acelfies

Ressourçant, stimulant, enrichissant… les qualificatifs ne manquaient pas aux 380 personnes qui ont assisté à L’ACELF en direct pour parler de l’événement! Ce rendez-vous virtuel, qui a eu lieu, en direct, le 23 octobre – et qui est accessible pour quelques jours en différé aux personnes déjà inscrites – s’est avéré un franc succès!

La grande famille du réseau de l’ACELF s’est réunie pour échanger, s’inspirer et célébrer! L’événement a permis de faire le plein de nouvelles idées afin d’aider les élèves à vivre une francophonie épanouie, en temps de pandémie. Comment?

L’ACELF en direct a commencé en grand en présentant 7 bons coups, réalisés aux quatre coins du pays, qui ont permis aux élèves et aux tout-petits de vivre leur francophonie en ces temps inédits. Les projets présentés, par exemple des olympiades virtuelles ou une promenade littéraire, ont incontestablement prouvé l’inventivité et la vivacité des francophones du pays!

Puis, les participants ont pu écouter des élèves qui ont à cœur de vivre pleinement leur identité francophone, pour découvrir leur vécu, leurs ressentis et leurs bonnes idées afin de faire briller la francophonie. « Il faut être fiers de parler français et embrasser notre langue », a déclaré Andrew Pennant, élève à l’école secondaire catholique de Pain Court, en Ontario. Ce dernier a par exemple partagé son souhait que les milieux scolaires misent davantage sur la richesse qu’offre la francophonie aux élèves des écoles de langue française du pays.

« Pendant la pandémie, il faut se concentrer sur ce qu’on peut contrôler. Comme quoi? On a le choix de trouver des occasions de parler le français. Ça fait partie de notre identité. Ça fait partie de notre fierté en tant que francophones », a déclaré l’orthophoniste Chantal Mayer-Crittenden, professeure à l’Université Laurentienne, en Ontario, lors de sa conférence. Cette dernière a partagé d’intéressantes connaissances sur les déterminants qui poussent les jeunes à acquérir et à maintenir la langue française en milieux minoritaires : c’est-à-dire les moyens (les capacités cognitives), la motivation, mais aussi les occasions de faire usage de cette langue. Elle a donné plusieurs exemples créatifs pour aider les jeunes à garder leur francophonie vivante dans ce contexte. Des activités et des astuces sont d’ailleurs proposées au personnel enseignant sur son site Web : www.botte-boot.com et son balado : « Parlé en balado ».

En outre, une magnifique chanson de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), l’hôte de cet événement virtuel, a permis de célébrer haut et fort notre fierté de perdre part à la francophonie. Un moment festif qui nous a fait chaud au cœur!

En plus, nous avons eu droit à deux grandes primeurs! La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE) a lancé la campagne « Enseigner, ça me parle! » via une vidéo mettant en vedette le groupe humoristique franco-ontarien Improtéine! L’ACELF est fièrement partenaire de cette initiative pour valoriser la profession enseignante et intéresser une nouvelle génération à ce métier si gratifiant! Le prix IDÉLLO 2020 — catégorie Enseignant(e) d’une école de langue française, a aussi été décerné lors de L’ACELF en direct. Il a été remis à l’inspirante Cynthia Thériault, enseignante à l’école Le Marais à Dieppe, au Nouveau-Brunswick! Elle a d’ailleurs partagé son projet original mettant en vedette nul autre que son chien « Lily », afin de motiver ses élèves à persévérer dans leurs efforts dans leurs apprentissages du français.

Soulignons que L’ACELF en direct a été animé par l’animateur Jean Fontaine et l’élève Amélie Tétrault, deux Franco-Manitobains sympathiques et enthousiastes! Nous les remercions pour leur excellent travail!

Il faut aussi le souligner : l’événement n’aurait pas connu une telle effervescence sans la participation active des personnes qui y ont assisté! Gazouillis sur Twitter, partages des bons coups sur la plateforme de l’événement, réponses à des questionnaires en direct, envoi de questions aux invités et prises de photos « acelfies » figurent parmi les actions réalisées pour partager, ensemble.

L’association remercie les partenaires de L’ACELF en direct : le ministère du Patrimoine canadien, la Division scolaire franco-manitobaine, le Secrétariat du Québec aux relations canadiennes, l’Université de Saint-Boniface, le Conseil jeunesse provincial (CJP), la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), le ministère de l’Éducation et de la Formation du Manitoba, IDÉLLO par TFO, la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE) et l’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB).


Photo-Atelier-CindyPour bien expliquer la construction identitaire à nos collègues, il faut lui donner vie, la mettre réellement en action. Les 8 principes directeurs de l’ACELF aident à comprendre l’étendue du rôle du personnel scolaire afin d’aider les élèves à se définir à travers la francophonie. Mais comment les présenter? Cindy Vachon, qui a occupé le poste d’enseignante en affectation spéciale en construction identitaire au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, en Ontario, nous raconte un exemple particulièrement concluant, dans Francosphère.

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Au cours de l’année 2019-2020, quatre articles de la revue Éducation et francophonie se sont particulièrement démarqués par le grand nombre de téléchargements dont ils ont fait l’objet. Vous les retrouverez ci-dessous. Pourquoi ces articles ont-ils été autant lus? Nous avons posé deux questions aux chercheuses et chercheurs qui ont rédigé ceux-ci afin de mieux comprendre leur importance. Découvrez leurs réponses!

 

La formation des enseignants sur la diversité et les rapports ethniques : regard comparatif France, Québec, Belgique et Suisse

Titre du numéro : Pluralisme, équité et rapports ethniques dans la formation du personnel des milieux éducatifs

Autrices et auteur : Maryse POTVIN – Fabrice DHUME – Marie VERHOEVEN – Tania OGAY

Éducation et francophonie-La formationPourquoi cet article a-t-il une grande importance dans votre domaine?

Cet article porte un regard comparatif transversal sur la formation initiale du personnel scolaire, sur la diversité, l’équité et les rapports ethniques en France, au Québec, en Belgique francophone et en Suisse, notamment dans les politiques, référentiels de compétences, dispositifs, programmes universitaires, cours et contenus de formation. Les travaux comparatifs sur la place de la diversité ethnoculturelle dans les dispositifs de formation des futurs enseignantes et futurs enseignants au sein des pays de la francophonie sont encore rares, alors que les systèmes éducatifs, du primaire à l’université, doivent de plus en plus prendre en compte des réalités complexes qui les interpellent à la fois dans leur manière globale de fonctionner et dans les compétences que doivent développer les professionnels pour instaurer l’équité, l’inclusion, la solidarité, la coopération et les capacités de tous à vivre-ensemble dans des sociétés pluralistes.

Quels sont les impacts et les retombées de cette étude sur la société?

Cet article, qui prend la forme d’un bref portrait comparatif, montre que les dispositifs de formation des quatre sociétés francophones que sont la France, le Québec, la Belgique francophone et la Suisse, doivent mieux arrimer les programmes, les cours et les référentiels de compétences sur les questions d’équité et de diversité, et que ces dernières doivent être plus présentes dans la place que prennent les sciences sociales dans la formation des acteurs. L’article invite les décideurs de ces sociétés, tout comme les acteurs des milieux scolaires et des institutions de formation des personnels (universités, hautes écoles, écoles supérieures du professorat et de l’éducation…), à se questionner sur la prise en compte de la diversité ethnoculturelle dans les programmes, les normes curriculaires, les contenus essentiels et la nature des savoirs, savoir-faire et savoir-être à développer. Il conclut que la recherche comparative gagnerait à recueillir systématiquement, dans ces quatre sociétés, des données autant auprès des formatrices et formateurs d’enseignants (stratégies pédagogiques, contenus et compétences visées) que des étudiantes finissantes et étudiants finissants (acquis et pertinence de la formation reçue), et de mesurer l’impact à long terme de ces enseignements sur les attitudes, les compétences professionnelles acquises, les pratiques effectives, ou les mécanismes de résistance des acteurs scolaires.

 

Le milieu scolaire québécois face aux défis de l’accueil des élèves réfugiés: quels enjeux pour la gouvernance scolaire et la formation des intervenants scolaires?

Titre du numéro : Pluralisme, équité et rapports ethniques dans la formation du personnel des milieux éducatifs

Autrices et auteur : Garine PAPAZIAN-ZOHRABIAN – Caterina MAMPRIN – Vanessa LEMIRE – Alyssa TURPIN-SAMSON – Ghayda HASSAN – Cécile ROUSSEAU – Ray AOUN

Copie de Éducation et francophonie-Le milieuPourquoi cet article a-t-il une grande importance dans votre domaine?

Cet article est l’un des rares écrits en français présentant des résultats d’une recherche-action menée d’une part en éducation, d’autre part dans un contexte francophone (Québec). De plus, c’est une des rares recherches menées auprès de jeunes élèves réfugiés syriens arrivés au Canada entre 2015 et 2017. Qui plus est, il touche des thématiques très peu abordées et étudiées en éducation, soit le bien-être psychologique des élèves et leur sentiment d’appartenance. Les résultats de la recherche et les enjeux dégagés pour la gouvernance scolaire et la formation des acteurs scolaires sont aussi considérés intéressants dans un contexte où les débats sur l’immigration, l’inclusion et les diversités ethnoculturelles et linguistiques sont d’actualité.

 

Quels sont les impacts et les retombées de cette étude sur la société?

L’article a été consulté par de nombreux acteurs scolaires et des décideurs politiques tant québécois que canadiens : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Immigration, Francisation et Intégration Québec, ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, Conseil supérieur de l’éducation (CSE). Il a déjà été cité de nombreuses fois, notamment dans l’avis récent du CSE « Le bien-être de l’enfant à l’école : faisons nos devoirs » (https://www.cse.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/2020/06/50-0524-AV-bien-etre-enfant-2.pdf). Les résultats de recherche parfois alarmants présentés dans cet article ont amené certains centres de services scolaires à se pencher sur le dossier de l’accueil et l’intégration des élèves réfugiés et des enjeux en lien avec le bien-être des élèves en général, ainsi que celui des élèves réfugiés et demandeurs d’asile en particulier.

 

Conceptualisation, symbolisation et interactions enseignante/ enseignant-élèves dans les apprentissages mathématiques : l’exemple de la généralisation

Titre du numéro : Les interactions sociales au service des apprentissages mathématiques

Autrices : Joëlle VLASSIS – Isabelle DEMONTY

Copie de Éducation et francophonie-conceptualisationPourquoi cet article a-t-il une grande importance dans votre domaine?

Cet article propose un modèle de l’apprentissage des mathématiques fondé sur l’interaction de trois composantes fondamentales que sont les symbolisations, les objets mathématiques et les interactions sociales. Il défend l’idée que les apprentissages mathématiques émergeront d’activités orientées vers un but, dans lesquelles ce sont les interactions sociales médiatisées par divers types de symbolisations qui permettront aux élèves de donner du sens aux objets mathématiques. Cette perspective vient en rupture avec les approches constructivistes qui considèrent que c’est du milieu que naîtront les connaissances visées. L’article souligne en particulier l’importance des interactions entre le personnel enseignant et les élèves, un rapport qui n’a que très récemment attiré l’attention du milieu de la recherche. Or, c’est de la qualité de ces interactions que dépend la capacité des élèves à donner du sens aux objets mathématiques. Les interactions habituellement jugées efficaces sont celles qui visent à stimuler la réflexion des élèves, par exemple, en les encourageant à justifier leurs stratégies ou à établir des mises en relation. Mais ces échanges resteront infructueux s’ils ne se basent pas sur la pensée mathématique des élèves dont la connaissance permet d’interpréter leur compréhension et de décider comment réagir en fonction de cette compréhension.

Quels sont les impacts et les retombées de cette étude sur la société?

Le modèle d’apprentissage des mathématiques présenté dans l’article, qui définit une articulation étroite entre objets, symbolisations et interactions sociales, envisage une conception des symboles qui est peu courante dans la pratique des mathématiques en classe. De plus, en soulignant l’importance de la qualité et de l’efficacité des interactions entre le personnel enseignant et les élèves, l’article remet en lumière l’acte même d’enseigner. Il est en effet de la responsabilité du personnel enseignant de structurer de manière efficace les échanges avec les élèves sur la base, notamment, de la connaissance de la pensée mathématique des élèves.

Ces constats conduisent à envisager de futurs programmes de développement professionnel qui iraient cependant au-delà de la diffusion d’environnements significatifs ou de connaissances sur la pensée des élèves. Il conviendrait ainsi d’intégrer ces composantes dans un programme qui ciblerait la capacité du personnel enseignant à développer des interactions efficaces dans des activités significatives et médiatisées par divers types de symbolisations.

 

Apports et finalité de la géographie dans une formation de base. Réflexions et propositions

Titre du numéro : Éduquer aux sciences humaines

Autrice : Bernadette MÉRENNE-SCHOUMAKER

Copie de Éducation et francophonie-ApportPourquoi cet article a-t-il une grande importance dans votre domaine?

L’article porte sur la géographie, une discipline traversant présentement une crise d’identité qui ne manque pas d’ébranler les milieux scolaires. Il cherche à apporter une réponse à des questions que beaucoup d’enseignantes et enseignants, ou encore des responsables de programmes, se posent : quelle est la place de la géographie dans la formation initiale? Quelle géographie y enseigner? Quelle est la spécificité de la discipline par rapport aux autres sciences humaines? Mais aussi, quelle est l’utilité de l’éducation géographique?

Quels sont les impacts et les retombées de cette étude sur la société?

L’article met en évidence en quoi l’apprentissage de la géographie est utile aux futures citoyennes et futurs citoyens, autant sur le plan de leur comportement quotidien (habiter, se déplacer, consommer…) et sur celui de leur ouverture aux grands enjeux de notre temps. Il leur donne des clés de lecture et des outils (notamment les outils géo-numériques qui connaissent un fort développement) pour mieux comprendre, et dès lors, mieux agir. Il montre aussi que la géographie est avant tout « une matière à penser, à se questionner » en prenant en compte la dimension spatiale de chaque question ou de chaque problème afin de lire le monde dans toute sa complexité et non pas comme un catalogue de savoirs à mémoriser.

 


PELF Créer les possibilités ACELFLorsque l’on est en situation minoritaire, il est tentant de se comparer à la majorité. Mais quand on y réfléchit bien, être moins nombreux, c’est aussi pouvoir ouvrir une porte sur de grandes possibilités. Il suffit d’avoir l’audace de foncer!

Dans Francosphère, découvrez comment il est possible, grâce à une capsule de la Pédagogie à l’école de langue française (PELF), d’amener les jeunes à trouver des solutions pour désamorcer leur sentiment d’insécurité et à favoriser leur bien-être en tant que francophone.

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