Guillaume Proulx Goulet - Colombie-Britannique - 2009-2010
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Guillaume Proulx Goulet |
Bonjour, Mon nom est Guillaume Proulx Goulet. J’ai 27 ans, je suis originaire de Rigaud au Québec et je suis étudiant finissant en enseignement de l’éducation physique à l’UQAM. Grâce à l’ACELF, j’aurai la chance de terminer mon bac à Vancouver où j’effectuerai un stage à l’école secondaire Jules-Verne. Ce sera pour moi une expérience inespérée de vivre, pour la première fois, au sein d’une communauté francophone hors Québec et de découvrir ses différences et affinités culturelles. De plus, la ville baignera dans une ambiance exaltante avec le passage des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver, ce qui n’est pas à négliger pour une personne comme moi, qui prône le développement du sport et des saines habitudes de vie chez les jeunes. J’aurai donc la chance de faire des rencontres stimulantes tout en transmettant ma passion pour l’activité physique et en enrichissant mes connaissances dans un milieu francophone. |
J’ai eu la chance d’effectuer mon dernier stage en éducation physique dans la magnifique ville de Vancouver, en Colombie-Britannique. Située à l’extrême ouest du pays, la ville de Vancouver est un paradis pour les amateurs de plein air. Bordée par l’océan Pacifique et les montagnes Rocheuses, tous les sports sont praticables et ce, presque tout au long de l’année. Dans la même journée, vous pouvez jouer au golf ou faire du kayak avant de faire un saut sur les pistes de ski, car il peut faire près de 15 degrés en février sur le bord de l’eau alors quedans les montagnes la température est sous le point de congélation, et ce, à seulement 30 km du centre-ville.
Les Vancouvérois profitent de cette facilité d’accès à toutes ces activités sportives. La piste partant de Stanley Park et traversant la ville sur le bord de l’eau sur plus de 30 km est constamment bondée de gens pratiquant la course à pied, le vélo ou la marche avec leur chien. Le vélo est également un moyen de transport privilégié par une grande partie de la population, principalement en raison du climat tempéré et des installations routières adaptées. En effet, la température permet de rouler à vélo 12 mois par année. Il ne suffit que d’ajouter quelques couches de vêtements en hiver, car la neige ne viendra jamais vous empêcher de rouler. Aussi, de nombreuses rues possèdent une piste ou une bande cyclable et les voitures sont habituées de partager la route, laissant la priorité aux cyclistes et aux piétons. Seule la pluie, assez fréquente, peut venir ralentir vos ardeurs. J’ai également eu la chance de vivre la frénésie des Jeux olympiques d’hiver. La ville était complètement transformée au cours de ces deux semaines, la population ayant pratiquement doublé, passant de 600000 à plus de 1 million de personnes. En plus des activités sportives traditionnelles, la ville offrait de nombreuses activités culturelles pour les visiteurs. Trois sites extérieurs gratuits présentaient des concerts à tous les soirs, dont la Place de la francophonie où j’ai pu voir à l’œuvre certains des plus grands artistes francophones (Pierre Lapointe, les Cowboys fringants, Gala Juste pour rire, etc.). Malheureusement, tous ces attraits attirent les foules et il était essentiel d’arriver tôt pour assister à ces évènements ou pour trouver une place dans un restaurant ou un bar du centre-ville, car les files d’attente étaient inévitables. École secondaire Jules-VerneMon stage se déroulait à l’école secondaire Jules-Verne, une école publique du Conseil scolaire francophone, située à environ 10 km au sud du centre-ville. J’ai d’abord été surpris par la différence entre cette école secondaire et les polyvalentes québécoises. D’abord, cette école est neuve, elle en est à sa deuxième année d’existence. Les classes francophones étaient auparavant intégrées dans une école anglophone (Kitsilano). Une toute nouvelle école entièrement francophone a donc été construite, adjacente à une école primaire francophone déjà existante (Rose-des-Vents).
Naturellement, le bassin d’étudiants francophones n’est pas aussi grand à Vancouver qu’au Québec, l’école est donc plus petite que les polyvalentes québécoises. Près de 200 élèves sont répartis dans une ou deux classes par niveau, de la 7e à la 12e année. L’école est neuve, les locaux et l’équipement le sont donc tout autant. Cette école bénéficie particulièrement d’équipements à la fine pointe de la technologie, dans l’esprit des projets innovateurs mis de l’avant dans Pédagogie 2010. Chaque élève a accès à un ordinateur portable qu’il peut utiliser pendant ses cours. Cette situation est également profitable en éducation physique. Les équipements sportifs sont nombreux, variés et en excellente qualité. Le gymnase est spacieux, mais il doit être partagé, la majorité du temps, avec l’école primaire voisine.
Heureusement, j’ai également accès à un grand terrain gazonné à 5 minutes de marche de l’école. Le terrain est plat et entouré d’une piste de course. Toutes les disciplines sportives y sont donc praticables. Dès que la température le permet, je sors avec les élèves où nous avons beaucoup d’espace et moins de distraction. Cependant, la plus belle caractéristique de ce terrain extérieur est la vue incroyable. Comme l’école et son terrain sont situés sur le plateau d’une colline, si le ciel est dégagé, je peux admirer les montagnes et le centre-ville pendant que je donne mon cours.
Au cours de mon stage, j’avais la tâche d’enseigner à tous les élèves de 7e, de 8e et de 9e année, qui sont divisés en 2 groupes par niveau ayant chacun 2 périodes de 1 h 30 et 1 période de 45 minutes d’éducation physique par semaine. De plus, j’ai mis sur pied un tournoi de sports variés où huit équipes de 9 élèves de niveaux différents s’affrontaient dans quatre rencontres de quatre sports différents sur l’heure du diner. Le tout s’est terminé avec une finale entre les deux meilleures équipes du tournoi, disputée devant toute l’école. Ce tournoi a été un grand succès, bien apprécié des élèves. J’ai adoré mon expérience à Vancouver et mon stage à l’école Jules-Verne. J’aimerais remercier la direction de l’école, mon enseignant formateur, Simon Arsenault, et l’ACELF pour m’avoir permis de réaliser ce stage en Colombie-Britannique. |