Éducation et francophonie, Revue scientifique virtuelle

Résumé

Comparer les systèmes éducatifs francophones à travers le monde grâce au PISA : pas si simple!

Ariane Baye - Université de Liège, Belgique
Marc Demeuse - Université de Mons, Belgique
Nathanaël Friant - Université de Mons, Belgique

Éducation et francophonie
Volume XLII, numéro 3, automne 2014 – numéro spécial
Les politiques d'évaluation en éducation. Et après?

Résumé - Abstract - Resumen

Résumé

Le Programme international de suivi des acquis des élèves (PISA) permet de comparer les résultats des élèves de 15 ans issus d’un nombre grandissant de pays, principalement industrialisés. Cette évaluation récurrente des acquis des élèves fait l’objet de nombreuses publications. Cependant, si des pays francophones y participent avec des résultats plus ou moins favorables, il existe encore très peu d’écrits portant sur la comparaison de pays ayant le français en partage. À cela, plusieurs raisons. Le premier problème réside dans la définition de ce qu’il faut entendre par «pays francophones ». Si plusieurs pays participant au PISA appartiennent à la francophonie politique, peu d’entre eux ont effectivement administré les tests en français et utilisent cette langue comme langue d’enseignement. Les pays d’Afrique subsaharienne, à l’opposé, ne participent pas au PISA. Il est donc impossible d’opérer des comparaisons entre tous les pays où le français est effectivement la ou l’une des langues d’enseignement. Il faut aussi pouvoir identifier les résultats des établissements où le français est effectivement pratiqué au sein des pays qui utilisent plusieurs langues d’enseignement et comparer des situations comparables, en dehors de cette variable. De ce point de vue, les publications internationales ne fournissent pas toujours les informations, qu’il faut dès lors rechercher dans les rapports nationaux. Enfin, il faut sans doute tenir compte de la situation des élèves qui, bien que scolarisés en français, n’utilisent pas cette langue à la maison, ce qui complique encore les comparaisons.

Abstract

The Program for International Student Assessment (PISA) compares the results of 15-year-old students from a growing number of countries, mainly industrialized. This recurring evaluation of student achievement has been the subject of numerous publications. However, if Francophone countries participate with more or less favourable results, there is still very little literature comparing countries that share the French language. There are several reasons for this. The first problem lies in the definition of what is meant by “Francophone countries”. Although several countries participating in PISA belong to the political Francophonie, few of them have effectively administered tests in French and use it as the language of instruction. The countries of Sub- Saharan Africa, in contrast, do not participate in PISA. It is therefore impossible to make comparisons among all the countries where French is actually the, or one of the, languages of instruction. It is also necessary to identify the performance of schools where French is actually practiced in the countries using several languages of instruction and compare similar situations outside of this variable. From this perspective, international publications do not always provide information, which must then be sought in national reports. The situation of students educated in French but not using the language at home, further complicating comparisons, should probably also be taken into account.

Resumen

El programa internacional de seguimiento de conocimientos de los alumnos (PISA) permite comprender los resultados de los alumnos de 15 egresados de un creciente número de países, principalmente industrializados. Esta evaluación recurrente de conocimientos de los alumnos ha dado lugar a muchas publicaciones. Sin embargo si bien los países francófonos participan con resultados más o menos favorables, aun existen pocos escritos sobre la comparación de países que comparten el francés. Esto se debe a varias razones. El primer problema reside en la definición de lo que debe entenderse como «país francófono». Bien que varios países participantes a PISA forman parte de la francofonía política, de entre ellos muy pocos realizan efectivamente pruebas en francés y lo utilizan como lengua de enseñanza. Los países de África subsahariana, al contrario, no participan en el PISA. Es pues imposible realizar comparaciones entre los países en donde el francés es efectivamente la lengua o una de las lenguas de enseñanza. Es necesario poder identificar los resultados de los establecimientos en donde el francés se practica efectivamente en los países en donde se utilizan varias lenguas en la enseñanza y comparar situaciones comparables, más allá de esta variable. Desde este punto de vista, las publicaciones internacionales no siempre ofrecen la información necesaria, la cual hay que buscarla en los informes nacionales. Finalmente, hay que tener en cuenta la situación de los alumnos que, aunque se escolarizan en francés, no utilizan esta lengua en el hogar, lo que complica más aun las comparaciones.

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