Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École Saint-François Xavier
Sarnia, Ontario
7e et 8e année

Lire l'histoire 1.21 >>

Suite de l'histoire...

En arrivant dans le stationnement près du terrain de soccer, nous avons réalisé qu'il n'y avait pas de message. Nous avons alors décidé de regarder dans la ruelle sombre, adjacente au stationnement, éclairée par une simple petite lumière.

Prenant notre courage à deux mains, nous avons cherché le paquet mystérieux, avec la peur au ventre. Soudain, un bruit étrange s'est fait entendre derrière nous. Je n'osais pas me retourner, j'étais complètement pétrifiée, mais il fallait bien voir ce qui se passait.

- O.K. Justin, as-tu entendu?

- Oui, mais j'ai trop peur pour regarder. Il faut trouver un endroit pour se cacher!

- Non, il faut voir ce qui se passe.

En nous retournant, la lumière s'est éteinte...

Une heure avant le spectacle, Vincent, Andréa et Benjamin sont très inquiets car Yasmine, Martin et Justin ne sont pas encore arrivés. En plus, ils ont découvert la disparition de certains décors. Ils vont donc voir l'enseignant responsable, M. Kaeden Leblanc pour lui demander ce qu'ils doivent faire.

- M. Leblanc, Yasmine, Martin et Justin ne sont pas encore arrivés et il manque des décors! Est-ce qu'il faut annuler le spectacle?

- Andréa, avant de prendre des mesures trop sérieuses, je vais appeler leurs parents et m'informer auprès d'eux.

M. Leblanc prend alors son cellulaire et appelle les parents de Yasmine :

- Bonjour, puis-je parler à M. ou Mme Cyr s'il-vous-plaît? Avec un accent mexicain prononcé, Conswéla répond :

- Nooon, nooon... M. et Mme Cyr sont partis en ville.

- Avez-vous vu Yasmine aujourd'hui?

- Nooon... nooon.

- Pouvez-vous demander aux parents de Yasmine de me contacter dès leur retour?

- Bien sûr, avec plaisir.

Keaden appelle à la maison de Justin.

- Bonjour, est-ce que je peux parler à M. Lafontaine?

- Lui-même à l'appareil.

- Bonjour, je suis M. Leblanc, l'enseignant responsable du spectacle de ce soir et j'aimerais vous demander si vous savez où se trouve Justin?

- Non, mais je croyais qu'il aidait à préparer le spectacle de ce soir?

- En effet, mais nous n'avons pas de ses nouvelles et le spectacle commence dans une heure. Je continue mes recherches, il est peut-être dans l'école. Je vous rappelle dans quelques minutes.

- Oui, tenez-moi au courant car ce n'est pas dans ses habitudes de ne pas honorer ses promesses.

Kaeden décide d'appeler les parents de Martin mais au moment de composer le numéro, il entend le message suivant : « Vous n'avez plus suffisamment d'argent pour faire cet appel. » Il décide alors de se rendre dans sa classe et d'appeler de là. En se tournant vers la fenêtre de la classe, Kaeden réalise qu'il y a un pendu dans l'arbre. Il panique et appelle la police.

Vingt minutes plus tard, les détectives Éric Lenoir et Logan Sheitzenheiner arrivent sur la scène du crime.

- Excuse-moi Logan de te déranger pendant ta journée de congé, mais nous avons une urgence. M. Leblanc, pouvez-vous expliquer à mon collègue ce qui se passe?

- Trois de nos élèves semblent avoir disparu car après avoir parlé à leurs parents et à d'autres élèves, personne ne sait où ils se trouvent.

- D'accord et merci beaucoup pour ces informations, dit le détective Sheitzenheiner.

- Pour l'instant, pouvez-vous entrer dans votre classe pendant que nous examinons le corps.

- Est-ce que je peux vous suivre?

- Bien sûr, mais vous ne touchez à rien.

En s'approchant du pendu, les deux détectives réalisent que ce n'est pas une personne, mais un mannequin décoré d'objets bizarres. Keaden Leblanc regarde de plus près et reconnaît des objets placés sur le mannequin. Il s'écrit :

- Je reconnais les lunettes de Martin!

- Pardon? Vous reconnaissez quoi? Y a-t-il autre chose qui appartiendrait aux élèves?

- Un instant... en effet, ceci appartient à Justin, dit Keaden Leblanc en pointant du doigt une ceinture de cuir brun. Et ce foulard rose, c'est à Yasmine.

- Attendez, s'écrie le détective Sheitzenheiner. Regardez, il y a un papier dans la poche droite de la blouse.

En disant ces mots, il prend le morceau de papier et le déplie. Dessus il y a d'écrit : « Cher Sheitzenheiner, Je savais que tu serais de l'enquête, tu y es toujours... Viens seul au terrain de soccer et surtout, sans arme, sinon vous ne reverrez plus jamais les enfants. Sois prudent mon frère... »

Imprimer la version PDF