Stages en enseignement dans les communautés francophones

Océanne Dostie - Premier article

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Une opportunité de stage, l’opportunité d’une vie


Je me nomme Océanne Dostie et je suis présentement en troisième année au Baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale à l’UQAR, campus de Lévis. J’habite une petite ville de la Beauce nommée Saint-Joseph.

Si on m’avait dit il y a quelques années que je réaliserais ce stage, jamais je ne l’aurais cru! « Moi? Partir deux mois? Aussi loin que le Manitoba? Surement pas. », vous aurais-je probablement répondu. Je n’ai pas beaucoup voyagé dans ma vie, mis à part quelques voyages anodins d’une semaine, accompagnée d’amis ou de ma famille. Vous comprendrez donc que la plupart de mes proches ont aussi été surpris lorsque je leur ai annoncé la nouvelle. Pourtant, me voilà à quelques mois de faire le grand saut. Seule, comme une grande! Cette nouvelle expérience, qui se présente à moi, me permettra de sortir de ma zone de confort et de me dépasser personnellement dans le but de découvrir une nouvelle culture.


Dès que cette opportunité de stage s’est présentée à moi, j’ai tout de suite vu celle-ci comme une chance extraordinaire : une chance d’acquérir davantage d’expérience dans cette merveilleuse profession qu’est l’enseignement, une chance de voyager et de découvrir une culture différente de la nôtre, une chance de me dépasser. De plus, je suis certaine que cette expérience m’apportera beaucoup plus, tant sur le plan professionnel que personnel. Au moment où ce stage nous a été présenté, et encore aujourd’hui, je ne vois que des aspects positifs à cette expérience, mis à part quelques petites craintes que je considère comme étant normales. Au-delà de ces craintes, je découvrirai un programme de formation différent de celui du Québec et je reviendrai avec un bagage de connaissances professionnelles plus grand. J’aurai également la chance de côtoyer une nouvelle culture et de m’y adapter.


Je suis donc à la fois impatiente et fébrile à l’idée de fréquenter des enseignants travaillant dans une école où la langue d’enseignement est minoritaire. Les défis quotidiens avec lesquels ils doivent composer sont certainement différents de ceux des enseignants québécois. Je suis impatiente de constater par moi-même ces défis et de travailler de concert avec mon enseignante associée ainsi qu’avec les enseignants de l’école communautaire Aurèle-Lemoine, pour faire en sorte que la langue française soit préservée. Je découvrirai également de nouvelles approches pédagogiques et peut-être même de nouvelles conceptions de l’enseignement. Les enfants de cette école doivent certainement faire des efforts constants pour préserver notre magnifique langue française. Je serai donc un modèle pour eux. J’ai hâte de connaitre les enjeux que les parents et les enseignants vivent quant à leur situation, surtout en matière de communication, car je ne crois pas que tous les parents parlent couramment le français. J’ai aussi hâte de constater et de m’adapter aux différences, que ce soit sur le plan de la langue, des habitudes de vie ou des croyances, des habitants de la petite communauté de Saint-Laurent.


Ce stage m’amènera à développer certaines compétences professionnelles. J’ai entre autres su que les technologies de l’information et de la communication (TIC) étaient plus exploitées à cette école qu’au Québec. Je serai donc en mesure de développer différentes pratiques pédagogiques en utilisant ces nouvelles technologies. J’espère que le partage de connaissances et de pratiques pédagogiques sera au cœur de mes échanges avec mon enseignante associée. Je m’attends également à en apprendre davantage sur moi-même sous les plans professionnels et personnels. Je vois ce qui se présente à moi, dans quelques mois, comme une belle opportunité de stage, mais aussi comme une expérience de vie extraordinaire.