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COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate

L’expérience de six étudiants dans des écoles francophones de l’Ouest : «Le français, une façon de se créer une identité différente et enrichissante»

QUÉBEC, le 7 mai 2013 – Vendredi, les communautés francophones de Winnipeg et de Nanaimo diront au revoir à six étudiants du Québec qui séjournent dans l’Ouest depuis deux mois dans le cadre d’un stage en enseignement chapeauté par l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) en partenariat avec la Division scolaire franco-manitobaine et le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique.

Alors qu’ils s’apprêtent à terminer leur stage, on sent chez les étudiants une grande appréciation par rapport à tout ce qu’ils ont appris et découvert. « C'est la première fois que je me sens autant à ma place et que je me sens à l'aise de prendre complètement la classe en charge, affirme Maude Castonguay, qui a été accueillie à l’école Océane, à Nanaimo en Colombie-Britannique. Les liens que j’ai créés avec mon enseignante associée sont indescriptibles. Dès le début, nous avons développé une superbe complicité qui a permis une relation extraordinaire et une collaboration hors du commun. »

Nelson Dubé, accueilli à la même école, a remarqué à quel point l’enseignement en français représentait un défi dans un milieu comme Nanaimo. « Les élèves sont constamment influencés par la société anglophone qui les entoure, explique-t-il. Pour ces jeunes, leur réseau d’amis parle en anglais, leurs équipes sportives pratiquent en anglais, leur famille, pour la plupart, discute en anglais à la maison, et la grande majorité des gens dans la rue échangent également en anglais. De cette réalité, je me suis rendu compte que les professionnels de cet établissement travaillent excessivement fort pour valoriser le français à l’école. »

Ce contexte culturel et linguistique est d’ailleurs l’un des éléments qui rendent ce stage très formateur. « Les enseignants doivent être très délicats dans leurs interventions lors de leur enseignement en classe, poursuit-il. Les élèves ne doivent pas voir le français comme une corvée, mais comme une façon de se créer une identité différente et enrichissante. Ainsi, sans rien enlever à leur identité anglophone, les jeunes doivent percevoir la culture francophone comme un atout valorisant dans leur bagage personnel. » Par rapport à ce défi, tous se sont dits étonnés de l’investissement du personnel scolaire, et aussi de celui des parents. « Le lien entre l'enseignant et le parent semble beaucoup plus présent qu'au Québec, commente Maude à ce sujet. Ils coopèrent davantage. Ceci démontre aux élèves que les parents ont eux aussi un intérêt pour l'école et pour la langue française, et qu'ils ont à cœur la réussite de leur enfant. »

Somme toute, au terme de leur stage, les étudiants se disent très heureux d’avoir pu vivre cette expérience qu’ils considèrent comme un bel enrichissement : « Je recommande grandement à ceux qui ont la chance de réaliser une expérience comme celle-ci de le faire sans hésiter, lance Maude. Voir et vivre dans une réalité différente de la nôtre, dans un milieu où les francophones sont minoritaires, nous permet de faire une grande réflexion sur nos racines, nos ancêtres, notre culture et d'apprécier encore plus notre belle langue française. »

Autres témoignages des stagiaires : http://www.acelf.ca/stages-enseignement/stagiaires.php

Les Stages en enseignement dans les communautés francophones de l’ACELF reçoivent un appui financier majeur du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes du gouvernement du Québec. Ils sont réalisés en partenariat avec la Division scolaire franco-manitobaine, la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta, le Secrétariat francophone de l’Alberta, le Conseil des écoles fransaskoises, le ministère de l’Apprentissage de la Saskatchewan, la Commission scolaire francophone du Yukon, le Conseil de district des écoles catholiques du Sud-Ouest de l’Ontario, le ministère de l’Éducation de l’Ontario, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, l’Université Laval, l’Université du Québec à Rimouski, l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à Chicoutimi et l’Université du Québec en Outaouais.

Par la réflexion et l’action de son réseau pancanadien, l’Association canadienne d’éducation de langue française exerce son leadership en éducation pour renforcer la vitalité des communautés francophones.

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Source :
Annie Côté
Agente de relations publiques

Information:
Caroline Jean
Coordonnatrice des stages