Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

Suite 2.3

Centre scolaire de la rive-sud
Bridgewater, Nouvelle-Écosse
8e année

Lire l'introduction 2 de India Desjardins >>

Suite de l'histoire...

J'étais prêt pour aller dormir. J'ai poussé la porte. J'ai vu mon lit. Mon livre au sujet des rêves lucides était à côté, comme toujours. J'ai allumé la petite lumière à côté de mon lit, et je me suis glissé sous les couvertures orange.

Je ne m'endormais pas, donc je suis descendu à la cuisine pour me faire du chocolat chaud. Après l'avoir bu, je suis retourné au lit et j'ai lu mon livre sur les rêves lucides. Finalement, j'ai perdu connaissance.

J'ai ouvert mes yeux. J'étais dans une gare de train. Il y avait des centaines de personnes, et l'atmosphère n'était pas invitante. Heureusement, j'avais lu dans mon livre comment me sortir d'un rêve désagréable.

La forêt était noire. Quand j'y suis entré, je sentais comme si quelqu'un m'observait. Je me suis retrouvé parmi les craquements de bois et l'odeur de la fumée. C'est ça! Je me trouvais bien dans une forêt enflammée. Le feu était grand, très grand. J'ai commencé à courir pour constater que ma vision était bloquée par des cheveux longs de la même couleur que les miens. Que se passait-il?

Je me suis réveillé en sueurs. J'ai gribouillé les détails de mon rêve sur un papier. À mesure que le matin avançait, j'oubliais ce à quoi j'avais rêvé.

- Viens ici, Marc-André, a dit ma mère.

- Un moment, s'il-te-plaît, maman, ai-je répondu.

Ma mère était assise en train d'écouter la petite télévision sur le comptoir.

- Regarde, mon grand. Il y avait un feu de forêt et on en parle aux nouvelles nationales, a dit ma mère tristement.

J'écoutais le reportage. Au coin droit en haut de l'écran, il y avait une image d'une fille qui s'appelait Élise Dubois avec des cheveux longs bruns, comme les miens. « Oh! » C'est tout ce que j'ai dit.

Cette forêt me semblait familière. Soudainement, une image : j'étais en train de courir parmi les flammes, avec des cheveux longs bruns. J'ai couru à ma chambre et j'ai cherché dans mes choses. J'ai trouvé une note qui disait « Feu de forêt. Proche de toi. »

Je suis retourné au lit. Je me sentais intrigué par cette coïncidence. Puis, je sentais comme si je m'éloignais de mon corps.

J'étais dans un hôpital. La pièce ne contenait qu'un lit, un miroir et un pupitre. En me regardant dans le miroir, je ne me voyais pas. À la place, la glace me renvoyait l'image d'une belle fille aux cheveux longs et bruns et aux yeux verts qui plongeaient dans les miens.

Par la suite, j'ai aperçu une feuille de papier sur le pupitre; je me suis précipité vers celui-ci. J'ai pris un crayon et j'ai commencé à écrire : « Je m'appelle Marc-André Laflamme. Récemment, je me sens comme si je contrôle ta vie, littéralement. J'aimerais te rencontrer en personne. Voici mon adresse : 127 rue Haendel, Montréal, Québec F3B 2R9 ».

Je déposais mon crayon, quand tout à coup, une voix résonnante m'a averti : « Attention Marc-André. Le livre des rêves possède un pouvoir que tu ne pourras pas contrôler ».

Je me réveille, encore sous le choc. Quelque temps après, la jeune fille écrit : je m'appelle Élise. Je serais contente de te rencontrer dans deux semaines...

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