Stages en enseignement dans les communautés francophones

Roxanne Vallée — Premier article

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Une corde de plus à mon arc

Je m’appelle Roxanne Vallée et je suis étudiante depuis maintenant trois ans au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire à l’Université du Québec à Rimouski, au campus de Lévis. Au cours de cette sixième session, j’aurai la chance de réaliser un stage dans la ville de Campbell River, en Colombie-Britannique. À compter du mois de mars, l’école Mer-et-Montagne sera donc mon établissement d’accueil.

Cette école francophone reçoit les élèves de la maternelle à la 12e année et j’aurai la chance de vivre une expérience plutôt différente que si j’avais été dans une école québécoise puisqu’en plus d’être dans un milieu minoritaire francophone, je serai dans une classe à niveaux multiples de septième et huitième année. Je devrai donc apprendre à jongler avec deux nouveaux programmes. De plus, le fait que l’école Mer-et-Montagne soit située dans un milieu où le français n’est pas la langue première est un défi en soi, car en plus d’être un modèle enseignant, je devrai aussi être un modèle francophone. C’est grâce à mon enseignante associée et à l’environnement scolaire que j’apprendrai à valoriser davantage cette langue. Contrairement aux écoles québécoises, les écoles des autres provinces canadiennes doivent valoriser davantage le français, puisque, généralement, cet environnement est le seul entièrement francophone pour les élèves. Ce milieu me permettra de développer un plus grand intérêt envers la culture francophone ainsi que mon besoin de protéger et de partager cette langue. Je suis donc convaincue que je ressortirai de ce stage grandie, et ce, autant sur le plan professionnel que personnel.

Même si je me trouverai dans le même pays, je sais que les réalités scolaires, culturelles et langagières seront différentes. Mon but premier, lors de la réalisation de ce stage, est donc de me familiariser avec ces nouveautés et ces différences afin d’accroitre mon bagage de connaissances. Je compte bien m’impliquer le plus possible dans le milieu scolaire et dans la société afin de profiter pleinement de cette expérience. Ma curiosité et mon implication me permettront de mieux cerner les réalités des enseignants et des élèves de ce milieu et d’être en mesure d’enseigner en fonction des besoins et des intérêts de chacun.

En somme, cette opportunité en est une que je ne pouvais refuser. Ajouter une corde à mon arc, comme le mentionne le titre de mon article, est la philosophie qui m’a incité à réaliser ce stage. D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours pris mes décisions en fonction de cette façon de penser. Selon moi, il est important d’élargir ses horizons et de saisir toutes les opportunités qui s’offrent à soi. Je crois qu’il est primordial pour tout enseignant de savoir accueillir la nouveauté et de garder son esprit ouvert puisque cela permet d’acquérir de plus amples connaissances et, ainsi, de devenir de meilleurs professionnels. D’ailleurs, la découverte de différents milieux, de nouvelles compétences et de cultures inconnues, comme l’offre ce stage, est une occasion pour moi de développer davantage mon ouverture d’esprit professionnelle et personnelle.

Enfin, je suis convaincue que cette expérience en or sera enrichissante sur tous les plans et c’est pourquoi je l’accueille à bras ouverts!