Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École St-Isidore
Laverlochère, Québec
6e année

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Suite de l'histoire...

Sur le chemin du retour, nous ne cessions d'admirer l'œuf qui était d'un bleu ciel éclatant, parsemé de taches argentées. Iako et moi emmenions l'œuf au château d'Augure de Verbouc.

Il ne nous restait que quelques pas avant d'atteindre l'enceinte d'où nous pouvions apercevoir les douves entourant le château. Le pont-levis était abaissé pour nous permettre d'entrer. Cependant, les gardes nous empêchèrent d'accéder aux portes du bâtiment. C'est à ce moment-là que le roi lui-même vint à notre rencontre.

- Sire, voici l'œuf du dragon. Nous avons réussi à donner la pièce maudite à Ragnarök.

- Voilà un beau trésor! Allez-vous le garder?, demanda Augure qui, captivé par l'œuf, ne cessait de le fixer d'un air malveillant.

- Oui, nous essaierons de le dompter pour qu'il soit au service du bien et non du mal, Majesté.

- Bien, faites ce que bon vous semble, mais ne le maltraitez pas : on voit rarement des dragons et ils sont précieux.

Puis, Augure s'en alla. Nous partîmes en direction d'un grand champ de blé pour y déposer l'œuf et nous nous préparâmes pour la nuit. Quelques heures plus tard, à l'aube d'une journée s'annonçant ensoleillée, le dragon qui était dans l'œuf en notre possession, vit pour la première fois la lumière du jour.

- Soma! Réveille-toi! J'ai entendu un craquement. Je crois que le bébé dragon est sorti de sa coquille!

- J'arrive!, répondis-je à Iako.

Nous nous levâmes : un spectacle magnifique se déroulait. La bête avait un long cou couvert d'écailles, une petite tête triangulaire noire et des petits yeux sombres. Deux mignonnes cornes argentées ornaient sa tête. Dans son dos valsaient deux gracieuses ailes brillantes. Malgré ses grandes dents pointues et ses griffes acérées, il avait l'air inoffensif.

- Je crois qu'il a faim. Soma, ça mange quoi des dragons?

- Ça mange des petits garçons comme toi!

- Non! Pas moi! Je suis trop jeune pour mourir!, s'exclama Iako.

- Allons en chercher un dans le village alors!

- Non, mais tu es fou ou quoi?

- Bon, sérieusement, nous devrions l'habituer à ne manger que des plantes. Comme ça, quand il sera grand, il ne sera pas tenté de nous dévorer.

- D'accord, donnons-lui les plantes comestibles de la forêt.

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