Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École Notre-Dame-de-Fatima
Lac-Mégantic, Québec
4e année

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Suite de l'histoire...

Irok et moi nous rendions tranquillement à la fête Ragnarök, qui était célébrée à tous les ans pour fêter la disparition du dernier dragon et de son œuf. C'est Irok, mon fidèle ami, qui m'avait aidé, cinq ans auparavant, à éliminer Ragnarök, le dernier dragon.

À chaque année, lors de cette fête, nous devions raconter comment nous avions réalisé notre exploit à tout le village. Tout à coup, j'entendis le son d'une corne annonçant le début de la fête. Irok me lança :

- Vite Niemad! La fête commence!

On se mit à courir. Arrivés à la place publique, tous les habitants du village Machapi nous acclamèrent, Irok et moi. Nous nous sentions comme des héros.

La fête battait son plein depuis un bon moment déjà, quand, tout à coup, un nuage de fumée apparût et une lueur orangée se fit voir au loin, dans la forêt. Quelqu'un s'exclama : « Au feu! Au feu! ». Ce fut la panique totale! Je lançai quelques ordres aux habitants, qui se calmèrent et m'écoutèrent. Tout le monde se mit au travail pour éteindre le feu. Pendant que je lançais un seau d'eau sur une énorme flamme, j'aperçus une silhouette s'éloigner, qui ressemblait étrangement à un… DRAGON!

Le lendemain matin, tous les Machapiens étaient épuisés. Le feu était éteint, mais une bonne partie de la forêt était réduite en cendres. Augure de Verbouc, le sorcier du village, nous convia chez lui. J'annonçai la mauvaise nouvelle: contrairement à ce que nous croyions, un dragon était toujours vivant et il avait mis le feu à la forêt. Les habitants furent consternés. Augure de Verbouc prit la parole :

- Je propose d'envoyer Niemad et Irok à la chasse au dragon!

Tous les villageois approuvèrent la proposition. Irok et moi préparâmes aussitôt nos baluchons et prîmes la route de la grotte de Ragnarök. Probablement que cinq ans plus tôt, un autre œuf avait été oublié dans le repère du dragon. Nous allions donc commencer nos recherches à cet endroit.

Droit devant nous s'ouvrit la sombre grotte. Des rugissements se firent entendre. Avec sang-froid, Irok et moi tendîmes notre filet et nous entrâmes silencieusement dans l'ouverture. Soudainement, des griffes acérées nous agrippèrent et nous sentîmes nos pieds quitter le sol. Je pensai que c'était la fin, mais, en regardant tout en bas, je vis la grotte s'effondrer. Le dragon nous avait sauvé la vie! Il nous déposa ensuite au village.

Les villageois furent apeurés. Je lançai immédiatement :

- Non! N'ayez crainte! Le dragon nous a sauvés d'un effondrement de la grotte! Tout le monde s'approcha de l'énorme bête. Celle-ci se mit à me lécher les visages.

Augure de Verbouc annonça :

- C'est une jeune femelle d'à peine cinq ans. Je crois que ce serait une bonne idée de l'élever afin qu'elle soit capable de défendre un jour notre village contre les ennemis.

Irok et moi baptisèrent notre dragonne Syxela. La rumeur de sa présence au village se répandit dans les villages voisins assez rapidement. Nous reçûmes un jour cette lettre :

« À tous les Machapiens,

Voici une déclaration de guerre contre votre village. Vous avez rompu le contrat, car vous élevez un dragon plutôt que de l'éliminer. Nous sommes donc dans l'obligation de prendre les armes.

Bonne défaite!

De la part du village Aniratak »



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