Stages en enseignement dans les communautés francophones

Jessica Cantin — Premier article

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La langue de chez nous

En 1912, le gouvernement ontarien impose la langue anglaise comme seule langue d’enseignement dans les écoles publiques. Toutefois, certains francophones de l’Ontario décident de défendre leurs droits et de promouvoir leurs cultures en créant des écoles distinctes. Aujourd’hui, des lois ont été adoptées sur les services en français. En effet, la langue française a maintenant son statut légal dans la province et plusieurs organismes sont créés pour favoriser cette langue. Il est donc important en tant que future enseignante francophone de favoriser chez les élèves une appréciation de ma langue maternelle qui selon moi est riche et intéressante. Dans ce court texte, je vous parlerai de mes motivations à faire ce stage, des différences que l’on retrouve dans un milieu minoritaire et des expériences que j’aimerais vivre.

Tout d’abord, il est important pour moi de faire ce stage puisqu’il va me permettre de m’accomplir tant professionnellement que personnellement. En effet, je crois que nous apprenons davantage lorsque nous sommes sur le terrain, donc faire un stage supplémentaire dans ma formation me permettra d’améliorer mes compétences en enseignement. De plus, sortir de ma province me fera sortir de ma zone de confort pour aller découvrir d’autres cultures et ainsi m’ouvrir sur le monde. Par ailleurs, j’ai une appartenance à ma langue, la langue française, puisqu’elle fait partie de ma culture et j’aimerais la partager avec les jeunes pour qu’ils développent leur identité francophone. Également, ce stage sera un premier pas vers mes projets futurs. Notamment, j’aimerais enseigner dans plusieurs pays du monde afin de voir les différentes façons de percevoir l’enseignement et laisser ainsi ma trace dans ces différents endroits.


Lorsque je serai dans ce stage en milieu francophone minoritaire, j'aurai à tenir compte de l’hétérogénéité de la classe. Plus précisément, chaque élève n’a pas les mêmes rapports avec la langue française. En effet, certains la parlent depuis la naissance, d’autres n’ont aucune occasion de la parler en dehors de l’école et certains n’aiment pas la communiquer. Chaque élève étant différent, je vais observer leurs attitudes et leurs intérêts par rapport à la francophonie. Ensuite, la première identité francophone se forme autour des pratiques familiales. C’est donc d'abord aux parents d’accorder de l’importance à la langue française et de la rendre intéressante et sécurisante. Par la suite, ce sont les enseignants et tout le personnel de l'établissement qui jouent le rôle de modèle et donnent la volonté aux élèves de vivre un apprentissage riche sur les multiples facettes de la francophonie et d’être ouvert à la diversité culturelle.


Lors de ce stage, j’espère apprendre de nouveaux outils pédagogiques, de nouvelles stratégies d’enseignement et travailler avec un nouveau programme. Mais avant tout, j’aimerais apprendre à me connaître davantage en tant que personne et future enseignante. En allant dans ce milieu, je vais rencontrer de nouvelles personnes, découvrir de nouvelles valeurs et une nouvelle culture. Je pourrai m'ouvrir sur le monde et ainsi développer mon esprit d’analyse critique. Dans le cadre de cette expérience, j’aimerais partager mes valeurs, mon identité culturelle et musicale et j’aimerais afficher mes couleurs en enseignement.


Finalement, je souhaiterais autant apprendre que partager. Plus précisément, il est certain que les élèves, les parents, les enseignants et autres collègues ainsi que la communauté vont m’apprendre de nouvelles connaissances et vont m’aider à m’accomplir. En retour, j’aimerais aussi avoir une influence positive dans la vie de chacune de ces personnes et laisser un peu de mon identité francophone.