Stages en enseignement dans les communautés francophones

Sandrine Proulx — Premier article

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Un stage plus grand que nature

Il était une fois, dans une ville pas très lointaine du nom de St-Nicolas, une jeune femme nommée Sandrine Proulx. Étudiante au baccalauréat en adaptation scolaire et sociale, Sandrine est une personne passionnée par la nature, la photographie et son futur métier, l’enseignement. Femme d’ambition, elle est toujours à la recherche de nouvelles expériences qui la feront grandir. Sa détermination, sa persévérance et son caractère font d’elle la personne engagée qu’elle est. Toute jeune, Sandrine lisait des contes de fées et rêvait d’un jour vivre le sien. Eh bien, croyez-le ou non, cette jeune femme, c’est moi et mon conte de fées, je suis en plein dedans!

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours voulu faire la différence dans la vie des gens autour de moi. Mon cheminement dans le baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale me permet de me rapprocher petit à petit de ce souhait. Cependant, pour faire la différence, je crois qu’il faut l’avoir connue. Il faut s’ouvrir au monde et aux opportunités qui s’offrent à nous de le découvrir. En avril prochain, mon cheval blanc m’amènera à Whitehorse, au Yukon. Drôle de coïncidence, n’est-ce pas? Bien, non. Il me déposera aux portes de l’école Émilie-Tremblay dans laquelle je rencontrerai de charmants élèves. Pour moi, c’est ça, un conte de fées : une future enseignante passionnée qui s’ouvre au monde de l’enseignement et qui ose vivre ce défi de stage à l’extérieur de la province de Québec.

Le fait de vivre un stage au Yukon, une province dans laquelle les francophones sont en minorité, est une belle aventure dans laquelle j’embarque avec fierté. Il me tarde de connaître davantage la culture et l’histoire des élèves et de partager avec eux cette si belle langue qu’est le français. J’ai aussi très hâte d’en apprendre plus sur l’éducation dans cette province et les caractéristiques qui en ressortent. Cette expérience me permettra sans doute de faire de belles découvertes pédagogiques que je pourrais ajouter à mon bagage didactique. De plus, la collaboration école-famille est probablement primordiale lorsqu’il est question de transmettre la francophonie. Je suis donc impatiente de découvrir la proximité qu’ont les parents avec le monde scolaire de leurs enfants.

En terminant, cette expérience, pour moi, comme le Yukon, c’est plus grand que nature. J’y vois le potentiel énorme d’enrichir mes compétences d’enseignante et de créer des souvenirs avec les gens de cette communauté qui resteront imprégnés à tout jamais dans ma mémoire. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de se rendre dans cette province, pour y enseigner et surtout, pour faire un pas de plus vers la francophonie. J’en suis honorée. D’ailleurs, je tiens à remercier l’Association canadienne d’éducation de langue française de permettre à plusieurs futures enseignantes de vivre cette différence et de contribuer à l’avenir de la francophonie dans ces provinces.