Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École St-Edmond
Windsor, Ontario
8e année


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Suite de l'histoire...

Papa continue l'histoire sans interruption. C'est après le mot «ooouccchhh!» que je me suis endormie.

– Hé oh?, ai-je dit en allumant ma lampe de poche.

Il faisait noir comme chez le loup, je décidai donc de marcher pour chercher un abri.

– À l'aide! Est-ce que quelqu'un m'entend?

J'entendis quelqu'un crier encore comme s'il était en trouble.

– Est-ce que ça va?, ai-je dit en apercevant ce jeune garçon avec une bouche saignante.

– Est-ce que j'ai l'air correct?, dit-il d'un ton sévère.

– Calmez-vous, je vais vous aider, ai-je dit en l'aidant à se lever.

– Merci, mais je peux me retrouver maintenant. Ouch!, dit-il en ramassant son sac.

– Mais attendez! Je vais essuyer le sang sur votre bouche, dis-je en tenant un tissu.

– Euuh, non merci. Ouch! Bon, faites-le vite.

Sa voix me revenait à l'esprit.

– Puis-je savoir comment tu m'as trouvé?, dit-il en m'observant.

– Je me dirigeais vers un abri, j'ai entendu votre voix. Votre bouche est infectée. Comment vous êtes-vous blessé?

– Je marchais sur un trottoir et j'ai trébuché dans ce trou.

– Un trou?

Cela était semblable à l'histoire de papa. Étrange.

– Et en passant, portez-vous le nom de Jonathan?, ai-je dit en riant.

– Hein hein, comment est-ce que vous le saviez, ya creep?! Vous savez quoi, je ne porte pas d'argent sur moi, mais voilà un journal. Bon, au revoir!

– Mais, est-ce que c'est comme cela qu'on s'adresse à une héroïne?

– OK, assez. J'apprécie votre acte héroïque, mais je dois dire que le sujet de mon nom me terrifie. Et je dois rentrer, vous savez bien que c'est la veille de Noël.

– Bon, laissez faire l'affaire du nom et laissez-moi appliquer la crème. Un problème à la fois. Et moi, j'ai ma famille à rejoindre. Dites-moi, Jonathan, pourquoi avez-vous autant de journaux dans votre sac?, ai-je demandé.

– Je rédige des journaux pour ma ville, cela m'aide à ramasser quelques sous ici et là pour ma famille. L'écriture, c'est ma vie. Mais j’ai pris une pause. J'ai voulu écrire un livre. En sortant, je me suis dit que je trouverais une idée. Et me voilà dans ce trou avec vous.

C’est alors que j'aperçus une lumière. On se dirigea donc vers cette lumière.

– Pour cette histoire que vous voulez écrire, avez-vous des idées en tête?

– Non. Je veux rédiger une histoire d'aventures qui parle du temps des fêtes, de la joie, de l'amour en famille.

– Oh! Vous voyez cela? C'est une échelle, nous pouvons finalement sortir, ai-je dit tristement.

– Oui. Moi qui croyais qu'une marche m'aurait donné une idée pour mon projet. Cela prend fin. Merci pour cette belle et étrange aventure. Joyeux Noël!

– Hé, je croyais que l'aventure débutait. Pourquoi ne pas la partager avec le monde entier? On pourrait appeler cela «Une bonne veille de Noël».

– Nah, je trouve que c'est plat. Appelons cela « A man hole ».

– « Homme trou »… Nous ne sommes pas des hommes de caverne!

– Crois-moi. Ce mot est tiré d'un rêve vécu. Donc, un bon matin, Jonathan marchait sur un trottoir…

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