Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

Suite 3.6

École de la Ruche
Lévis, Québec
2e année

Lire l'introduction 3 de Daniel Marchildon >>

Suite de l'histoire...

Un an plus tôt, j'étais bien sagement installé sous le comptoir d'un magasin de jouets. J'attendais patiemment que les employés et les clients partent afin de retrouver mes amis. J'adore le moment où les lumières se ferment et où je peux discuter avec mes amis, les autres sacs.

Parfois, les petites voitures viennent me voir et elles me placent confortablement sur l'une d'elles. Ensuite, nous filons à toute allure à travers les rayons. Quel sentiment de liberté!

Souvent, je suis triste parce qu'un de mes amis est emporté par la main. Eh oui! Régulièrement, une main arrive sous le comptoir et elle prend un des sacs. Par la suite, nous ne revoyons plus jamais cet ami... Donc ce matin-là, j'étais bien installé sous le comptoir lorsque la main me toucha. Malheureusement, elle m'arracha de mes amis.

Je fus heureux de constater que mon amie, la voiture noire et blanche, était placée à l'intérieur de moi. Par la suite, je fus donné à un monsieur habillé en rouge et blanc. Arrivé dans une grande maison, j'ai été placé dans une jolie boîte avec la voiture. J'entendais des voix dire que j'étais un cadeau.

Après un long moment, un petit garçon ouvrit la boîte. Ce fut les plus beaux jours de ma vie. Le petit garçon avait décidé de m'utiliser comme piste d'atterrissage pour mon amie la voiture. Nous rigolions souvent.

Mais un jour, mon amie passa à côté de moi et atterrit sur le plancher. Elle se brisa sur le sol.
Quelques jours plus tard, le petit garçon m'utilisa pour transporter des fraises à l'école. J'étais heureux de visiter un nouvel endroit. Comme les fraises m'avaient taché, le lendemain, il utilisa un autre sac.

Je fus oublié dans la chambre du petit garçon. J'ai passé beaucoup de temps à regarder le soleil se lever et se coucher. Je m'ennuyais jusqu'à ce que le petit garçon oublie de fermer sa fenêtre.

Le vent entra dans la chambre et me délivra. Je partis en volant. Enfin, la liberté!

Mais ma liberté fut de courte durée, car je finis mon vol sur un chemin en asphalte. J'étais très triste d'être à nouveau seul. Je pensais que ma vie était terminée quand un oiseau me prit dans son bec...



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