Samuelle Gagné - Colombie-Britannique - 2009-2010
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Samuelle Gagné |
Bonjour à vous, Je me nomme Samuelle Gagné et je suis étudiante en éducation préscolaire et enseignement primaire à l’Université Laval, à Québec. Je suis native de cette ville et y ai vécu toute ma vie. Je suis une très grande amatrice de voyages. Je suis en effet déjà allée promouvoir la danse traditionnelle québécoise dans des festivals folkloriques à différents endroits du monde. J’ai également eu la chance de suivre une session d’études universitaires à Paris. Cette expérience m’a fait découvrir une autre facette de l’enseignement. Une autre expérience me pousse aussi à faire un stage dans un autre milieu, et c’est d’avoir vécu pendant un an en Alberta. J’ai eu l’occasion d’y visiter une classe d’immersion française à plusieurs reprises. La possibilité d’enseigner en français dans un milieu anglophone m’attire depuis ce moment. Je suis très enthousiaste à l’idée d’aller vivre une expérience d’enseignement avec des enfants dont la langue maternelle est le français, mais qui vivent dans un milieu anglophone. Je crois que cela pourra m’aider, notamment, à mieux aider les élèves immigrants dans le futur. |
La communautéLa ville de Kelowna est située dans la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique. Cette ville canadienne de 115 000 habitants se trouve donc sur le bord du lac Okanagan et elle est entourée de montagnes enneigées. C’est toutefois la seule neige que j’ai pu apercevoir depuis mon arrivée ici! En effet, la vallée offre un climat très doux et clément sans grandes précipitations. Cependant, le ciel est souvent couvert, on voit rarement le soleil. Les premiers Européens à être venus s’établir à Kelowna furent trois missionnaires en 1859. Ce ne fut qu’en 1905, alors qu’elle comptait 600 habitants, que la ville a été inaugurée. Son nom signifie «ours brun» ou «grizzly» chez les autochtones. Kelowna a une superficie de 214 km2 et une altitude de 344 mètres. Un attrait important est le lac Okanagan. Ce lac a, entre autres, sa «mascotte». Il s’agit d’Ogopogo. Selon la légende, des résidents auraient aperçu ce monstre au corps de serpent dans le lac à quelques reprises. La population est majoritairement anglophone. En effet, ce sont 96% des familles qui utilisent cette langue à la maison (un pourcentage plus important que la moyenne de la Colombie-Britannique). Pour ce qui est du français, ce sont uniquement 290 foyers qui font l’usage de cette langue couramment.
L’école l'Anse-au-sableL’école L’Anse-au-sable est située dans le sud de la ville de Kelowna, sur le bord du lac Okanagan. Elle a été fondée en 1998. Elle ne dispensait alors que des cours de la maternelle à la 7e année. Par la suite, un niveau s’est ajouté chaque année pour atteindre la 12e année en 2007. Elle accueille donc maintenant tous les niveaux scolaires de la maternelle à la 12e année. L’école a alors dû s’agrandir avec le temps. C’est pourquoi L’Anse-au-Sable a dû déménager en 2003. Depuis, des «portatives» (maisons mobiles) se sont ajoutées pour la classe de musique, de menuiserie, etc. L’Anse-au-sable est une école complètement francophone. Elle fait donc partie du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF). Les élèves qui la fréquentent viennent surtout de Kelowna, mais plusieurs d’entre eux habitent des villes avoisinantes. Certains enfants font même une heure d’autobus matin et soir pour fréquenter cette école francophone. En effet, les écoles francophones les plus près sont à 60km au sud (Penticton), à 200km au nord (Kamloops) et à 350 km à l’est (Nelson). Même avec une aussi grande couverture géographique, l’école L’Anse-au-sable ne compte que 220 élèves. Il y a donc toujours un seul groupe par niveau scolaire. Le fait qu’il y ait peu d’élèves influe aussi sur les tâches des enseignants. En effet, plusieurs enseignants, ceux du secondaire principalement, se doivent d’enseigner plusieurs matières. Par exemple, l’enseignante de mathématiques donne presque tous les cours de cette matière au secondaire, en plus d’enseigner des cours de sciences. Ce n’est pas comme dans les grandes polyvalentes où un enseignant de mathématique n’aurait qu’un ou deux cours à préparer pour les donner à des groupes différents. Cette réalité est moins présente au primaire, mais elle l’est tout de même, en particulier à cause des cours d’anglais. Étant donné que tous les cours d’anglais sont donnés par une même personne, les titulaires doivent enseigner un autre cours pour avoir une tâche d’enseignement complète. Un autre fait important à propos de l’école L’Anse-au-sable est la présence importante d’ordinateurs. En effet, tous les élèves, à partir de la 4e année, se voient prêter un ordinateur portable comme on peut prêter un volume de classe ou une calculatrice graphique. Le CSF a pris, il y a quelques années, un virage technologique. Cela crée donc une tâche supplémentaire: le cyberexpert. L’enseignant qui détient cette fonction supplémentaire est responsable de tout ce qui concerne l’informatique dans l’école. L’utilisation de l’informatique permet aussi de donner des cours qui ne pourraient être dispensés autrement, en raison du peu d’élèves. En effet, certains cours sont donnés à distance par le conseil scolaire via Internet. On parle ici de l’école virtuelle. Il y a un autre type d’intervenant au sein du personnel. Il s’agit des aides pédagogiques. C’est un peu l’équivalent des techniciens en éducation spécialisée (TES), mais ils sont plus nombreux (il y en a trois à L’Anse-au-sable) et leur tâche se fait toujours en classe pour aider les enseignants lors de situations d’enseignement. Ils ont donc une fonction un peu plus enseignante que les TES. Les autres services présents à l’école sont la psychologie, l’orthopédagogie, l’orthophonie et la francisation.
Les enfantsDans la classe de madame Vicky, il y a 22 enfants dont seulement quatre en 1re année et le reste en 2e Les treize filles et neuf garçons ont presque tous commencé leur scolarité à l’école L’Anse-au-sable. Il arrive toutefois que certains élèves viennent s’ajouter au groupe. Pour être admissibles à l’école francophone, les enfants doivent provenir de familles dont au moins un parent a le français comme langue apprise et encore comprise. On fait référence à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés qui identifie ces personnes comme étant des ayants droit. En classe, il est assez facile d’identifier les enfants qui utilisent le français à la maison et lesquels ne le font pas. En effet, ce ne sont pas tous les enfants qui apprennent les deux langues avant d’entrer à l’école. Il faut donc jongler avec différentes connaissances de la langue, surtout en début de scolarité. Tout au long du parcours scolaire, différents facteurs peuvent influencer le développement de la langue française chez les élèves, mais je crois que le plus important est la motivation. Étant dans une école primaire et secondaire, j’ai pu observer l’effet de celle-ci sur les élèves plus vieux. En effet, il vient un moment où les jeunes commencent à ne plus vouloir parler français. Les enseignants du secondaire doivent faire preuve d’une grande imagination pour créer des situations de dialogue dans lesquelles les élèves participeront. Les enseignants possèdent donc une tâche d’enseignement, mais aussi une tâche de mise en valeur de la langue. Cette tâche est très importante dans un milieu minoritaire, c’est ce qui peut contribuer à la survie de la langue.
L'enseignante et sa classeL’école L’Anse-au-sable est située dans le sud de la ville de Kelowna, sur le bord du lac Okanagan. Elle a été fondée en 1998. Elle ne dispensait alors que des cours de la maternelle à la 7e année. Par la suite, un niveau s’est ajouté chaque année pour atteindre la 12e année en 2007. Elle accueille donc maintenant tous les niveaux scolaires de la maternelle à la 12e année. L’école a alors dû s’agrandir avec le temps. C’est pourquoi L’Anse-au-Sable a dû déménager en 2003. Depuis, des «portatives» (maisons mobiles) se sont ajoutées pour la classe de musique, de menuiserie, etc. L’Anse-au-sable est une école complètement francophone. Elle fait donc partie du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF). Les élèves qui la fréquentent viennent surtout de Kelowna, mais plusieurs d’entre eux habitent des villes avoisinantes. Certains enfants font même une heure d’autobus matin et soir pour fréquenter cette école francophone. En effet, les écoles francophones les plus près sont à 60km au sud (Penticton), à 200km au nord (Kamloops) et à 350 km à l’est (Nelson). Même avec une aussi grande couverture géographique, l’école L’Anse-au-sable ne compte que 220 élèves. Il y a donc toujours un seul groupe par niveau scolaire. Le fait qu’il y ait peu d’élèves influe aussi sur les tâches des enseignants. En effet, plusieurs enseignants, ceux du secondaire principalement, se doivent d’enseigner plusieurs matières. Par exemple, l’enseignante de mathématiques donne presque tous les cours de cette matière au secondaire, en plus d’enseigner des cours de sciences. Ce n’est pas comme dans les grandes polyvalentes où un enseignant de mathématique n’aurait qu’un ou deux cours à préparer pour les donner à des groupes différents. Cette réalité est moins présente au primaire, mais elle l’est tout de même, en particulier à cause des cours d’anglais. Étant donné que tous les cours d’anglais sont donnés par une même personne, les titulaires doivent enseigner un autre cours pour avoir une tâche d’enseignement complète. Un autre fait important à propos de l’école L’Anse-au-sable est la présence importante d’ordinateurs. En effet, tous les élèves, à partir de la 4e année, se voient prêter un ordinateur portable comme on peut prêter un volume de classe ou une calculatrice graphique. Le CSF a pris, il y a quelques années, un virage technologique. Cela crée donc une tâche supplémentaire: le cyberexpert. L’enseignant qui détient cette fonction supplémentaire est responsable de tout ce qui concerne l’informatique dans l’école. L’utilisation de l’informatique permet aussi de donner des cours qui ne pourraient être dispensés autrement, en raison du peu d’élèves. En effet, certains cours sont donnés à distance par le conseil scolaire via Internet. On parle ici de l’école virtuelle. Il y a un autre type d’intervenant au sein du personnel. Il s’agit des aides pédagogiques. C’est un peu l’équivalent des techniciens en éducation spécialisée (TES), mais ils sont plus nombreux (il y en a trois à L’Anse-au-sable) et leur tâche se fait toujours en classe pour aider les enseignants lors de situations d’enseignement. Ils ont donc une fonction un peu plus enseignante que les TES. Les autres services présents à l’école sont la psychologie, l’orthopédagogie, l’orthophonie et la francisation. |