Semaine nationale de la francophonie

Histoires collectives

École André Piolat
North Vancouver, Colombie-Britannique
5e année

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Suite de l'histoire...

Lovée au cœur de la pierre se trouvait une orchidée magique. Elle se déploya et laissa apparaître ses pieds en radis, ses bras en feuilles d'érable et ses pétales multicolores. Debout, elle était plus grande que notre trio et souriait avec une énorme bouche épineuse!

Elle agrippa fermement Tania et Louis qui s'affolaient : «Elle ressemble aux plantes carnivores du livre de sciences naturelles!» L'orchidée lui susurra à l'oreille : «Mais non, je suis une plante omnivore». Louis sourit en retour tout en soupirant de soulagement, puis croisant le regard effaré de Tania réalisa son erreur : omnivore n'avait rien de rassurant...

Elle leur dit dans le français rocailleux des plantes de pierre : «VotRe devoiR est de boiRe mon nectaR. Cette mixtuRe de siRop d'éRable fluoRescent vous métamoRphoseRa en cRéatuRe. Se mettRe à la place des autRes Reste le meilleuR moyen de compRendre leuR pRoblème.»

Pendant que nos amis buvaient le liquide étonnement réconfortant, Karl s'exprima dans le français chantant des griffons : «Je vous dois des explications. Les humains et nous, des produits utilisions. Dans le ciel, la couche des zones, abîmée par nos produits, des rayons ultra-mauvais, ne protégeait plus nos amis. Les humains, nous avons infiltrés. Les produits, nous avons arrêtés et la catastrophe, l'extinction, nous avons évitée...»

Le lutin, toujours perché sur son dragon, reprit dans le français facétieux commun aux lutins et aux farfadets : «Voici le nouveau danger : il pleut dans les déserts et il fait sec dans les marais. Il fait froid dans les vergers et il fait chaud sur les glaciers. Sur la planète le climat change beaucoup trop vite à cause des gaz à moufettes fières.»

Un bleuet des prairies intervint dans un français fleuri : «Nous les plantes, nous vous avions prévenus, mais en vain. Aujourd'hui, nous sommes fatigués de filtrer l'eau, retenir les sols, filtrer l'air et fournir l'oxygène pour des créatures et des humains qui nous négligent».

Louis, devenu dragon barbu et surpris par le français compliqué qui sortait de sa bouche, répondit : «La situation est claire comme de l'eau de roche. Arrêtons les élucubrations et agissons!»

Tania, devenue fée coccinelle, ajouta dans un français bienveillant : «Ensemble, nous pouvons arrêter les gaz à moufettes fières. Unissons nos forces.»

Toutes les créatures s'enthousiasmèrent dans un mélange émouvant d'accents français : «Hourra!»

Alors un vieil Érable qui semblait parler au nom de tous dans le français solide des arbres centenaires souffla d'une voix profonde : «La prophétie l'avait annoncé. Ces enfants sont nos guides.»

Puis, s'adressant directement à Tania et Louis : «Pour réussir, il ne suffira pas de supprimer un produit. Il faudra que les humains modifient plusieurs comportements. C'est une mission très difficile car les humains aiment les habitudes. La routine les rassure. Voici les énigmes à résoudre.» Il leur tendit un parchemin en écorce de bouleau et leur souhaita bonne chance. Nos trois amis, impatients de s'envoler, lurent les premières instructions...

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