Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École secondaire Paul-Le Jeune
St-Tite, Québec
Secondaire 5

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Suite de l'histoire...

Quelques heures plus tard, elle se réveilla subitement. Les deux hommes ne semblaient plus y être. Une fois ses yeux redevenus sans brume, elle prit conscience de ce qui venait de se passer.

Elle profita du moment pour tenter de s'échapper par la porte entrouverte. L'ombre d'une grosse silhouette apparut. Elle ferma les yeux et se mit à gémir. L'homme, sans pitié, lui dit :

– Tu essaies de t'échapper sale petite geignarde! Tu es maintenant à nous.

C'est là qu'Annabelle comprit ce que voulait dire la lettre.

– Pourquoi moi? Qu'est-ce que vous me voulez?

L'homme, furieux, la frappa si fort qu'elle perdit la parole. Finalement oui, elle venait de comprendre que la lettre lui était bel et bien adressée.

Quelques jours plus tard, la mère d'Annabelle appela les policiers pour signaler qu'Annabelle avait disparu. Laura sentait que sa fille allait bientôt mourir si les policiers ne la retrouvaient pas à temps. De plus, Laura avait parlé avec sa fille quelques minutes avant qu'elle ne se fasse kidnapper.

Soudain, il lui vint à l'esprit que le cellulaire de sa fille serait peut-être toujours sur les lieux. Elle alerta donc le policier qui était dans sa cuisine pour qu'il vérifie. Gim, le policier, arriva sur les lieux. Peu de temps après, il retrouva facilement le cellulaire couvert de strass et de paillettes. C’était sans doute celui d'Annabelle. Gim le rapporta au poste de police afin que la ligne du téléphone puisse être retracée.

Alors que Laura patientait dans son salon, le téléphone sonna.

– Oui, Laura? Nous avons du nouveau. On a découvert en consultant les appels sortants du téléphone de votre fille qu'un appel aurait attiré l'attention de votre chère Annabelle. Non seulement elle aurait reçu cette lettre de ce parfait inconnu, mais elle aurait visiblement reçu un appel téléphonique assez inquiétant, dit Gim.

– Arrêtez s'il vous plait, dit Laura.

Les paroles de Gim atterrèrent Laura.

– Parfait madame, je vous rappelle dès que j'ai du nouveau.

Annabelle, qui cohabitait maintenant avec ces hommes depuis près de trois jours, était menottée au siège arrière tout moisi. La camionnette n'était pas de l'année. Non seulement elle était répugnante, mais il y avait plusieurs taches de sang sur les tapis marron. L'homme à la peau noire ne cessait de la fixer du regard. Annabelle n'avait pas ouvert la bouche de tout le trajet. Elle se demandait vraiment où elle allait atterrir. L'homme à la peau blanche ne lui avait même pas accordé un regard. Elle se demandait bien pourquoi.

Annabelle remarqua qu'elle avait laissé son cellulaire au banc près du port. «Zut, pensa-t-elle. J'aurais pu…» Un son se fit entendre. C'était Annabelle qui voulait dire quelque chose.

– Pourquoi me faites-vous cela?

– Parce qu'on paye toujours pour les bêtises qu'on fait, jeune fille!

– Quoi? Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire, bordel?

– Tu verras bien, chérie. Terminus! Nous sommes arrivés.

Quand la porte arrière fut ouverte, l'homme à la peau blanche la regarda et lui dit :

– Bonne chance Anna! Tu es maintenant laissée à toi-même comme ce que tu as fait subir à ta sœur jumelle!

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