Stages en enseignement dans les communautés francophones

Rachel Porter-Houde — Premier article

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À 2600 km d’une expérience francophone extraordinaire

Je m’appelle Rachel Porter-Houde et je suis étudiante au baccalauréat en enseignement de l’adaptation scolaire et sociale, profil secondaire. Je terminerai en avril ma troisième année de formation à l’Université du Québec à Rimouski, campus de Lévis. Je demeure sur la Rive-Nord de Québec à Cap-Rouge. Je suis une personne ouverte d’esprit et enjouée. Je suis à l’écoute des autres et je suis accueillante.

J’ai toujours su que je souhaitais travailler auprès des jeunes éprouvant des difficultés scolaires ou sociales, mais je ne savais pas quel métier pouvait être en lien avec ces adolescents. C’est au Cégep que j’ai appris par une amie que le baccalauréat dans lequel je suis actuellement existait. Je n’ai pas hésité très longtemps avant de m’inscrire. J’avais trouvé ma voie.


J’ai toujours eu une passion pour les voyages, surtout pour ceux dans lesquels je me sentais utile. Dès le troisième secondaire, j’ai participé à un stage humanitaire de trois semaines à Cuba. Par la suite, j’ai passé un été au Guatemala ainsi que deux étés à Haïti. J’ai aussi voyagé pour le plaisir dans quelques pays de l’Europe. Malgré tous ces voyages, le Canada demeure pour moi assez méconnu. J’ai réalisé deux voyages-échanges de courte durée (10 jours) au Canada avec mon école secondaire. J’ai ainsi pu découvrir la ville de Winnipeg au Manitoba et de Castlegar en Colombie-Britannique. Mon dernier voyage au Canada date de 2011 : j'ai séjourné durant un trimestre en Nouvelle-Écosse pour apprendre l’anglais.


J’ai compris assez rapidement que le Canada était très vaste et que plusieurs aspects différaient d’un endroit à un autre : la religion, la démographie, la culture, la langue, etc. Le voyage de huit semaines que je m’apprête à faire au Manitoba dans la ville de St-Laurent sera une aventure très enrichissante pour moi. Bien entendu, la culture des Franco-Manitobains aura quelques différences avec celle du Québec. De plus, la ville qui m’accueille est une communauté métisse puisque plusieurs sont d’origine Cris. J’en apprendrai donc sur plus d’une culture. Je crois pouvoir en apprendre beaucoup de mon enseignant associé, de mes futurs élèves ainsi que de la communauté. J’espère aussi faire partie de cet échange de savoirs et d’idées.


C’est avec impatience que j’attends le 25 avril pour commencer ce stage. J’ai hâte de rencontrer le milieu et les élèves que je côtoierai durant deux mois et que je garderai dans ma tête toute ma vie. Nous n’avons pas besoin d’aller à l’autre bout de monde pour vivre des expériences de partage inoubliables.