCDEF. Il suffit simplement de développer chez les professeurs le réflexe de choisir des exemples tirés de situations francophones dans leurs cours. »

Encourager à bien parler français tout en valorisant la diversité

Lorraine Meilleur affirme également qu’à partir du mois de septembre, les éducateurs travailleront davantage au niveau de l’oral. « Ça a été un déclic pour nous qui avons l’habitude de travailler plus particulièrement sur la lecture ». En développant les compétences langagières des élèves, ceux-ci auront plus de facilité à s’exprimer en français, et donc beaucoup plus de plaisir à découvrir la langue et d’intérêt pour réussir.

« Mais il faut faire très attention pour ne pas dénigrer le jeune et sa façon de s’exprimer et ainsi renforcer son sentiment d’infériorité », précise Mme Thibideau. Isabelle Nadeau, enseignante de 5e et de 6e année, comprend qu’elle doit « encourager les jeunes à parler à l’école un français “standard” pour que tout le monde se comprenne, mais tout en les amenant à être fiers de leur accent ». En ce sens, les éducateurs et les enseignants sont des modèles. « Moi-même, je dois donc faire attention à la façon dont je parle, utiliser les bons mots », ajoute Isabelle. L’accompagnement de l’ACELF et de la FCDEF vise justement à outiller les intervenants dans ce rôle d’exemple auprès des jeunes.

Faire différemment

Claire Thibideau poursuit : « on sait que les enseignants et les intervenants ont déjà énormément de travail dans les écoles. Il ne s’agit pas ici de faire plus, mais de faire différemment. C’est ce que vise la démarche en construction identitaire que nous avons entreprise avec la commission scolaire ». Cette démarche s’inscrit par ailleurs en complémentarité avec les programmes existants dont la stratégie d’intervention Agir autrement du ministère de l’Éducation du Québec.

Ces quelques pistes d’intervention font bien sûr partie d’un ensemble plus vaste encore de mesures et d’actions visant à favoriser la réussite scolaire et la construction identitaire francophone des élèves de la région. L’ACELF et la FCDEF mettent à profit une expertise de plus de dix ans en construction identitaire pour accompagner, à leur rythme, les directions d’écoles et les éducateurs qui veulent mieux s’adapter aux besoins de leurs élèves qui, quoique vivant au Québec, évoluent dans un contexte où le français n’est pas la langue de la majorité.

Aujourd’hui, c’est toute une communauté d’éducation qui se rassemble et se concerte pour offrir aux jeunes de la région de Pontiac les moyens de réussir et de vivre pleinement leur identité francophone.


La construction identitaire au Québec : projet pilote dans la région de Pontiac (article 3 de 4)

30 mai 2011

Depuis l’été 2010, l’ACELF et la Fédération canadienne des directions d’école francophone (FCDEF) accompagnent la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais dans la mise en place d’un projet pilote en construction identitaire dans la région de Pontiac, au Québec. Le projet vise à outiller les directions et les membres du personnel de six écoles primaires et d’une école secondaire dont la clientèle étudiante possède toutes les caractéristiques d’une clientèle en contexte francophone minoritaire. Une nouvelle série de quatre articles vous permet d’en connaître davantage sur la nature de ce projet rassembleur et sur ses retombées pour les élèves de la région. Voici le 3e article.

AGIR AUTREMENT ET L’EXPERTISE DE L’ACELF : PARFAITEMENT COMPLÉMENTAIRES!

Depuis 2002, la stratégie d’intervention Agir autrement du ministère de l’Éducation du Québec est déployée en milieu défavorisé afin d’augmenter le taux de réussite des élèves du secondaire. S’adressant à une clientèle au profil multiple, mais spécifique, le programme incite à la mise en place de méthodes d’enseignement adaptées aux réalités de cette clientèle.

L’intervention de l’ACELF en construction identitaire a le même fondement. Afin de favoriser le développement d’une identité francophone chez les jeunes, différents programmes, activités et outils sont créés à l’intention des intervenants en éducation de langue française. L’objectif est ici d’encourager une façon d’enseigner qui tienne compte des exigences qu’impose un environnement où le français n’est pas la langue de la majorité.

Une clientèle mixte

Dans la région de Pontiac, la clientèle étudiante présente tout autant les caractéristiques d’un milieu défavorisé que celles d’un contexte francophone minoritaire, ce qui nécessite des interventions extrêmement ciblées. « Notre école s’est vue attribuer le rang 10 par le ministère de l’Éducation, soit la cote la plus élevée pour qualifier un milieu défavorisé », dévoile Denis Rossignol, directeur de l’école secondaire Sieur-de-Coulonge, à Fort-Coulonge. Avec ses 330 élèves, l’école secondaire de Fort-Coulonge est aussi « la seule école francophone à l’ouest de Gatineau ». M. Rossignol n’est par ailleurs pas le seul à reconnaître que « le milieu est largement influencé par l’anglais ».

Cap sur la réussite grâce aux stratégies combinées

Pour répondre aux besoins spécifiques de la clientèle étudiante dans la région de Pontiac, et afin d’augmenter le taux de réussite des élèves, les actions combinées de l’ACELF et du programme Agir autrement se présentent comment une stratégie gagnante au sein des écoles de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais.

Entre autres stratégies, le programme Agir autrement propose des pratiques favorables au développement de la lecture chez les élèves du secondaire, encourage la participation du personnel des écoles dans la planification des projets et mise sur le rapprochement entre les familles, la communauté et l’école. Favorisant la collaboration du milieu et ayant pour objectif la réussite des élèves dans un contexte où le français n’est pas la langue de la majorité, l’expertise de l’ACELF en construction identitaire s’insère donc parfaitement en complémentarité de ce programme.

Développer la fierté culturelle des élèves pour favoriser leur réussite scolaire

« La connaissance de la culture francophone chez nos élèves est déficiente, explique Denis Rossignol. Et puisque leur vocabulaire en français est pauvre, ils ont souvent tendance à s’exprimer en anglais ». Comme conséquence directe, les élèves ont plus de difficulté à réussir en français, ainsi que dans toutes les matières scolaires qui sont, bien sûr, enseignées dans cette langue.

Denis Rossignol et Lorraine Meilleur, directrice de l’établissement primaire Pontiac, reconnaissent ainsi toute l’importance de travailler très fort afin de faire en sorte que les élèves développent une identité francophone. C’est ici que l’expertise de l’ACELF en construction identitaire devient un incontournable pour les écoles de la région. Selon Claire Thibideau, directrice générale de la FCDEF, il y a un lien entre la réussite scolaire des élèves et leur fierté culturelle. « Fiers de leur culture francophone, les jeunes ont le désir de parler en français et veulent bien le parler. Cela les pousse à développer de meilleures compétences langagières, ce qui a un impact direct sur la réussite », explique-t-elle.

Et afin de développer la fierté des élèves pour la culture francophone, il est nécessaire de concevoir des stratégies d’intervention visant à créer chez les jeunes un rapport positif à la langue française. « Il semble déjà y avoir une certaine amélioration, commente Denis Rossignol. Il y a 20 ans, les jeunes du secondaire ne connaissaient pas du tout les artistes francophones alors qu’ils en connaissent un peu plus aujourd’hui ».

La démarche entreprise par la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais avec l’ACELF et la FCDEF est encore toute jeune et beaucoup reste à faire. Ainsi, dans le prochain et dernier article de cette série, nous nous pencherons sur le plan d’action prévu pour septembre 2011 et les retombées attendues.