Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École secondaire catholique Béatrice-Desloges
Orléans, Ontario
8e année

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Suite de l'histoire...

Arrivée au port, Annabelle était de plus en plus inquiète. Elle détestait la sensation d'être épiée, au point où elle avait décidé de rebrousser chemin. Cependant, elle n'eut pas le temps de se rendre à la sortie du port qu'un bruit de moteur la fit sursauter. Elle se retourna et vit une voiture, mais il n'y avait personne à l'intérieur. La voiture était pourtant bien en marche et ses phares l'aveuglaient. Regardant autour d'elle, Annabelle réalisa que les phares formaient un message sur un des bateaux. Elle put lire :

Je te vois

Regarde autour de toi

Ce qu'elle fit, et le regretta aussitôt, car, sur le sol, à moins de deux mètres d'elle était déposée une enveloppe rouge. Son cœur s'emballa. Elle avait peur, mais s'approcha et prit l'enveloppe. Elle prit son courage à deux mains et ouvrit la lettre. Celle-ci disait :

Tu sais ce que j'ai vu

Mon message, tu l'as eu

Maintenant, tu comprends

Que tu n'as plus beaucoup de temps

Si tu ne veux pas que ton secret soit dévoilé

Tu dois toi-même l'avouer

Rejoins mon messager

Au 1600, rue Pelletier

Demain, à 21 heures, viens seule.

Elle ne pouvait pas le croire, cette personne savait tellement de choses à son sujet. Oui, effectivement, étant petite, elle avait toujours été effrayée par la maison au 1600, rue Pelletier. Elle avait besoin de réfléchir. Rangeant la lettre dans son sac, elle reprit le chemin de chez elle.

Le lendemain, Annabelle n'avait que deux choix. Soit affronter sa peur et aller au rendez-vous ou bien rester ici, dans son appartement. Mais quelque chose lui disait que celui qui avait écrit ces lettres n'était pas du genre à abandonner si facilement. Alors, elle décida d'aller à son rendez-vous. Elle avait voulu avertir quelqu'un, mais qui? Elle ne pouvait pas avertir les policiers pour des raisons évidentes, et elle n'avait personne d'autre.

Devant la maison, elle hésita une dernière fois puis entra. La maison, abandonnée depuis longtemps, était complètement noire et elle était aussi peu accueillante que dans son souvenir.

Elle décida de se rendre dans la salle de bal. C'était la salle qui lui faisait le plus peur étant petite, et elle se doutait bien que l'auteur des missives le savait lui aussi. Elle entra dans la pièce, et se dirigea vers son centre. Puis, elle attendit.

Au bout de trois minutes, elle perdit patience et cria: «Je sais que vous êtes là, alors montrez-vous!» Elle continua à crier ainsi, regardant tout autour d'elle, au point qu'elle commença elle-même à se croire folle. Puis, subitement, elle arrêta. Elle était face à un miroir et derrière elle, elle vit une autre enveloppe. Son cri resta pris dans sa gorge. Elle prit la lettre sans l'ouvrir et commença à courir. Elle sortit de la maison, sans vraiment savoir où elle allait. Puis, elle réalisa qu'elle était perdue et qu'on la suivait depuis un bon moment. Alors, elle recommença à courir.

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