Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École secondaire Bernard-Gariépy
Sorel-Tracy, Québec
Secondaire2 – gr26

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Suite de l'histoire...

La jeune femme continua son chemin sur la sinistre rue en se retournant frénétiquement pour voir si quelqu'un la suivait. Soudain, elle entendit un fracas terrible, comme des poubelles qu'on renverse, et vit une ombre se diriger vers elle à une vitesse vertigineuse. Terrorisée, elle courut, mais mit le pied dans un trou sur la chaussée et s'effondra dans la rue. Elle se releva de justesse avant d'être frappée par une voiture. C'est alors qu'elle vit un pauvre chat, pourchassé par un chien, passer en trombe devant elle. Secouée par les derniers événements, elle décida que le port n'était plus, finalement, une destination si rassurante. Elle préféra plutôt se diriger vers l'arrêt d'autobus afin de retourner à son appartement qui lui semblait le lieu le plus sûr pour l'instant. Comme elle aurait aimé pouvoir joindre sa sœur pour lui demander de l'aide, mais elle n'avait malheureusement pas son cellulaire sur elle.

Le bus la laissa à l'arrêt qui se trouvait sur la rue d'Acheron, près de l'immeuble où elle habitait. Lorsqu'elle franchit la grille de l'entrée, elle fut surprise d'entendre le chien de Mme Corneille aboyer de façon répétitive. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes, car il la reconnaissait depuis longtemps. Elle s'avança dans le couloir la conduisant à son appartement quand elle fut heurtée violemment par quelqu'un qui quittait les lieux en courant. Choquée, elle le suivit du regard, mais elle eut terriblement peur lorsqu'elle le vit s'arrêter et se retourner vers elle pour l'observer. Elle ne distinguait que sa silhouette noire sous le faible éclairage du lampadaire de rue. Elle se dépêcha de déverrouiller sa porte, mais avant qu'elle n'en franchisse le seuil, elle remarqua qu'une enveloppe identique à la première avait été glissée dans sa boîte aux lettres. Elle s'en empara et verrouilla à double tour. La lettre dégageait aussi une très forte odeur de rose. Dehors, le ciel devenait de plus en plus orageux. Elle ouvrit la missive et lut le même genre de texte, un peu poétique, qu'elle avait précédemment reçu :

Belle Annabelle,

Je te retrouverai

Où que tu sois.

Je vois tout

Je sais tout

Je suis là si près.

L'expéditeur avait aussi glissé dans l'enveloppe une carte qui contenait un trajet à suivre afin de le rencontrer. Bien entendu, sa curiosité l'emporta et elle prit la décision de se rendre à leur point de rencontre. Elle prit cependant la précaution de demander à son amie Laurie de l'accompagner.

Le lendemain soir, les deux jeunes femmes suivirent le trajet proposé qui les conduisit à nouveau vers le port. Elles remarquèrent qu'à l'endroit précis où elles devaient se rencontrer, un bateau accosté était en marche. Désireuses de mettre un terme à cette histoire ridicule, elles montèrent à bord.

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