Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École secondaire catholique Béatrice-Desloges
Orléans, Ontario
8e année - Groupe 81

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Suite de l'histoire...

Annabelle entendit vaguement des voix qui chuchotaient, mais elle ne put identifier ce que les hommes disaient. Sa tête était lourde et elle ne voyait que du noir. Soudainement, une vague de nausée la frappa et un cri lui échappa. La voiture s'arrêta violemment; elle entendit un bruit de porte en train d'ouvrir et sentit l'air marin lui frôler la peau.

«Enlève son bandeau», dit une voix grave. Une main rugueuse détacha le tissu qui lui voilait les yeux et les formes floues étaient de moins en moins brouillées. Étourdie, elle vit le visage d'un jeune homme aux yeux bleus. Il regarda Annabelle d'un air curieux, les sourcils froncés.

– Tu n'as pas été très coopérative, lui dit-il. Je voulais seulement une amie.

– Eh bien! Tu ne sais évidemment pas comment t'y prendre pour te faire des amis, dit Annabelle méchamment.

Le garçon sembla offusqué. Par la suite, un second homme entra en vue.

– Arrête de raconter des niaiseries, Ethan! Vaudrait mieux lui dire la vérité.

– Tais-toi, Paul!

Annabelle était perplexe. La vérité? De quoi parlaient-ils?

– Je veux la vérité, affirma-t-elle d'un ton sec.

Paul s'apprêta à lui lancer un coup de poing, mais Ethan intervint, sautant entre Paul et Annabelle. Il lui retourna le coup de poing et Paul tomba, inanimé, au milieu de la rue.

– Ça lui apprendra, grommela Ethan. Il peut pourrir ici!

– Je veux des explications!, dit Annabelle.

Ethan ne lui répondit pas; il lui attacha le bandeau autour de la bouche, la sortit du coffre et la mena au siège avant. Il ferma la porte d'un coup brusque et entra dans la voiture noire aux vitres teintées à son tour. On aurait dit que cette voiture lui rappelait quelque chose. Un souvenir d'enfance, peut-être?

Annabelle tomba dans un sommeil sans rêves pendant que la voiture avançait à toute vitesse à travers les rues de la ville déserte. Lorsqu'elle se réveilla, la première chose qu'elle fit fut de porter sa main à sa bouche. Le bâillon n'était plus là. Elle leva la tête et regarda aux alentours. Elle n'était plus dans la voiture, mais dans un appartement aux murs blancs. Le sentiment d'être épiée la frappa et elle réalisa rapidement qu'elle n'était pas seule.

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