Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École secondaire Armand-Corbeil
Terrebonne, Québec
Secondaire 2 – gr202

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Suite de l'histoire...

Lorsqu'il a ouvert les yeux, il a constaté qu'il venait de tomber dans un égout. L'air l'asphyxiait tellement il sentait les déchets, la pollution et la pourriture. L'air l'étouffait tellement que ça en goûtait.

– Eurk! dit mon frère.

– Ça doit sentir vraiment mauvais, fis-je.

– Comme ton équipement de hockey après une partie, ricana mon frère.

– Ha! Ha! Ha! Très drôle! répondis-je sarcastiquement. Et maintenant, chut! J'écoute l'histoire.

– Le garçon de papier ne voyait aucune échelle pour remonter. Il ne voyait que des rats, des araignées velues, des déchets et de l'eau polluée. Afin de garder son équilibre sur le petit marchoir, il se tenait après les briques froides. Le garçon de papier a entendu soudain deux grands rires. Il s'est dirigé vers les rires, espérant y trouver des personnes. Arrivé à destination, il s'est arrêté net, figé comme une brique, car les rires ne venaient pas d'humains, mais de deux squelettes vivants.

Le premier squelette disait:

«– Et si on se jetait à l'eau?»

Le deuxième a répondu:

«– Mais non, je tiens à ma peau!», ce qui les a fait rire de nouveau.

Lorsque les squelettes ont vu Jonathan, un des deux lui a dit:

«– Hé! On dirait que tu as vu un mort.»

Le garçon de papier, enfin sorti de son état de choc, lui a répondu:

«– Savez-vous où est la sortie?»

Le premier squelette lui a dit:

«– Si je le savais, ça ferait longtemps que je serais sorti.»

Les squelettes ont éclaté de rire et le garçon de papier est parti sans dire un mot, jusqu'à ce qu'il entende...

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